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Comment la Fondation Gates dépense-t-elle son argent pour nourrir le monde? (Grain)

par Grain 5 Décembre 2014, 19:51 Fondation Gates OGM Afrique Agriculteurs

Comment la Fondation Gates dépense-t-elle son argent pour nourrir le monde? (Grain)
Comment la Fondation Gates dépense-t-elle son argent pour nourrir le monde?

GRAIN

« Écouter les agriculteurs et répondre à leurs besoins spécifiques. Nous parlons avec les agriculteurs des produits qu’ils veulent cultiver et manger, ainsi que des défis uniques auxquels ils sont confrontés. Nous travaillons en partenariat avec des organisations qui comprennent ces défis et disposent des capacités pour les relever, et nous investissons dans la recherche pour trouver des solutions pertinentes et abordables que les agriculteurs veulent et vont utiliser. »

Premier principe de base du travail de la Fondation Gates sur l’agriculture.[1]

Au cours du mois de juin de cette année, le montant total des subventions attribuées à des projets agricoles et alimentaires par la Fondation Bill et Melinda Gates a dépassé le cap des 3 milliards de dollars US. C’est un événement tout à fait considérable qui a ainsi eu lieu. Totalement absente de la scène agricole il y a moins d’une décennie, la Fondation Gates s’est imposée comme l’un des principaux bailleurs de fonds dans le monde en matière de recherche et développement agricoles.

La Fondation Gates est sans doute la plus grande entreprise philanthropique qui ait jamais existé. Les actifs de la Fondation s’élèvent actuellement à 40 milliards de dollars provenant principalement des contributions de Gates et de son ami milliardaire Warren Buffet. La Fondation emploie plus de 1200 personnes et a accordé plus de 30 milliards de dollars de subventions depuis sa création en 2000, dont 3,6 milliards de dollars pour la seule année 2013.2 La plupart des subventions vont à des programmes mondiaux de santé et d’éducation aux États-Unis, les domaines traditionnellement prioritaires de la Fondation. Mais en 2006-2007, la Fondation a massivement élargi son soutien financier à l’agriculture, avec le lancement de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et une série de subventions importantes au système international de recherche agricole (CGIAR). En 2007, elle a consacré plus d’un demi-milliard de dollars à des projets agricoles et a maintenu le financement autour de ce niveau. La grande majorité des subventions de la Fondation dans le domaine agricole concernent l’Afrique.

Un conseiller en entreprise junior pour TechnoServe discute de techniques agricoles avec un agriculteur ougandais. TechnoServe est l’ONG qui reçoit le plus de fonds de la Fondation Gates est Technoserve, une ONG américaine qui développe « des solutions d’entreprise contre la pauvreté ». Fonctionnant avec un budget annuel 80 millions de dollars, elle a reçu un total de 85 millions de dollars de la Fondation Gates au cours de la dernière décennie. Plus de la moitié de ces fonds proviennent d’une subvention 2007 « pour aider les hommes et les femmes chefs d’entreprise dans les zones rurales pauvres du monde en développement à développer leur activité ». Technoserve réalise ce travail à travers des partenariats avec des sociétés de produits alimentaires tels que Cargill, Unilever, Coca Cola et Nestlé, qui apportent « une expertise des affaires et de l’industrie de classe mondiale » et qui se voient offrir, par l’intermédiaire du programme, des « nouveaux marchés et de nouvelles possibilités d’approvisionnement ».

Les sommes dépensées sont telles qu’elles donnent à la Fondation une influence significative sur les programmes de recherche et de développement agricoles. À mesure que le poids de la priorité globale accordée par la Fondation aux technologies et aux partenariats avec le secteur privé a commencé à se faire sentir sur la scène mondiale de l’agriculture, la Fondation a suscité opposition et controverse, en particulier à propos de son travail en Afrique. Ses détracteurs disent que la Fondation Gates encourage un modèle d’agriculture industrielle importé, basé sur des semences de haute technologie et des produits chimiques vendus par des sociétés américaines. Selon eux, la Fondation est obsédée par le travail des scientifiques dans des laboratoires centralisés et elle choisit d’ignorer les connaissances et la biodiversité que les petits agriculteurs en Afrique ont développées et maintenues au fil des générations. Certains accusent également la Fondation Gates d’utiliser son argent pour imposer sa stratégie politique à l’Afrique et d’intervenir directement sur des questions très controversées comme les lois sur les semences et les OGM.

