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LA SOLITUDE DU DICTATEUR SASSOU

par Benjamin BILOMBOT BITADYS 23 Janvier 2015, 14:17 Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Dictature

LA SOLITUDE DU DICTATEUR SASSOU
LA SOLITUDE DE SASSOU

Par Benjamin BILOMBOT BITADYS 

 

 

 

 Ce n’est qu’un début. En dépit des menaces proférées par Jean-Paul Pigasse dans les colonnes des « Dépêches de Brazzaville  » du 20 janvier 2015 : « Ceux qui, au sein de l’opposition comme au sein de la majorité présidentielle, se croient assez forts pour faire échouer la réforme des institutions de la République feraient bien d’infléchir leur position avant qu’il ne soit trop tard. Tout indique, en effet, qu’une nouvelle Constitution sera effectivement proposée au peuple congolais dans les mois à venir et que l’agitation dont fait preuve aujourd’hui une partie de la classe politique congolaise ne modifiera pas le cours des évènements », rien n’y fait. Les oukases de Pigasse glissent sur les partis politiques qui ont vaincu leurs inhibitions comme de l’eau sur les plumes du canard.

 

Bateau ivre

Les rats du « chemin d’avenir  », les uns après les autres quittent le navire PCT, ultime geste de survie comme avant le naufrage du bateau. Le camp du non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ne désemplit pas. A Brazzaville, le 20 janvier 2015, la majorité présidentielle lors de sa rencontre n’est pas parvenue à faire le plein des voix pour le changement de Constitution. Contre toute attente pour Sassou, le PCT et les épigones du « Chemin d’avenir  », sûrs de leur puissance financière pour arroser les leaders politiques et clouer le bec en espèces sonnantes et trébuchantes de ceux qui oserait encore lever la voix du non, de nombreux partis membres de cette organisation ont refusé de suivre le PCT dans sa folie suicidaire de conserver à tout prix le pouvoir en s’abstenant de signer la déclaration appelant au changement de constitution.

 

Non

Le MCDDI de Bernard Kolelas A été le premier à donner le la du non. suivis du RDD de Yhombi Opango et de l’Union pour le progrès (UP) de Jean Martin Bemba. D’autres formations de la majorité présidentielle ont emboîté le pas tracé par Brice Parfait Kolelas, « suivez le guide  » aurait entonné Koffi Olomidé. le RDPS de Jean-Pierre Thystère Tchicaya, le MDP de Jean Claude Ibovi, le MSD de Serge Blanchard Oba, le Rassemblement citoyen de Jean Claude Nsilou, le PSVR de Michel Mampouya et même la DRD d’Hellot Mampouya, formation politique créée par Sassou en vue d’affaiblir le MCDDI, ont dit non au projet de Sassou et Pierre Ngolo. Le MAR (Mouvement Action Renouveau) de Jean-Baptiste Tati Loutard dirigé par Roland Bouiti viodo a botté en touche. Après deux jours de travaux, le bureau politique du MAR en statuant sur la problématique de la Constitution du 20 janvier 2002, n’a pas été en mesure de déterminer sa position. Il

s’en remet à la base. Toutefois, le MAR ne souhaite en aucun cas, que soient remises en cause la paix, la sécurité et la stabilité du Congo, recouvrées au prix d’immenses sacrifices. Comprenne qui pourra et à qui sait comprendre, peu de mots suffisent. Le message de Noël de l’épiscopat du Congo-Brazzaville est clair, net et précis : non au changement de Constitution. Des personnalités de la majorité présidentielle telles Charles Zacharie Bowao, André Okombi Salissa, Henri Djombo,Camille Bongou, Benoît Moundelé Ngollo sont opposées au changement de Constitution.

 

Isolé

Sur le plan diplomatique, la France de François Hollande et les Etats-Unis de Barak Obama sont opposés au changement de Constitution ainsi que l’Union Africaine et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les relations de Sassou Nguesso et l’Angola de José Edouardo Dos Santos ne sont pas au beau fixe. Christophe de Marjerie de total n’est plus, lui qui servait de missi dominici auprès des autorités françaises. Comme dirait Gabriel Garcia Marques, on lit de la solitude dans le regard de L’homme des masses depuis la disparition du patron de Total. L’isolement de Sassou est... total tant sur le plan national qu’international comme lors de la conférence nationale souveraine et la période de transition. Reste au camp du « non  » qui accumule les voix mélangeant et additionnant les contraires de maintenir la pression.

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