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Le G20 se passe mal : le fossé se creuse entre la Russie et les occidentaux sur fond de russophobie

par Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS 16 Novembre 2014, 08:59 G20 Australie Poutine Occident OTAN Russophobie

Le G20 se passe mal : le fossé se creuse entre la Russie et les occidentaux sur fond de russophobie
Le G20 se passe mal : le fossé se creuse entre la Russie et les occidentaux sur fond de russophobie

Par Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS

Le G20 se passe mal. Poutine va partir sans participer au dîner de gala final. Mais comment en aurait-il pu être autrement alors qu’à la veille de l’arrivée du président russe celui-ci a été violemment attaqué, à la limite de l’insulte, par Cameron, le caniche favori d’Obama, et le premier ministre australien Abbott, qui est lui le second caniche des USA dans le Pacifique ? Le Premier ministre australien Tony Abbott a accusé M. Poutine de vouloir restaurer « la gloire perdue du tsarisme ou de l’Union soviétique», alors que David Cameron a stigmatisé une Russie qui agresse des pays plus petits qu’elle, en l’occurrence l’Ukraine. Vendredi, en amont du sommet qui dure jusqu’à dimanche, la Grande-Bretagne et l’Australie ont préparé un accueil saignant à Vladimir Poutine. Le tabloid australien Courrier Mail, un torchon anglo-saxon clone de la presse trash britannique, résumait la situation en placardant en Une un ours arborant la médaille soviétique de l’ordre de la guerre patriotique affrontant un kangourou boxeur…

Cerise sur le gâteau pourri du G20, l’Australie demande sans vergogne à nouveau des comptes à la Russie sur le crash d’Air Maisya MH17 au-dessus de Donetsk. Alors que tout le monde sait que Kiev est coupable. Des photos satellites russes montrant un jet ukrainien tirant au canon sur l’avion malais, d’origine anonyme (pour l’instant) sont apparues hier sur le net, corroborant les hypothèses russes.

Menacé de nouvelles sanctions par des dirigeants de l’EU – cessons de dire « européens » (**) pour les kollabos de Washington – suicidaires, le président russe Vladimir Poutine a déjà averti préventivement que d’éventuelles nouvelles sanctions occidentales contre Moscou auraient « de graves conséquences pour l’économie ukrainienne », encore très liée à celle de son grand voisin, lors d’une interview à la chaîne allemande ARD diffusée ce samedi. « Les banques russes ont actuellement accordé un prêt de 25 milliards de dollars à l’économie ukrainienne (tout çà pour se faire insulter par la Junte de Kiev …). Si nos partenaires européens et américains veulent aider l’Ukraine, comment peuvent-ils saper la base financière, en limitant l’accès de nos institutions financières aux marchés mondiaux des capitaux? », s’est interrogé Poutine dans cette interview réalisée jeudi, avant le début du sommet du G20.

C’est dans cette « ambiance délétère » (dit Libération) que les principaux protagonistes sont réunis à Brisbane, ville de l’est de l’Australie « dont le coeur au bord de la Brisbane River est transformé en camp retranché survolé d’hélicoptères »: Vladimir Poutine, Barack Obama, François Hollande, les dirigeants de l’OTAN et de l’UE. La France joue aussi un rôle dans cette empoignade puisque Moscou lui a adressé un ultimatum, lui donnant 15 jours pour livrer le premier navire militaire Mistral commandé par la Russie à la France, et qui empoisonne les relations des deux pays. En raison de la soumission de Paris à Washington.

Signe de la mauvaise humeur russe, déjà amorcée par l’arrogante mauvaise fois occidentale sur le dossier ukrainien et la malhonnêteté française sur la livraison des navires Mistral (déjà payés rappellons-le) et dont Hollande et Poutine n’ont pas parlé lors de ce G20, le président russe Vladimir Poutine entend quitter plus tôt que prévu ce dimanche le sommet du G20 à Brisbane, indique une source au sein de la délégation russe, « alors que l’homme fort du Kremlin doit faire face à une pression accrue des Occidentaux sur fond de crise en Ukraine » (dixit l’AFP). « Le programme pour la deuxième journée a changé. Il a été raccourci », indique ce membre de la délégation russe. Vladimir Poutine participera aux réunions du sommet mais ne sera pas présent lors d’un déjeuner officiel et parlera devant la presse plus tôt que prévu. « Ce déjeuner est plus une sorte de divertissement » (sic), a ajouté la source.

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