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Les origines secrètes de l'Etat islamique (SCG News)

par SCG News 9 Janvier 2015, 13:39 Articles de Sam La Touch USA EI Origines secrètes OTAN Syrie Al-Quaïda

Les origines secrètes de l'Etat islamique
Article originel : The Covert Origins of ISIS?
SCG News

Traduction SLT
URL de cet article : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2014/09/les-origines-secretes-de-l-etat-islamique-scg-news.html

Voici des preuves révélant qui a mis l'Etat islamique (EI) au pouvoir, et comment cela a été fait.



Cela vous intéresserait-il de savoir qui a aidé ces psychopathes à parvenir au pouvoir ? Cela vous intéresserait-il de savoir qui les a armés, qui les a financés et qui les a formés? Cela vous intéresserait-il de savoir pourquoi?

Le groupe islamique de miliciens de l'Etat islamique (EI), anciennement connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, et récemment rebaptisé l'État soi-disant islamique, est un véritable cauchemar. Ils sont impitoyables, fanatiques, meurtriers, dans leur mission, et cette mission est d'anéantir tout le monde, les systèmes de religions ou de convictions et d'imposer la charia. Les exécutions de masse, les décapitations et les crucifixions qu'ils commettent pour atteindre cet objectif sont présentées comme des trophées, au travers de vidéos enregistrées et téléchargées pour que le monde entier puissent voir leur exploit. C'est le nouveau visage du mal. [voir la vidéo 1 ci-dessous]

Cela vous intéresserait-il de savoir qui a aidé ces psychopathes à parvenir au pouvoir ? Cela vous intéresserait-il de savoir qui les a armés, qui les a financés et qui les a formés? Cela vous intéresserait-il de savoir pourquoi?

Cette histoire est plus logique si nous commençons au milieu, donc nous allons commencer par le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.

La révolution libyenne a été la première intervention étrangère majeure d'Obama. Elle a été dépeinte comme un prolongement du Printemps arabe, et l'implication de l'OTAN a été formulée en terme humanitaire.

Le fait que la CIA ait travaillé activement pour aider les rebelles libyens à renverser Kadhafi n'a jamais été un secret, pas plus que les frappes aériennes qu'Obama a ordonné contre le gouvernement libyen. Cependant, peu a été dit sur l'identité ou les tendances idéologiques de ces rebelles libyens. Cela n'est guère étonnant, compte tenu du fait que le chef des rebelles libyens a admis plus tard que ses combattants incluaient des djihadistes liés à Al-Qaïda qui ont combattu contre les troupes alliées en Irak.

Ces militants djihadistes d'Irak ont fait partie de ce que les analystes de la sécurité nationale ont communément appelés al-Qaïda en Irak. N'oubliez pas qu'al-Qaïda en Irak correspondait à l'Etat islamique en Irak avant d'être rebaptisé.


Avec l'aide des services secrets des États-Unis et de l'OTAN et l'appui aérien de cette dernière entité, les rebelles libyens ont capturé Kadhafi et l'ont exécuté sommairement dans la rue, tout en chantant avec enthousiasme "Allah Akbar". Pour beaucoup de ceux qui avaient adhéré à la ligne officielle sur la façon dont ces rebelles étaient des combattants de la liberté visant à établir une démocratie libérale en Libye, ce fut le début de la fin des illusions [voir vidéo 2, ci-dessous].

Avant l'intervention des États-Unis et le soutien de l'OTAN, la Libye avait le plus haut niveau de vie de tous les pays d'Afrique d'après l'indice de développement humain de l'ONU pour le classement 2010. Toutefois, dans les années suivants le coup d'État, le pays a sombré dans le chaos, dans l'extrémisme et dans une violence rampante. La Libye est maintenant largement considérée comme un état ​​failli (bien sûr ceux qui étaient assez naïf pour croire la propagande qui a précédé la guerre adoptent une posture défensive quand on leur rappelle ce fait).

Après que Kadhafi ait été renversé, les arsenaux libyens ont été pillés, et des quantités massives d'armes ont été envoyées par les rebelles libyens en Syrie. Les armes, qui incluaient des armes anti-chars et des missiles anti-aériens ont été acheminées vers la Syrie via la Turquie, un allié de l'OTAN. The Times de Londres a couvert l'arrivée de l'expédition, le 14 septembre, 2012 (ce qui a été aussi confirmé dans cet article du New York Times). Ceci est survenu trois jours seulement après que l'ambassadeur Chris Stevens ait été tué suite à l'attaque de l'ambassade US à Benghazi. Chris Stevens avait servi, depuis avril 2011, d'agent de liaison entre le gouvernement états-unien et les rebelles libyens.