GRAIN a étudié les documents financiers publics de la Fondation pour voir si les flux financiers réels étayent ces critiques. Nous avons passé au peigne fin toutes les subventions en faveur de l’agriculture que la Fondation Gates a accordées entre 2003 et septembre 20143. Nous avons ensuite classé les bénéficiaires de subventions en grands groupes (voir le tableau 2) et construit une base de données, qui peut être téléchargée sous forme de tableau excel ou de tableau imprimable depuis le site de GRAIN (en anglais seulement, version française sous peu).4

On trouvera ci-après quelques-unes des conclusions que nous avons pu tirer de ces données.

1. La Fondation Gates lutte contre la faim dans le Sud en donnant de l’argent au Nord.

Le Graphique 1 et le Tableau 1 donnent une vue d’ensemble. Environ la moitié des subventions de la Fondation pour l’agriculture est allée à quatre grands groupes : le réseau mondial de recherche agricole du CGIAR, des organisations internationales (Banque mondiale, agences des Nations Unies, etc.), l’AGRA (mise en place par Gates lui-même) et l’AATF (African Agricultural Technology Foundation). L’autre moitié a bénéficié à des centaines d’organisations s’occupant de recherche, de développement et de politiques à travers le monde. Au sein de ce dernier groupe, plus de 80 % des subventions ont été accordées à des organisations aux États-Unis et en Europe, 10 % à des groupes en Afrique, et le reste ailleurs. Le Tableau 2 dresse la liste des 10 premiers pays où se trouvent les bénéficiaires de la Fondation Gates et les montants reçus, en faisant apparaître certains des principaux bénéficiaires. Le principal pays bénéficiaire est de très loin le pays d’origine de B. Gates, les États-Unis, et ils sont suivis par le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Pour ce qui est des subventions agricoles attribuées par la Fondation aux universités et aux centres de recherche nationaux à travers le monde,

79 % sont allées à des organisations basées aux États-Unis et en Europe, et seulement 12 % à des bénéficiaires en Afrique.

La fracture Nord-Sud est particulièrement choquante, cependant, lorsque l’on regarde les ONG soutenues par la Fondation Gates. On pourrait supposer qu’une partie importante du travail de terrain financé par la Fondation en Afrique serait effectuée par des organisations qui sont basées sur ce continent. Cependant, sur les 669 millions de dollars que la Fondation Gates a versés à des ONG pour des travaux sur l’agriculture, plus des trois quarts sont allés à des organisations basées aux États-Unis. Les ONG basées en Afrique reçoivent seulement 4 % des subventions versées globalement aux ONG qui s’occupent d’agriculture.

2. La Fondation Gates accorde ses subventions aux scientifiques, pas aux agriculteurs

Comme on peut le voir dans le Graphique 2, le plus grand bénéficiaire de subventions de la Fondation Gates est le CGIAR, un consortium de 15 centres internationaux de recherche agricole. Dans les années 1960 et 70, ces centres étaient en charge du développement et de la diffusion du modèle agricole controversé de la Révolution Verte dans certaines régions d’Asie et d’Amérique latine, qui a privilégié la distribution massive de quelques variétés de semences qui permettraient d’obtenir des rendements élevés avec une généreuse application d’engrais chimiques et de pesticides. Les efforts déployés pour mettre en œuvre le même modèle en Afrique ont échoué et, à l’échelle mondiale, le CGIAR a perdu de sa pertinence puisque des sociétés comme Syngenta et Monsanto ont pris le contrôle sur les semences commerciales. L’argent de la Fondation Gates a fourni un nouveau souffle au CGIAR et à son modèle de Révolution verte, cette fois en partenariat direct avec des entreprises de semences et de pesticides.5

Les centres du CGIAR ont reçu plus de 720 millions de dollars de la Fondation Gates depuis 2003. Pendant la même période, 678 millions de dollars sont par ailleurs allés à des universités et des centres de recherche nationaux à travers le monde – plus des trois quarts d’entre eux situés aux États-Unis et en Europe – pour la recherche et le développement de technologies spécifiques, comme des variétés de cultures et des techniques de reproduction.

