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Des recrues de Daech demandent à leurs avocats de préparer leur retour en France (Le Figaro)

par Le Figaro 3 Décembre 2014, 08:38 France EI Djihadistes Syrie

Des recrues de Daech demandent à leurs avocats de préparer leur retour en France (Le Figaro)
Des recrues de Daech demandent à leurs avocats de préparer leur retour en France

Le Figaro

Tenter de négocier leur retour après des mois passés dans les rangs de l'État islamique… Plusieurs jeunes Français ont contacté un avocat ou leur famille avec cette idée en tête. Leurs messages varient mais posent tous ces questions: «Si je rentre en France, que va-t-il m'arriver? Puis-je éviter la prison? Que devrais-je faire en échange?» Et affirment qu'ils se sont fourvoyés en se rendant en Syrie.

«Je n'ai pratiquement rien fait à part distribuer des vêtements et de la nourriture. J'ai aussi aidé à nettoyer quelques armes et à transporter les corps de combattants morts dans les affrontements. L'hiver arrive, ici. Ça commence à être très dur», dit en substance un candidat au retour, basé à Alep.

Parfois, les mots sont d'une naïveté ou d'une inconscience confondantes: «J'en ai ras-le-bol. Mon iPod ne fonctionne plus ici. Il faut que je rentre!» Le choc de la modernité connectée et du mode de vie moyenâgeux imposé aux recrues de Daech. Quand le ton n'est pas plus geignard -«J'en ai marre. Ils me font faire la vaisselle» - ou apeuré - «Ils veulent m'envoyer au front alors que je ne sais pas combattre»… Parfois la question soulevée est très prosaïque, tel ce couple de djihadistes qui s'inquiète parce que son enfant, né en Syrie, n'existe pas pour l'état civil français.

Comment accueillir ces velléités de retour, qu'elles soient motivées par un rejet sincère de la barbarie de l'État islamique ou qu'elles relèvent d'une stratégie visant à amoindrir sa responsabilité en perspective d'inéluctables poursuites judiciaires? La réponse est loin d'être évidente. Selon les informations du Figaro, plusieurs avocats de djihadistes ont décidé d'agir.

«Nous prenons des contacts avec les autorités policières comme judiciaires, mais c'est un sujet hypersensible, confie l'un d'eux, qui, secret professionnel oblige, souhaite rester anonyme. Tout le monde est conscient que, plus longtemps les types resteront là-bas, pire ce sera et qu'à force de voir ou de commettre des atrocités ils se transforment en bombes à retardement. Mais, de là à avoir un discours officiel sur le sort que la France est prête à réserver à ses “repentis”… Aucun ministre n'est prêt à prendre le risque! Imaginez qu'un de ces ex-djihadistes soit ensuite impliqué dans un attentat.»...

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