Alors que l'attention médias s'est focalisée sur ​​le fait que le Département d'Etat n'a pas fourni une sécurité adéquate au consulat, et a été particulièrement lent à envoyer de l'aide quand l'attaque a débuté, le journaliste lauréat du prix Pulitzer, Seymour Hersh a publié en avril 2014 un article. Cet article révélait un accord classifié entre la CIA, la Turquie et les rebelles syriens pour créer ce que l'on appelle une "ligne de rat". La "ligne de rat" était le réseau clandestin utilisé pour acheminer des armes et des munitions en provenance de Libye, via la Turquie et le sud à travers la frontière syrienne. Le financement a été fourni par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar.

Avec la disparition de Stevens, toute implication directe des États-Unis dans cette expédition a été interrompue, et Washington a pu continuer à affirmer qu'ils n'avaient pas envoyé d'armes lourdes en Syrie.

C'est à ce moment que les combattants djihadistes venus de Libye ont commencé à inonder la Syrie. Et pas seulement les miliciens de bas grade. Beaucoup étaient des commandants expérimentés qui avaient combattu dans plusieurs théâtres d'opérations.

Les États-Unis et ses alliés se sont ensuite entièrement focalisés sur la chute du gouvernement d'Assad en Syrie. Comme en Libye ce changement de régime devait être formulé en termes de droits de l'homme, et par la suite ce soutien manifeste a commencé à emprunter des canaux dérobés. La présence de plus en plus massive des djihadistes a été occultée.

Cependant, comme les rebelles ont gagné en puissance, les rapports de crimes de guerre et les atrocités qu'ils commettaient ont commencé à susciter quelques problème de relations publiques pour Washington. Il est devenu alors politiquement correcte d'insister pour dire que le soutien des États-Unis n'a été donnée qu'à ce qu'ils ont appelé les forces rebelles «modérées».

Cette distinction, cependant, n'avait aucun fondement dans la réalité.

Dans une interview donnée en avril 2014, le commandant de l'ASL (Armée Syrienne Libre) Jamal Maarouf a admis que ses combattants menaient régulièrement des opérations conjointes avec Al-Nosra. Al-Nosra est la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie. Cette déclaration est en outre validée par une interview donnée en juin 2013 par le colonel Abdel Basset Al-Tawil, commandant du front nord de l'ASL. Dans cette interview, il parle ouvertement de ses liens avec Al-Nosra, et exprime son désir de voir la Syrie gouvernée par la charia. (Vous pouvez vérifier l'identité de ces deux commandants ici dans ce document de The Institute for the Study of War, l'Institut pour l'étude de la guerre). [voir Vidéo 3 ci-dessous]

Des rebelles modérés ? Eh bien c'est sans doute plus compliqué. Non pas que cela soit vraiment une surprise. Reuters avait rapporté en 2012 que le commandement de l'ASL a été dominé par des extrémistes islamistes, et le New York Times avait rapporté la même année que la majorité des armes que Washington envoyaient en Syrie se retrouvaient dans les mains des djihadistes. Depuis deux ans, le gouvernement US savait que ce qui se passait, mais ils ont laissé faire.

Et les liens de l'ASL à Al-Nosra ne sont que le début. En juin 2014 Al-Nosra a fusionné avec l'Etat islamique à la frontière entre l'Irak et la Syrie.

Donc, pour récapituler, l'ASL travaille avec Al-Nosra, Al-Nosra travaille avec l'Etat islamique, et les États-Unis ont envoyé de l'argent et des armes à l'ASL, même s'ils ont reconnu depuis 2012 que la plupart de ces armes se sont retrouvées dans les mains des extrémistes.