Le soutien de la Fondation Gates à l’AGRA et à l’AATF est étroitement lié à cette stratégie dans le domaine de la recherche. Ces organisations cherchent, de différentes manières, à faciliter la recherche du CGIAR et des autres programmes de recherche soutenus par la Fondation Gates et à faire en sorte que les technologies qui sortent des laboratoires arrivent dans les champs des agriculteurs. L’AGRA forme les agriculteurs à la façon d’utiliser les technologies, et les organise même en groupes pour mieux accéder aux technologies, mais n’aide pas les agriculteurs à renforcer leurs propres systèmes de semences ou à faire leurs propres recherches.6

Nous n’avons trouvé aucun élément montrant un soutien de la Fondation Gates à des programmes de recherche ou de développement technologique réalisés par des agriculteurs ou fondés sur les connaissances des agriculteurs, malgré la multitude des initiatives de ce type dans tout le continent. (Après tout, les agriculteurs africains continuent de fournir environ 90 % des semences utilisées sur le continent !) La Fondation a toujours choisi de mettre son argent dans des structures pyramidales de production et de circulation des connaissances, dans lesquelles les agriculteurs sont de simples bénéficiaires des technologies développées dans les laboratoires et vendues par les entreprises.

3. La Fondation Gates achète de l’influence politique

La Fondation Gates utilise-t-elle son argent pour dire aux gouvernements africains ce qu’ils doivent faire ? Pas directement. En 2006, la Fondation Gates a mis en place l’Alliance pour une révolution verte en Afrique et elle lui a depuis lors accordé 414 millions de dollars. Elle détient deux sièges au conseil d’administration de l’Alliance et la décrit comme « le visage et la voix de l’Afrique pour notre travail »7.

L’AGRA, comme la Fondation Gates, accorde des subventions à des programmes de recherche. Elle finance également des initiatives et des entreprises agro-industrielles qui interviennent en Afrique pour développer les marchés privés de semences et d’engrais grâce à l’appui des « agro-commerçants » – revendeurs d’intrants agricoles. (Voir encadré sur le Malawi.) Une composante importante de son travail, cependant, est l’élaboration des politiques.

L’AGRA intervient directement dans la formulation et la révision des politiques et réglementations agricoles en Afrique sur des questions telles que la propriété foncière et les semences. Elle agit par le biais de « points nodaux d’action politique » au niveau national, avec des experts sélectionnés par l’AGRA, qui travaillent à faire avancer des changements de politique précis. Par exemple, au Ghana, le Point nodal d’action politique sur les semences de l’AGRA a rédigé des révisions de la politique semencière nationale du pays et les a soumises au gouvernement. Le Réseau pour la souveraineté alimentaire du Ghana (Ghana Food Sovereignty Network) s’est farouchement opposé à ce type de politiques depuis que le gouvernement les a proposées. Au Mozambique, le Point nodal d’action politique sur les semences a rédigé une réglementation sur la protection des obtentions végétales en 2013, et en Tanzanie, il a examiné les politiques semencières nationales et a présenté une étude sur la demande en semences certifiées. Également en Tanzanie, son Point nodal d’action sur la politique foncière est impliqué dans la révision de la Loi sur le foncier villageois ainsi que dans « la révision des lois régissant les titres fonciers au niveau du district, et travaille en étroite collaboration avec les responsables de district à l’élaboration de lignes directrices pour la formulation de décrets. »8

La Fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF) est une autre organisation soutenue par la Fondation Gates qui intervient dans des instances à la fois politiques et technologiques. Depuis 2008, elle a reçu 95 millions de dollars de la Fondation Gates, qu’elle a utilisés pour soutenir le développement et la distribution de variétés hybrides de maïs et de riz. Mais elle utilise aussi les fonds de la Fondation Gates pour « changer positivement les perceptions du public » sur les OGM et exercer un lobby en faveur de changements réglementaires qui permettront d’étendre l’adoption de produits GM en Afrique.9

Dans la même veine, la Fondation Gates fournit à Université de Harvard des fonds pour faciliter les discussions sur les biotechnologies en Afrique, une subvention à l’Université du Michigan pour mettre en place un centre destiné à aider les décideurs politiques africains à décider de la meilleure manière d’utiliser les biotechnologies, et a accordé un financement à l’Université Cornellpour créer une « plate-forme de communications sur l’agriculture » afin que gens comprennent mieux les technologies agricoles basées sur la science, avec l’AATF comme principal partenaire.

