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Quels sont les liens entre "le chef de guerre" François Hollande et le terrorisme islamique en Syrie et au Nigeria ?

par Sam La Touch 28 Décembre 2014, 14:11 Articles de Sam La Touch Djihadistes Syrie Libye Nigeria Boko Haram Idriss Déby François Hollande Françafrique

Quels sont les liens entre "le chef de guerre" François Hollande et le terrorisme islamique en Syrie et au Nigeria ?

Il y a le discours officiel servi à foison par les médias de masse : la France déploie son armée en Afrique pour lutter contre le terrorisme islamiste et le djihadisme en Afrique, en Irak voir bientôt en Syrie. Pourtant l'envers du décor montre la complexité du rôle de l'Etat français dans ces pays et une politique pour le moins ambigüe en Afrique et en Syrie à l'égard des terroristes islamistes qu'il soit d'Al-Quaïda ou bien de l'Etat islamiste (EI).
Pour comprendre cette politique occulte française envers les islamistes radicaux, qui a échappé à presque tous les radars des médias de masse - qui se contentent d'analyse racialiste - , il faut replonger dans la politique menée par le prédécesseur du "chef de guerre" actuel. En effet, Sarkozy et son Etat-major ont soutenu les islamistes radicaux et autres milices salafistes se revendiquant d'al-Quaïda pour détruire le régime de Kadhafi et l'Etat-nation libyen. Un grand nombre de ces djihadistes ont été aussi soutenus par Sarkozy et son gouvernement dans le cadre de l'alliance atlantiste contre Bachar al-Assad. Armés par l'axe atlantiste et ses alliés du Qatar, de l'Arabie Saoudite, ils se sont fédérés sous la bannière des rebelles dit "modérés" dès la fin 2011 pour abattre le régime d'Assad. Pour surprenant qu'il soit, c'est Assad qui a livré aux services français le numéro de téléphone portable crypté de Kadhafi pour qu'il soit localisé et abattu. Assad pensait ainsi qu'il serait épargné en agissant de la sorte en bon traître à la cause panafricaine et internationaliste. Il a appris à ses dépends que rien n'arrête l'entreprise criminelle occidentale dans ce que l'on pourrait qualifier de "nouvelles croisades" par supplétifs interposés. De même pour la Chine et la Russie qui ont voté la Résolution permettant aux Occidentaux de bombarder la Libye. Assad ne doit sa propre survie et celle de son régime qu'au soutien iranien et russe. C'est dans le cadre de cette continuité géopolitique que le nouveau "chef de guerre" élu à l'Elysée en 2012 a poursuivi cette politique étrangère. Son M.A.E n'hésitant pas à dire dès 2012 que Al Nosra (milice islamiste se revendiquant d'Al-Quaïda)faisait du bon boulot tandis que François Hollande a reconnu avoir armé et financé la rébelllion "modérée" qui pourtant s'est livrée à des actes de crimes odieux (cannibalisme, massacres de masse) et dont une grande partie a rejoint à présent l'Etat islamiste devenu le nouveau prétexte pour bombarder la Syrie et y envoyer les forces spéciales atlantico-sionistes.

Le soutien de François Hollande aux terroristes islamistes en Syrie à la suite de ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en Libye apparaît de plus en plus évident au point que lorsque les victimes des terroristes islamistes syriens portent plainte contre la politique de Laurent Fabius, le Tribunal Administratif de Paris déclare que Fabius ne pouvait être tenu pour responsable de la politique de son gouvernement, à savoir celle du "chef de guerre" et de son Etat-major.

Lire également :
- Syrie : L’OTAN et ses communicants sont complices des massacres d’Al-Qaïda
- Attiser la guerre civile, la politique de la France ?

- François Hollande confirme avoir livré des armes aux rebelles en Syrie (Le Monde) 

Le soutien français apparait clairement comme un soutien direct au terrorisme islamiste en Syrie, au moins pendant deux ans, notamment à Al-Nosra, milices al-quaïdistes connues pour ses massacres, de même que les livraisons d'armes à des rebelles mal identifiés passant allègrement des milices al-quaïdistes à l'Etat islamique.

