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Le Front de résistance citoyenne exige « l’arrestation immédiate » de l'ex-dictateur Blaise Compaoré

par FRC 14 Novembre 2014, 18:49 Burkina Faso Blaise Compaoré Crimes contre l'humanité Arrestation

Le Front de résistance citoyenne exige « l’arrestation immédiate » de l'ex-dictateur Blaise Compaoré
Le Front de résistance citoyenne exige « l’arrestation immédiate » de Blaise Compaoré

Par Front de Résistance Citoyenne (Burkina Faso)

Le 30 octobre 2014, le Peuple burkinabè a pris son destin en mains par une insurrection populaire qui a contraint à la démission Monsieur Blaise Compaoré de ses fonctions de Président du Faso, Chef de l’Etat.

Cette insurrection populaire a pour origine l’obstination de Monsieur Blaise Compaoré à substituer à la volonté de notre Peuple la sienne comme source de toute légitimité politique dans notre chère Patrie.

A lire également :
- A la demande de François Hollande, les forces spéciales françaises du COS auraient exfiltré le dictateur Compaoré en Côte d'Ivoire 

En se concertant pour violer notamment la Constitution et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, au mépris des engagements politiques et éthiques pris par les plus hautes autorités de l’Etat et des protestations populaires inédites, en engageant un processus de révision de l’article 37 de la Constitution en vue de rester au pouvoir à la fin de son deuxième mandat présidentiel en 2015, alors même qu’il avait déjà exercé deux mandats consécutifs de 1991 à 1998, puis de 1998 à 2005, Monsieur Blaise Compaoré et ses alliés de la majorité présidentielle se sont rendus coupables d’une tentative de coup d’Etat constitutionnel.

Une telle initiative a dès lors sapé les fondements de la légitimité du pouvoir de Monsieur Blaise Compaoré et de ses alliés, provoquant du coup la désobéissance civile des citoyens, conformément à l’article 167 de la Constitution. D’où l’insurrection populaire qui a abouti à la démission de Monsieur Blaise Compaoré et fait de nombreux morts et blessés.

Ce faisant, les individus sus-cités ont porté atteinte à notre Constitution en son article 166, qui dispose que « la trahison de la patrie et l’atteinte à la Constitution constituent les crimes les plus graves commis à l’encontre du Peuple ».

En attendant la saisine de la Haute Cour de Justice de transition, institution compétente en la matière, nous demandons au Procureur du Faso, garant des intérêts du Peuple et de la société, de poursuivre ces individus pour trahison de la patrie et atteinte à la Constitution. Pour faire droit au Peuple burkinabè, étancher sa soif de justice, honorer la mémoire de nos martyrs, éviter que de tels crimes à l’encontre du Peuple ne soient encore commis, la société civile burkinabè exige :

L’arrestation immédiate de Monsieur Baise COMPAORE, son extradition et son jugement pour atteinte à la Constitution ;
L’arrestation immédiate des dirigeants des partis politiques membres de la majorité présidentielle dont l’ADF-RDA et ceux du Front Républicain ;
L’arrestation immédiate des dirigeants de la FEDAP/BC ;
L’arrestation des membres du gouvernement ;
L’audit des comptes publics du pays afin de poursuivre tous ceux qui sont coupables de crimes économiques ;
L’ouverture immédiate d’une enquête sur tous les crimes de sang et particulièrement ceux commis sur les manifestants du 30 octobre 2014 ;
La prise de mesures conservatoires dans toutes les résidences privées ou publiques pouvant renfermer des pièces à conviction ou des informations intéressantes pour la justice ;
L’apposition de scellés dans les bureaux des anciens dirigeants et membres du gouvernement pour empêcher la destruction des preuves d’infractions, etc.

La société civile rassure l’opinion nationale et internationale qu’elle n’est pas animée par un esprit de vengeance mais qu’elle ne saurait cautionner l’impunité. Sans justice, il ne saurait y avoir de réconciliation nationale et de paix durable.

Sans repentance ou autocritique des bourreaux de notre Peuple, il ne saurait y avoir de pardon.

Pour le Front de Résistance Citoyenne (FRC)

Le Porte Parole Dr Luc Marius IBRIGA

commentaires

John 14/11/2014 21:40

Legitime demande du Dr Luc Ibriga,porte parole du Front de Resistance Citoyenne mais malheureusement les problèmes ne sont pas les compaoré,ouattara,bongo,sassou,mbiya,eyadema,..etc,.. mais les gouvernements occidentaux in primis la France qui n'hésite pas à sauver ces françafricains de la furie de leurs peuples.
Ces médiocres gouvernements occidentaux sont les maux et les causes de nos malheurs en Afrique..Ce sont eux qui ont commanditè les assassinats de nos leaders comme Sankara,Lumunba,Khadafi,Olimpio,Nyobé,Selassie,Biko,..etc,., infecté les Afrcains par le virus Ebola et soutenant les jihadistes de Boka Haram au Nigeria.

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