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Le CADTM France demande l’annulation intégrale de la dette des pays touchés par Ebola (CADTM)

par CADTM 7 Janvier 2015, 18:32 Annulation de la dette Afrique CADTM Ebola

Le CADTM France demande l’annulation intégrale de la dette des pays touchés par Ebola (CADTM)
Le CADTM France demande l’annulation intégrale de la dette des pays touchés par Ebola

CADTM

Par la voix de son secrétaire exécutif, la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique a invité la communauté internationale à annuler la dette des trois pays de la région, qui ont été les plus frappés par l’Ebola, la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée. « Les donateurs ont été assez généreux en annonçant un allègement de la dette, mais il va falloir aller plus loin et annuler complètement cette dette », a déclaré Carlos Lopez, lundi 15 décembre 2014 à Addis Abeba (Éthiopie).

Le CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde) rappelle que les dettes de l’ensemble des pays africains sont largement illégitimes voire odieuses et qu’elles ne doivent pas être remboursées. Ebola constitue une situation d’extrême urgence face à laquelle le paiement des créances est intolérable et contraire au droit des peuples.

Pour le CADTM-France, les ressources de ces trois pays touchés par Ebola doivent absolument être en priorité consacrées aujourd’hui à reconstruire le système de santé, à répondre aux besoins des populations en termes de logement, d’alimentation..., au lieu de servir à rembourser des dettes déjà largement remboursées.

Le FMI et les membres du Club de Paris (créanciers bilatéraux, pour ce qui concerne la Guinée) doivent annuler l’intégralité de leurs créances vis à vis de ces pays et leur fournir via des dons, l’aide nécessaire pour faire face à cette épidémie. Rappelons que, pour une grande part, l’état de délabrement des services sociaux et de santé est dû à l’endettement de ces pays et au pillage de leurs ressources.

Au-delà des discours de François Hollande lors de son passage à Conakry, la France se doit d’annuler ses créances vis-à-vis de la Guinée, et de renoncer au contrat désendettement développement (C2D) en cours avec ce pays, cette mesure qui n’est qu’un moyen de garder l’accès aux richesses de ce pays et d’intervenir sur ses politiques.

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