[MISE A JOUR 03/09/14] : Le lieutenant-général à la retraite, Tom McInerney admet : "Nous avons aidé à construire l'Etat islamique" :
Notez que la première version de cette vidéo que j'ai téléchargée (ici) a été promptement retirée. Pour vous assurer que cette vidéo ne disparaît pas, nous avons fourni un lien de téléchargement secondaire ici. Donc, si la vidéo ci-dessous ne joue pas, vous devez utiliser ensuite ce lien et le transférer ailleurs. [voir la vidéo 4 ci-dessous]

Notre action en Syrie, celle que nous avons soutenu, je crois - et dans un certain nombre de cas avec des mauvaises personnes ne faisant pas partie de la légitimité de l'Armée syrienne libre (ASL) - est un peu déroutante pour les gens. Donc j'ai toujours soutenu, et j'y reviens régulièrement que nous soutenons les mauvaises personnes. Je pense que cela sera exprimé ce week-end dans une nouvelle spéciale que Brett Baer va avoir vendredi et qui pourrait montrer certaines des armes de Benghazi qui ont fini dans les mains de l'Etat islamique. Donc, nous avons aidé à construire l'Etat islamique.


Dans ce contexte, les attaques au gaz sarin en 2013, qui se sont avérées avoir été commises par les rebelles syriens, prennent beaucoup plus de sens n'est-ce pas ? Si ce n'était pas suffisant que les enquêteurs de l'ONU, les enquêteurs russes, et le journaliste lauréat du prix Pulitzer Seymour Hersh imputent ces crimes aux réseaux de Washington, il faut savoir aussi que les rebelles ont menacé l'Occident d'exposer ce qui s'est réellement passé si ils ne livraient pas plus d'armes dans le mois.

Ceci explique aussi pourquoi Washington a alors décidé de cibler ensuite la Russie.

Cette menace a été faite le 10 juin 2013, dans ce qui ne peut être décrit comme une coïncidence étonnante, seulement neuf jours plus tard, les rebelles ont reçu leur premier envoi officiel d'armes lourdes à Alep.

Après le deuxième fiasco de l'attaque au gaz sarin, qui a également été exposée et n'a donc pas pu obtenir l'assentiment du public pour effectuer des frappes aériennes, les États-Unis ont continué d'accroître la formation et le soutien aux rebelles. [voir la vidéo 5 ci-dessous].

En février 2014, Haaretz a rapporté que les Etats-Unis et ses alliés dans la région, l'Arabie saoudite, la Jordanie et Israël, étaient en train d'aider les rebelles syriens à se préparer à une attaque massive dans le sud. Selon Haaretz, Israël a également fourni, quatre mois auparavant, une assistance directe dans les opérations militaires contre Assad (vous pouvez accéder à une version gratuite en cache de la page ici).


Puis, en mai 2014, PBS a publié un rapport dans lequel ils ont interviewé des rebelles qui ont été formés par les Etats-Unis au Qatar. Selon ces rebelles, ils ont été formés pour achever les soldats qui survivaient à leurs attaques.

"Ils nous ont formés pour tendre des embuscades à des véhicules du régime ou à des ennemis et à couper les routes", a déclaré le combattant, qui est identifié seulement comme "Hussein." "Ils nous ont aussi formés sur la façon d'attaquer un véhicule, de faire un raid,de récupérer des informations ou des armes et des munitions, et sur la façon d'achever les soldats encore en vie après une embuscade. "

Il s'agit d'une violation flagrante des conventions de Genève. Ceci est également contraire aux stratégies militaires conventionnelles. Dans les stratégies militaires conventionnelles les soldats blessés sont protégés, parce que cela finit par coûter plus de ressources à l'ennemi. L'exécution des soldats ennemis capturés est le genre de tactique utilisée lorsque vous voulez semer la terreur au sein des troupes ennemies. C'est en fait une pratique standard de l'Etat islamique.

Un mois après ce rapport, en juin 2014, l'Etat islamique a fait son entrée spectaculaire, en traversant la frontière syrienne en Irak, en capturant Mossoul, Baiji et atteignant presque Bagdad. Les réseaux internets ont été soudainement inondés avec des images d'entraînement, de fusillades, de massacres à grande échelle, et de charniers. Et bien sûr, tout soldat irakien qui a été capturé a été exécuté.

D'énormes quantités de matériel militaire étatsunien ont été saisis lors de cette opération. L'EIIL a pris des camions entiers de Humvees, ils ont pris aussi des hélicoptères, des chars et de l'artillerie. Ils se sont photographiés et filmés eux-mêmes et ont annoncé ce qu'ils faisaient sur ​​les médias sociaux, et pourtant, pour une raison inconnue, Washington n'a même pas essayé de les arrêter.

