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« Charlie Hebdo » et les enfants du Londonistan (Irib)

par Irib 11 Janvier 2015, 20:32 France Charlie Hebdo Londonistan Abou Hamza

« Charlie Hebdo » et les enfants du Londonistan (Irib)
Charlie Hebdo » et les enfants du Londonistan

Irib

IRIB- Cité par le Telegraph, le 8 janvier, un indicateur travaillant sous couverture, et familier avec la mosquée du Parc de Finsbury, à Londres, a décrit l’attaque contre Charlie Hebdo, comme «l’héritage d’Abou Hamza», le fameux prédicateur

wahhabite de cette mosquée, tristement, célèbre.Londres était, à la fin des années 1990, la planque, par excellence, du terrorisme international, à tel point que les services secrets français surnommèrent la capitale britannique, le «Londonistan». Le lieu le plus symbolique en était, précisément… la mosquée de Finsbury Park. Extradé vers les Etats-Unis, Hamza, inculpé l’année dernière, pour actes terroristes, doit être jugé, aujourd’hui, à New York.

Djamel Beghal

Or, Le Monde, dans son enquête sur Chérif Kouachi, un des auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo, révèle que, lors de son passage de janvier 2005 à octobre 2006, à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, (Essonne), Kouachi avait fait la connaissance de celui qui deviendra son mentor : Djamel Beghal, lui-même, un disciple direct d’Abou Hamza, qu’il a fréquenté, lorsqu’il résidait à Londres.

Beghal est même décrit comme une «présence constante», à la mosquée de Finsbury Park, à la fin des années 1990, lorsqu’elle était un centre majeur de recrutement jihadiste. Beghal est, aussi, connu comme proche du Jordanien, Abou Qatada, considéré comme «l’ambassadeur de Ben Laden», en Europe, et extradé, depuis 2013, vers la Jordanie.

Djamel Beghal est, également, une figure clé de la mouvance d’Al-Qaïda, affirme le Telegraph. C’est lui qui aurait recruté, aussi bien, Richard Reib, (arrêté le 22 décembre 2001, pour avoir essayé de faire exploser le vol 63 d’American Airlines, reliant Paris à Miami, en y embarquant des explosifs, dissimulés dans ses chaussures – d’où son surnom shoe bomber), que Zacarias Moussaoui, le fameux «20e pilote kamikaze» des attaques du 11 septembre.

Revenu en France, Beghal se fait appeler «Abou Hamza», tellement il en a fait son idole. Il a déclaré qu’il avait créé des cellules terroristes, dans plusieurs pays européens, dont l’Angleterre, l’Allemagne, la France et l’Espagne. Bien que ce réseau semble avoir été démantelé, après son arrestation, en 2001, pour un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis, à Paris, c’est Beghal, en prison, qui a recruté Kouachi, il y a dix ans, pour renouveler sa mouvance.

Beghal et Kouachi sont restés en contact, lors de leur sortie de prison. Une photo les montre, jouant une partie de foot, en avril 2010, dans le Cantal, avec Ahmed Laidouni, un recruteur du Jihad, et Farid Melouk, un membre algérien du GIA. Amedy Coulibaly, responsable de la prise d’otage, ce jour même, dans une épicerie kasher, à Paris, connaissait, aussi bien, Chérif Kouachi, que Djamel Beghal, à qui il rendait, régulièrement, visite.

Hamza, MI5 et Scotland Yard,tan.

Se basant sur 50 pages de notes prises par Scotland Yard, détaillant les échanges de son client avec les services, Dratel a affirmé que Abou Hamza coopérait avec le MI5 et la police, pour en finir avec les prises d’otages et pour réduire les tensions avec la communauté musulmane, en Angleterre.

Lors de son procès, au Royaume-Uni, en 2006, Hamza avait, déjà, affirmé, haut et fort, qu’il était, de 1997 à 2000, en contact régulier avec le MI5 et les services spéciaux anglais. «Cet aveu extraordinaire» ,dit, aujourd’hui, le Telegraph, «nourrira les théories du complot, qui disent que s’il pouvait prêcher la haine, pendant si longtemps, c’était parce qu’il travaillait pour la police».

Ainsi, tant qu’il n’y avait «pas de sang versé sur le sol britannique», les autorités fermaient les yeux, surtout, quand les mouvances terroristes se déchaînaient à l’étranger, là où cela arrangeait les intérêts de la City et Wall Street.

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