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L'Américafrique protège-t-elle la dynastie françafricaine des Bongo ?

par Sam La Touch 15 Janvier 2015, 06:27 Gabon Françafrique Américafrique Ali Bongo Omar Bongo Cynthia Akuetteh Articles de Sam La Touch

L'Américafrique protège-t-elle la dynastie françafricaine des Bongo ?

''Les Etats-Unis condamneront fermement toute tentative de changement de gouvernement par des moyens extraconstitutionnels. Le Gabon a été longtemps un modèle de stabilité dans une région fragile, et je sais que le peuple gabonais est fier de cet héritage'', a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis au Gabon, Cynthia Akuetteh. APA Washington contre toute tentative de prise de pouvoir par la force au Gabon

Alors que la dynastie Bongo a été mise en place par la France, Bongo fils ayant été porté au pouvoir par des élections truquées validées par la France, l'ambassadrice des Etats-Unis n'a rien de trouvé de mieux à dire que les Gabonais sont fiers de la stabilité de leur pays. Il faut dire qu'en près de 50 ans de dynastie Bongo, ils n'ont jamais eu à se prononcer au travers d'élections démocratiques et transparentes. Enfin le Gabon, pays particulièrement pauvre qui n'arrive pas à tirer profit de ses fabuleuses richesses minières pour en faire bénéficier son peuple, a vu par contre son opposition subir une répression particulièrement sévère en 2014 et des meetings politiques de l'opposition annulés. Les Etats-Unis soutiennent ils les dynasties au pouvoir en Afrique quand cela les arrange ?

Rappel :
En 2009, Ali Bongo, alors ministre de la Défense, succède à son père Omar Bongo au pouvoir depuis 1967, ceci grâce à un coup d’État électoral soutenu par la France. Alors que la Constitution ne le limitait pas sur le nombre de ses futurs mandats, Ali Bongo décide tout de même de la modifier fin 2010 afin de consolider son pouvoir, notamment en conditionnant l’éligibilité à la présidence de la République à une année de résidence préalable au Gabon (disqualifiant ainsi les opposants en exil). Ayant l’année suivante interdit le principal parti d’opposition –l’Union Nationale– et mis en place une Assemblée nationale à sa couleur (114 des 120 députés sont membres du PDG, le parti au pouvoir), Ali Bongo souhaite visiblement continuer à piller les richesses du pays, avec l’aide de multinationales très bien implantées. (BdA Gabon : Ali Bongo sur la sellette)

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