Gates & AGRA au Malawi : organiser les « agro-commerçants »

L’un des programmes de base de l’AGRA en Afrique vise à la mise en place de réseaux d’« agro-commerçants » : des petits distributeurs privés qui vendent des produits phytosanitaires et des semences aux agriculteurs. Au Malawi, l’AGRA a octroyé une subvention de 4,3 millions de dollars au Programme de renforcement des agro-commerçants au Mali (MASP) pour fournir des semences hybrides de maïs et des pesticides chimiques, des herbicides et des engrais chimiques.

Le principal fournisseur des agro-commerçants au Malawi était Monsanto, à l’origine de 67 % du total des intrants. Un directeur national de Monsanto a révélé que toutes les ventes de semences et d’herbicides de Monsanto au Malawi s’effectuaient grâce au réseau des agro-commerçants de l’AGRA.

« Les distributeurs d’intrants jouent le rôle de vecteurs dans la promotion des produits des fournisseurs d’intrants », explique un document de projet MASP. Un autre document indique : « Les sociétés de fournisseurs se sont félicitées des journées sur le terrain parce que les agro-commerçants formés par le projet MASP les aident à promouvoir leurs produits dans les zones très reculées du Malawi. » La formation des agro-commerçants sur la connaissance des produits est réalisée par les fournisseurs des produits eux-mêmes. En outre, ces agro-commerçants offrent de plus en plus souvent un conseil agricole aux petits agriculteurs et représentent une alternative aux services de vulgarisation agricole du gouvernement.

Un rapport d’évaluation du projet indique que 44 % des agro-commerçants du programme proposent des services de vulgarisation. Selon la Banque mondiale : « Les agro-commerçants sont [...] devenus les points de vulgarisation les plus importants pour les populations rurales pauvres… Une nouvelle forme de système de vulgarisation impulsé par le secteur privé est en train d’émerger dans ces pays. »

Le projet des agro-commerçants au Malawi a été mis en œuvre par le CNFA, une organisation basée aux États-Unis et financée par la Fondation Gates, l’USAID et le DFID, et sa filiale locale du Fonds de développement du marché rural (RUMARK), dont les fiduciaires comprennent quatre fournisseurs de semences et de produits chimiques : Monsanto, SeedCo, Farmers World et Farmers Association.

Adapté de « The hunger games » par War on Want, Londres, 2012

À l’écoute des agriculteurs ?

« Écouter les agriculteurs et répondre à leurs besoins spécifiques » :tel est le premier principe du travail de la Fondation Gates sur l’agriculture.10 Mais il est difficile d’écouter quelqu’un quand on ne peut pas l’entendre. Les petits agriculteurs en Afrique ne participent pas aux instances chargées de définir les programmes pour les institutions de recherche agricole, les ONG ou les initiatives, comme l’AGRA, qui sont soutenues par la Fondation Gates. Ces instances sont dominées par les représentants de la Fondation, des politiciens de haut niveau, des chefs d’entreprise et des scientifiques.

Écouter quelqu’un, si les mots ont un sens, cela devrait également signifier avoir l’intention d’apprendre. Mais on ne trouvera nulle part dans les programmes financés par la Fondation Gates une allusion au fait que les petits agriculteurs africains pourraient avoir quelque chose à apprendre aux autres, au fait qu’ils pourraient contribuer à la recherche, au développement et aux programmes politiques. Les agriculteurs du continent sont toujours voués à être les bénéficiaires, les consommateurs du savoir et des technologies des autres. Dans la pratique, le premier principe directeur de la Fondation semble être un exercice de marketing pour vendre ses technologies aux agriculteurs. Et, comme on pouvait s’y attendre, cela ressemble beaucoup à Microsoft à ce niveau.

GRAIN tient à remercier Camila Montecinos Oda de son aide pour créer la base de données et réunir les documents graphiques.