Le soutien français au terrorisme islamiste en Afrique s'il apparaissait direct sous Sarkoy I notamment en Libye, est sans doute plus masqué sous le gouvernement du nouveau "chef de guerre". Il apparait au premier abord comme un soutien indirect de par le soutien politique, économique et militaire apporté par François Hollande aux financiers du djihadisme en Afrique, à savoir l'Arabie Saoudite, Qatar. Le Blog de SLT a sans doute été l'un des premiers de la presse libre à signaler le "double jeu" de François Hollande envers Boko Haram. Le Canard Enchaîné a clairement mis les pieds dans le plat (Le Canard Enchaîné confirme le soutien indirect de la France à Boko Haram ). Suite à cet article du Canard, François Hollande a du mettre de l'eau dans son vin en dénonçant de manière voilée les soutiens financiers aux djihadistes (Le financement de Boko Haram proviendrait de Fonds islamiques en Arabie Saoudite et en Grande-Bretagne ) mais il continue à soutenir fermement les monarchies pétrolières du Golfe source de nombreux contrats pour le lobby militaro-industriel français et donc pour l'économie française (Boko Haram : Le Canard Enchaîné confirme que François Hollande ménage toujours les financiers du djihad).

Mais ce qui apparaît encore plus manifeste, c'est le soutien constant du gouvernement français au dictateur Idriss Déby. On sait à présent que les milices de la Séléka qui ont renversé le dicteur françafricain Bozizé étaient armées, financées par le Tchad avec le soutien français. Le dictateur Idriss Déby porté au pouvoir par la France et maintenu au pouvoir en 2008 par l'armée française semble être la nouvelle marionnette françafricaine qui déstabilise la région entière. De par son soutien à la Séléka constituée pour part d'islamistes djihadistes libyens mais surtout de factions armées tchadiennes, il a participé au chaos au Centrafrique. Le pouvoir français semble avoir désigné le dictateur Idriss Déby Itno comme le gardien du temple minier de la R.C .A. Il semble que le dictateur Déby, à l'instar de son homologue Blaise Compaoré soit considéré par les Français comme l'élément stabilisateur de la région. Ce qui en langage françafricain signifie un puissant déstabilisateur de la région au service des intérêts français. On se souvient de l'action déstabilisante menée par Compaoré soutenue par la France et les Etats-Unis au Libéria et en Sierra Leone et par l'agent de la CIA, Charles Taylor puis plus récemment de la déstabilisation de la Côte d'Ivoire pour évincer Gbagbo et y placer avec l'action de l'armée française le "candidat" de Nicolas Sarkozy.



Le dictateur Idriss Déby semble jouer un rôle similaire, il a participé à l'installation du chaos en Centrafrique avec l'aval français en 2013.

Lire : Centrafrique : ce que les médias français ne vous diront pas

Il a été ensuite mis en cause de par son soutien aux terroristes islamistes de Boko Haram au Nigeria. RFI avait précisé que, "contrairement au Cameroun, le Tchad n'est jamais attaqué par Boko Haram, explique le chercheur nigérian, Mohammed Kiary, ajoutant que des proches du président Idriss Deby auraient des liens avec les islamistes, d'où son implication dans des négociations. Ce spécialiste précise néanmoins qu'il n'y a aucune preuve de soutien direct. En revanche, il évoque une section tchadienne de combattants au sein du groupe Boko Haram."

Jusqu'à présent le dictateur tchadien a toujours été soutenu par les autorités françaises et son éventuelle implication dans le mouvement de la Séléka puis de Boko Haram pose la question du chef d'orchestre qui tire les ficelles de cette déstabilisation régionale. Il faut savoir que le pouvoir totalitaire de Déby est jusqu'à maintenant protégé par l'armée française qui dispose à NDjamena de sa plus importante mission militaire en Afrique soit disant pour lutter contre le terrorisme. Une politique de pompier pyromane ? On se rappellera de la politique française Gaullo-foccartienne qui avait conduit à l'instrumentalisation de la sécession biafraise dans le but de faire éclater le Nigeria à la fin des années soixante, une politique qui avait fait de 1 à 2 millions de morts. La question qui se pose en filigrane est de savoir si le terrorisme d'Etat français en Afrique(Libye, Côte d'Ivoire, Centrafrique...) et en Syrie instrumentalise le terrorisme islamique pour parvenir à ses fins.

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