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Popularité de Gbagbo : un casse-tête chinois pour la France et autres impérialistes

par NANWOULET G. Simone 22 Décembre 2014, 09:19 Côte d'Ivoire France Laurent Gbagbo Ouattara

Popularité de Gbagbo : un casse-tête chinois pour la France et autres impérialistes
Popularité de Gbagbo : un casse-tête chinois pour la France et autres impérialistes
Par NANWOULET G. Simone

Cameroon Voice

Les états africains ont subi une évolution inégale depuis les indépendances factices, caractérisées par la ferme volonté des colonies de s’affranchir du joug nauséabond de l’impérialisme. Le refus de mettre réellement fin à la colonisation confirme le désir des occidentaux de se sucrer du suc nourricier du tube digestif de nos pays sans cesse appauvris. Dans certains cas, s’agrippant avec dents et griffes à leurs intérêts ou en restructurant le système d’occupation, d’exploitation et d’oppression, ces impérialistes, sans le savoir, ont favorisé l’éveil de la conscience collective des populations des pays pauvres.

En Afrique, certaines personnes se sont distinguées par leur niveau très élevé de conscience de la chose commune. La force de leur engagement dans la lutte et leur capacité à conduire le combat pour atteindre une société de liberté, de justice, de solidarité et de partage ont été bien remarquables. Ces hommes, l’histoire de l’Afrique moderne en a connu beaucoup.

A titre d’exemples, on peut citer Steve BIKO, Gamal NASSER, Amilcar CABRAL, UM NYOBE, Ahmed SEKOU TOURE, Thomas SANKARA, Kwame N’KRUMAH, Patrice LUMUMBA, Robert MUGABE, KHADAFI, Laurent GBAGBO. La gestion calamiteuse du cas Laurent Gbagbo par les impérialistes a rendu plus populaire que jamais l’enfant de Mama, Président de la Côte d’Ivoire, évincé du pouvoir par le coup d’état le plus sanglant et le plus long perpétré par les forces militaires françaises et onusiennes qui ont réussi finalement à lui arracher le pouvoir le 11 avril 2011. Les confessions récentes de Sarkozy et consorts l’attestent éloquemment.

Aujourd’hui, GBAGBO est privé de liberté et détenu dans les geôles de la CPI. Il n’y a, à ce jour, aucune charge crédible et convaincante. A la vérité, comme ces journalistes occidentaux aujourd’hui otages d’Al qaïda et de l’Etat Islamique du Levant, GBAGBO demeure l’otage du terrorisme d’état de la France et des autres occidentaux.
L’acharnement, voire le comportement franchement haineux et détestable, de la France contre GBAGBO est de bonne guerre ; mais une guerre, même bonne, menée en dehors des règles régissant les conflits, est une guerre barbare qui mérite d’être condamnée par les soi-disant civilisés.

On peut affirmer sans ambages que la France a mené une guerre barbare contre la Côte d’Ivoire de GBAGBO.
Or, comme ce personnage de Molière qui fait la prose sans le savoir, chacun des vilains actes de la France fait monter d’un cran la côte de popularité de Laurent GBAGBO. A présent, celle-ci est montée comme un fleuve en crue et dépasse tous les niveaux historiquement enregistrés malgré les grands moyens déployés par la France.
Le pouvoir français feint d’ignorer la justesse et le bien fondé du combat de GBAGBO, un combat identique à celui que la France, elle-même a mené contre l’occupation…nazie.

Les ivoiriens aiment GBAGBO parce qu’ils le reconnaissent comme un des leurs ; celui-ci l’a prouvé suffisamment en visitant les plus petits hameaux de ce pays.

Les ivoiriens aiment GBAGBO, le père du multipartisme et de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Les ivoiriens aiment GBAGBO qui leur a enseigné à se développer en comptant sur eux-mêmes et non en tendant la main vers l’occupant français pour s’endetter exagérément.

Les ivoiriens continueront d’aimer GBAGBO tant qu’il sera victime de l’injustice des impérialistes.
Un tel homme aux idées si nobles ne pourra que toujours bénéficier du soutien sans faille des ivoiriens et même des africains.
Ce ne sont donc pas les arguties juridiques de la France dictées à Ouattara, à AFFI N’guessan et sa bande dont l’unique mission est de détruire le FPI de GBAGBO (qu’ils n’ont pas créé mais qui leur a toujours bénéfique), qui émousseront l’ardeur des militants.
Le dernier en date de ces actes est le cadeau de la marionnette AFFI N’GUESSAN à la police de répression de OUATTARA truffée de rebelles, en réalité des ennemis jurés du FPI. Le très controversé ministre de l’intérieur du sieur OUATTARA n’en demandait pas mieux. Tout enragé, après la décision de la justice aux ordres, il a bondi sur l’occasion pour interdire le congrès dans les faits en faisant déferler ses hommes en tenue sur les lieues pour déchiqueter les premiers militants osant se présenter en ces endroits. Dans ces conditions, le FPI, très républicain, a esquivé la provocation en tenant son congrès sans heurt par un des moyens nouveaux de la technologie : la visioconférence.

La masse des militants s’est abstenue de toute confrontation et a juste démontré à l’opinion nationale et internationale son indéfectible attachement à l’idéal de paix incarné par Laurent GBAGBO. Une fois de plus la fidélité au Woody de Mama s’est manifestée. Sinon, comment comprendre que la France et son pantin imposé aux ivoiriens empêchent le moindre meeting, le moindre rassemblement d’un parti, le FPI, qu’ils jugent minoritaire ? Et pourtant, ces militants avaient montré leur ardent désir de plébisciter le Président GBAGBO.
Dans tous les cas, l’objet visé par l’interdiction de ce congrès n’était pas les résolutions du congrès ou les perturbations de l’ordre public, mais bien la peur que l’opinion nationale et internationale se rende compte de la côte de popularité de GBAGBO, toujours grandissante.
Affi ayant rejoint le camp ADO, ils mettront tout en œuvre pour empêcher tout ce qui va permettre à chacun de se faire une idée de l’influence positive de GBAGBO au sein de la population. Mais ce n’est que peine perdue, ils le savent mieux que quiconque sinon pourquoi le maintenir encore en prison ?
Quoique fasse le tandem Hollande-Ouattara, AFFI s’en ira du FPI et Laurent GBAGBO reprendra la tête du parti qu’il a créé.
Les militants ne sont pas dupes, ils savent bien reconnaître celui qui travaille pour leurs intérêts et ces autres qui s’échinent à exécuter les basses besognes à eux confiés par la France.
La destruction du FPI programmée par la France avec ses hommes de main Ouattara et Affi n’aura pas lieu.
La popularité de GBAGBO en Côte d’Ivoire, en Afrique et partout dans le monde continue d’inquiéter la France.

NANWOULET G. Simone

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