Charité bien ordonnée

En septembre 2014, les héritiers de Rockefeller ont décidé de suivre certains de leurs pairs philanthropes et de retirer l’argent de leurs fondations investi dans les combustibles fossiles, en invoquant des raisons morales. B. Gates, dont la fondation détient maintenant environ 700 millions de dollars en actions dans Exxon, BP et Shell, a subi des pressions l’incitant à faire des investissements socialement plus responsables.11

En 2007, le Los Angeles Times a révélé que des centaines d’investissements de la Fondation Gates – totalisant au moins 8,7 milliards de dollars ou 41 % de ses actifs – étaient placés dans des entreprises qui vont à l’encontre des objectifs philanthropiques ou de la philosophie sociale de la Fondation. Peu de temps après, la Fondation a annoncé un examen de ses investissements afin d’évaluer leur responsabilité sociale. Cet examen a toutefois été rapidement abandonné et la Fondation a décidé de maintenir une politique d’investissement visant à un rendement maximal.12

La Fondation prétend cependant que « dans leurs consignes aux gestionnaires de placements, Bill et Melinda prennent également en compte des aspects qui vont au-delà des bénéfices des entreprises, notamment les valeurs qui animent le travail de la fondation. »13

Il est difficile de voir à quoi cela correspond quand il s’agit de son programme en matière d’alimentation et d’agriculture. La Fondation Gates soutient qu’un « accès à des aliments variés et nutritifs est essentiel à une bonne santé », mais ses investissements liés à l’alimentation vont presque exclusivement à l’industrie de la restauration rapide. Une somme impressionnante de 3,1 milliards est allée à des entreprises comme Coca Cola, McDonald, Pepsico, Burger King et KFC en 2012. La Fondation a immobilisé 1 milliard de dollars dans la plus grande chaîne de supermarchés du monde, Wal-Mart, qui joue un rôle majeur dans la disparition des petites exploitations agricoles au profit des grands fournisseurs.14 La Fondation Gates a également acheté 23 millions de dollars d’actions du premier producteur mondial de cultures génétiquement modifiées, Monsanto.15

Notes

1 Gates Foundation, « Agricultural Development, strategic overview ».

2 La Fondation Gates en bref

3 Nous avons utilisé la base de données des subventions sur le site de la Fondation Gates et analysé les subventions classées dans la catégorie « développement agricole », soit 610 subventions pour un total de 3 110 591 382 USD. (Dernier accès à la base de données le 7 octobre 2014 : http://tinyurl.com/m9s42z7).

4 Téléchargér sous forme de tableau excel ou de tableau imprimable (en anglais seulement, version française sous peu)

5 Pour une analyse de la Fondation Gates et du CGIAR, voir : SciDevNet, « Are Gates and CGIAR a good mix for Africa ? », 2010.

6 Il existe déjà plusieurs bonnes analyses critiques sur l’AGRA et nous ne les reprendrons pas ici. Voir par exemple : African Centre for Biosafety, « AGRA: laying the groundwork for the commercialisation of African agriculture », par Food First, « Out of AGRA : the Green Revolution returns to Africa » (2008), et GRAIN, « Une nouvelle révolution verte pour l’Afrique ? » (2007), et d’autres.

7 Gates Foundation’s Agricultural Development Strategy 2008-2011, cité dans Phil Bereano et Travis English, « Looking in a gift horse’s mouth », dans : Third World Resurgence, TWN, Penang, 2010.

8 Sur les Points nodaux d’action politique, voir : AGRA 2013 Annual Report. Pour plus d’informations sur le Ghana Food Sovereignty Network : http://foodsovereigntyghana.org/

9 La plupart de ces activités sont menées par le Forum ouvert sur la biotechnologie agricole en Afrique (OFAB), que AATF a créé en 2006, dont l’objectif est de parvenir à « une adoption accrue des produits GM en Afrique et dans le reste du monde ». Voir : http://allianceforscience.cornell.edu/partners

10 Gates Foundation, « Agricultural Development, strategic overview ».

11 Les chiffres sont basés sur les déclarations fiscales 2012 de la Fondation, tels que cités dans Alex Park et Laeah Leet, « The Gates Foundation’s hypocritical investments », Mother Jones, 6 décembre 2013.

12 Los Angeles Times, « Dark cloud over good works of Gates Foundation », 7 janvier 2007.

13 Gates Foundation, « Our investment policy »

14 Les chiffres sont basés sur les déclarations fiscales 2012 de la Fondation, tels que cités dans Alex Park et Laeah Leet, « The Gates Foundation’s hypocritical investments », Mother Jones, 6 décembre 2013.

15 John Vidal, « Why is the Gates foundation investing in GM giant Monsanto ? » Guardian, 29 septembre 2010.

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