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Mort d'Ebossé: «Tout ce que vomit la JSK est faux», selon le père (Oeil d'Afrique)

par Baba Mballo 24 Décembre 2014, 09:00 Cameroun Algérie Football Ebossé Meurtre JSK Kabylie

Mort d'Ebossé: «Tout ce que vomit la JSK est faux», selon le père (Oeil d'Afrique)
Mort d'Ebossé: «Tout ce que vomit la JSK est faux», selon le père

Baba Mballo
OEIL D’AFRIQUE Lu sur Cameroon Voice

La JS Kabylie ment au sujet de la mort du footballeur Albert Ebossé, survenue le 23 août lors d’un match de championnat, selon André Bojongo. Le président du club algérien «protège les assassins de mon fils », assure-t-il dans une interview accordée à Radio France internationale (Rfi). Du côté de l’Algérie, la thèse selon laquelle le Camerounais a été tué par un projectile risque toujours de vigueur.

«Tout ce que le club vomit par rapport au meurtre, et même à l’assassinat, de mon fils, est faux, faux et faux et faux et faux», insiste au téléphone, André Bojongo, le père d’Albert Ebossé.

Pensionnaire de la JS Kabylie d’Algérie, Albert Ebossé Bodjongo a été tué en août 2014 en marge d’un match de championnat algérien entre la JS Kabylie et l’USM Alger. Selon une autopsie commanditée par la justice algérienne, le footballeur est décédé d’un traumatisme crânien causé par un objet tranchant, probablement lancé des tribunes. Une version défendue par le président de la JSK, Chérif Hannachi, selon RFI.

Une contre-autopsie demandée par la famille du joueur et réalisée par André Mouné, médecin anatomo-pathologiste a conclu: «Le scenario vraisemblable est qu’il est rentré vivant dans les vestiaires à Tizi-Ouzou. Il a été immobilisé, on lui a pris le bras gauche vers l’arrière et, en se débattant, son épaule s’est déboitée. Il a dû se débattre et a reçu un coup sur le crâne, sur la calotte crânienne. Cela a fait vacillé les os de la base du crâne, d’où la présence de liquide céphalo-rachidien».

André Bojongo rumine sa colère: «Les dirigeants de la JSK n’ont rien fait pour qu’on découvre la vérité. Un jour arrivera où la vérité éclatera ». Avant d’accuser : « M. Hannachi protège normalement les assassins de mon fils. Quand mon fils est mort, il m’a appelé. C’est le seul coup de fil d’Hannachi dont j’ai connaissance. Lorsqu’ils ont envoyé une délégation pour nous aider pour l’enterrement, j’ai cru qu’Hannachi serait présent. Mais il n’est jamais venu ici. Et il dit que mon fils l’appelait « papa » !».

Selon RFI, les autorités algériennes, elles, sont enfin sorties de leur silence concernant le dossier Albert Ebossé. La thèse de l’assassinat n’est pas du tout crédible, selon Mohamed Tahmi, le ministre des Sports algérien. «Nous avons reçu une enquête administrative qui évoque, si on peut le dire, un homicide involontaire, a-t-il affirmé sur une radio algérienne. Les joueurs présents dans le stade étaient tous visés par des projectiles. La thèse de l’acte prémédité est donc à écarter. L’affaire est à présent entre les mains de la justice qui va déterminer les responsabilités qui seront par la suite assumées par les parties concernées».

La famille d’Albert Ebossé, de son côté, a porté l’affaire auprès de la Fédération internationale de football.

Baba Mballo
© OEIL D’AFRIQUE

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