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Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie ? (GR)

par Eric Zuesse 23 Novembre 2014, 10:07 Ukraine nazi UE USA Alliance

Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie ? (GR)
Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie?

Par Eric Zuesse
Article originel : Why Is Europe Staying with the Leading Fascist Power, That’s Now Turned Nazi?
Global Research

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Les États-Unis appuient avec enthousiasme un génocide qu’ils ont créé. (Cliquez sur les liens, pour vérifier ces faits choquants. Ils sont choquants uniquement parce qu’ils sont camouflés par nos « médias ».) Pourquoi l’Europe tolère-t-elle cela, voire, y participe?

Le 14 novembre, la France a raté la deuxième date limite pour fournir à la Russie le porte-hélicoptères Mistral que la Russie avait déjà payé en totalité, et lequel avait été fabriqué selon les spécifications russes ne convenant pas à l’OTAN.

Michael R. Gordon, un des « reporters » du New York Times (qu’il est plus réaliste d’appeler « sténographes » de l’administration étasunienne), avait « signalé » en 2002 à quel point les armes de destruction massive (ADM) fabriquées par Saddam Hussein étaient horribles, ADM qui, en réalité, n’existaient pas sauf dans les agences de désinformation gouvernementales. Le 14 mai 2014, Gordon titrait en une de l’organe de propagande du gouvernement des États-Unis (qui se fait appeler « journal ») « Les États-Unis mettent la France en garde contre la vente malavisée de deux navires à la Russie ». Il y fustigeait l’ignoble fournisseur de ce que les nationalistes étasuniens appelaient avec mépris « les freedom fries », les « frites de la liberté ». En bon sténographe du pouvoir, tout comme son journal, il commençait son article ainsi : « Lors d’une réunion à huis clos en février 2010, le secrétaire à la Défense, Robert M. Gates, a exhorté son homologue français à ne pas procéder à la vente de deux navires d’assaut amphibies à la Russie, parce que cela enverrait le mauvais message à cette dernière ainsi qu’à nos alliés en Europe centrale et orientale. » Autrement dit, la Russie est l’ennemi, elle doit être traitée en ennemi, pas autrement.

Jennifer Rubin dans le Washington Post titrait le lendemain avec dédain, « L‘Europe fait son propre chemin » et commençait en disant que « la tentative de la France de vendre des navires de guerre à la Russie constitue à la fois une façon de « vendre la corde qui servira à la pendre » et de « commenter la stature actuelle des États-Unis ». Elle mentait. La Russie n’est pas l’ennemi de la France, toutefois c’est précisément ce que sont devenus les États-Unis. Et la France ne « tentait » pas de « vendre de navires de guerre à la Russie». Ces navires de guerre avaient déjà été vendus, construits et payés, mais Washington faisait pression sur son « amie » la France, pour l’inciter à ne pas livrer ce qui avait déjà été vendu et fabriqué.

Pour les fascistes des États-Unis et même pour nos fascistes-racistes ou « nazis », la guerre froide n’a jamais pris fin, pas même après la chute de l’Union soviétique, ni quand on a commencé à rejeter l’économie marxiste partout sauf à Cuba et en Corée du Nord. La guerre froide n’a jamais vraiment été à propos du communisme, si l’on en croit ces fascistes. Elle consistait à détruire la Russie. En réalité elle n’était pour eux qu’un plan de mise en marché pour les armes de fabrication étasunienne. Maintenant que la Russie est une démocratie, peut-être même plus que ne le sont les États-Unis aujourd’hui, la vieille haine brûle encore comme des charbons ardents dans les cœurs ténébreux de Barack Obama, des républicains et de tous les autres politiciens étasuniens d’extrême droite, pro-oligarques, servant Raytheon Corporation, Lockheed-Martin, et autres fabricants de l’OTAN, ce club occidental d’acheteurs d’armes.

La France n’a pas les tripes de dire à l’Oncle Sam de se taire et se tend son propre piège, lequel lui coûtera très cher, afin de plaire aux actuels colporteurs de génocide, les États-Unis. Ce fait-ci, celui-là ou même cet autre ne sont pas rapportés dans le New York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal. Ces faits viennent de « l’ennemi ».

Je suis un Euro-américain outré que mon pays ait récupéré ce qui fut l’un des grands objectifs de Hitler, à savoir détruire et asservir les Russes, et que l’Europe participe à cette dégradation morale des États-Unis pour le bénéfice d’un groupe tout-puissant d’oligarques étasuniens et de quelques oligarques européens qui ne croient pas que leur vie soit en jeu si cela déclenche une guerre nucléaire contre la Russie. Cependant, s’ils réussissent à prostituer la « démocratie » de cette façon, leurs communautés fermées et leurs limousines aux fenêtres teintées ne les protégeront même pas, eux, de la méchanceté issue de la haine et des psychopathies qu’ils abritent.

Les États-Unis ont besoin d’une véritable presse, pas de « médias d’information » contrôlés par des aristocrates et vendant constamment au plus offrant, soit quiconque est en mesure de sortir de gros billets pour acheter des « reportages » et des « éditoriaux » afin de modeler la « démocratie ».

Eric Zuesse

Historien d’investigation, Eric Zuesse est l’auteur de They’re Not Even Close: The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et de CHRIST’S VENTRILOQUISTS: The Event that Created Christianity.

Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie ? (GR)

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