La doctrine de l'armée étatsunienne appelle clairement à la destruction du matériel et des fournitures lorsque les forces amies ne peuvent pas les empêcher de tomber dans des mains ennemies, mais cela n'a pas été le cas ici. L'Etat islamique a été autorisé à porter cet équipement hors de l'Irak et en Syrie libre. L'armée US avait les moyens de frapper ces convois, mais ils n'ont pas levé le petit doigt, même si ils ont lancé, cette même semaine, des frappes à partir de drones au Pakistan.


On se demande bien pourquoi feraient-ils cela?

Bien que la posture d'Obama apparaît comme faible, velléitaire et alors que les grands pontes de la droite ont eu beaucoup de plaisir à moquer cette image, c'est juste une façade. Certains présidents, comme George W. Bush, se fondent principalement sur ​​l'agression militaire ouverte. Obama fait le même travail, mais il préfère des moyens détournés. Ceci n'est pas vraiment surprenant compte tenu du fait que Zbigniew Brzezinski était son mentor [voir la vidéo 6 ci-dessous].


Ceux qui connaissent leur histoire se rappelleront que Zbigniew Brzezinski fut directement impliqué dans la fondation et l'armement des islamistes radicaux au Pakistan et en Afghanistan afin d'affaiblir les Soviétiques [voir vidéo 7].

De même, Osama Ben Laden fut l'un de ses "soldats de la liberté ("freedom fighters") que les Etats-Unis ont formé et armé. Cette opération, à ce point, est bien connue, mais beaucoup moins en ce qui concerne les effets collatéraux [vidéo 8 : Hillary Clinton : "Nous avons créé Al-Quaïda"].

Officiellement, l'armement et le financement des moudjahidin par le gouvernement US était une réponse à l'invasion soviétique en décembre 1979, cependant, dans son mémoire intitulé "En provenance de l'ombre" ("From The Shadow"), Robert Gates, directeur de la CIA sous Ronald Reagan et George Bush père, et secrétaire de la défense à la fois sous George W. Bush et Barack Obama, a révélé que les États-Unis ont effectivement commencé l'opération secrète 6 mois auparavant, avec l'intention expresse d'enfoncer les Soviétiques dans un bourbier. (Vous pouvez prévisualiser le texte ici sur google books)

La stratégie a fonctionné. Les Soviétiques ont envahi, et les dix années de guerre qui ont suivi sont considérées par de nombreux historiens comme étant l'une des principales causes de la chute de l'URSS.


Cet exemple ne se contente pas d'établir un précédent, ce que nous voyons se produire en Irak, en Afghanistan et en Syrie en ce moment est en fait la continuation d'une histoire ancienne. Al-Nusra et l'Etat islamique sont des organisations branchées idéologiquement sur ces organisations extrémistes que le gouvernement US a soutenues il y a trente ans.

Les États-Unis ont continué à créer un terrain fertile pour ces extrémistes en envahissant l'Irak en 2003. Si il n'y avait pas eu ce vide du pouvoir laissé par le retrait et l'exécution de Saddam Hussein, Al-Qaïda en Irak, alias l'Etat islamique, n'existerait pas. Et si les Etats-Unis et leurs affidés n'avaient pas tenté de renverser Assad par l'armement, le financement et la formation des escadrons de miliciens en Syrie, l'Etat islamique n'aurait eu aucune possibilité de prendre d'assaut l'Irak en juin 2014.


A chaque niveau, peu importe comment vous prenez la situation, l'Etat islamique est un produit de la politique étrangère tordue et décrépit du gouvernement des États-Unis.

Maintenant, tout cela peut vous sembler contradictoire alors que l'on entend battre de plus en plus fort les tambours de la guerre contre l'Etat islamique et que les frappes aériennes contre cette organisation terroriste sont progressivement élargies (http://www.wjla.com/articles/2014/08/president-obama-considers-possible-...). Pourquoi les Etats-Unis aideraient une organisation terroriste à se propager, pour l'attaquer ensuite plus tard ?

Eh bien, pourquoi la CIA a mis Saddam Hussein au pouvoir en 1963 ? Pourquoi le gouvernement des États-Unis a soutenu Saddam en 1980 quand il a lancé une guerre d'agression contre l'Iran, même s'ils savaient qu'il utilisait des armes chimiques? Pourquoi les Etats-Unis ont fondé et armés le bras des extrémistes islamistes en Afghanistan contre les Soviétiques ?

Il y a un modèle géostratégique caché que vous pouvez découvrir à présent. Il s'agit d'une stratégie géopolitique maintes fois essayé dans la réalité.

Étape 1: Créer un dictateur ou un groupe extrémiste qui peut ensuite être utilisé pour mener des guerres par procuration contre des ennemis. Au cours de cette étape tous les crimes commis par ces dirigeants au pouvoir (par procuration) sont occultés. [Problème]

Etape 2 : Lorsque ces sales types au pouvoir ont perdu leur utilité, c'est alors que tout leurs crimes sont révélés au public et diffuser de par le monde. Cela fonctionne évidemment mieux lorsque le public n'a aucune idée de la façon dont ces tyrans sont arrivés au pouvoir. [Réaction]


Étape 3: Enfin, lorsque le public en vient presque à mendier pour que le gouvernement puisse faire quelque chose, on propose une solution. Habituellement, la solution implique une intervention militaire, la perte de certaines libertés, ou les deux. [Solution]


L'Etat islamique (EI) est extrêmement utile. Il a essentiellement fait le sale boulot demandé par Washington en affaiblissant Assad. En 2014, alors que les informations se sont presque exclusivement focalisées sur ​​l'Ukraine et la Russie, EI a fait des progrès majeurs en Syrie, et depuis août ils contrôlent déjà 35% du pays.

Depuis, EI est largement implantée en Syrie, ce qui donne aux États-Unis un prétexte pour aller en Syrie. Tôt ou tard, les Etats-Unis étendront les frappes aériennes dans l'arrière cour d'Assad, et quand ils le feront les autorités étatsuniennes ont déjà précisé qu'aussi bien l'Etat islamique que le gouvernement syrien seront ciblés. C'est, après tout, le point essentiel. Washington permettra sans doute à EI de capturer un peu plus de territoire d'abord, mais le scénario est déjà écrit depuis longtemps.

L'administration Obama a insisté à plusieurs reprises pour dire que cette situation n'aboutirait pas à l'envoi de soldats sur le terrain. En fait, même une personne qui ne comprend rien aux tactiques militaires sait très bien que l'Etat islamique (EI) ne peut être vaincu seulement par des frappes aériennes. En réponse à des frappes aériennes, EI va simplement se disperser et dissimuler ses forces. EI n'est pas un pouvoir étatique établi qui peut être détruit par le bombardement des bâtiments clés du gouvernement et de l'infrastructure. Ce sont des combattants de la guérilla qui sont rompus à la guerre urbaine.

Pour les affaiblir considérablement, la guerre devra impliquer des troupes au sol, mais même avec cela, la cause resterait perdue. Les troupes US pourraient certainement contraindre l'EI à des combats de rue pendant un certain temps, et elles pourraient même réussir à occuper pleinement la Syrie et l'Irak pour un certain nombre d'années, mais ils finiront par quitter le pays, et quand ils le feront, il n'est pas besoin d'être grand sorcier pour savoir ce qui adviendra ensuite.

Les marionnettes que le gouvernement étatsunien a installé dans les différents pays qu'il a détruit dans les dernières années se sont sans exception avérées être tout à fait incompétentes et corrompues. Aucune des personnes que Washington portera au pouvoir ne sera capable de maintenir la stabilité en Syrie.

En ce moment, le gouvernement d'Assad est le dernier bastion de stabilité dans la région. C'est la dernière chance pour la population d'avoir un gouvernement non-sectaire modéré et c'est le seul espoir d'entrer dans une ère démocratique pour l'avenir. Si Assad tombe, les extrémistes islamiques prendront la tête du pays, ils imposeront la charia, et ils feront tout en leur pouvoir pour continuer à répandre leur idéologie aussi largement que possible.

Si le monde veut vraiment arrêter l'Etat islamique (EI), il n'existe qu'une seule façon de le faire :

1. Tout d'abord, le gouvernement étatsunien et ses alliés doivent être fortement incités à couper tout soutien aux rebelles qui tentent de renverser Assad. Même si ces rebelles armés et financés par les États-Unis ont été modérés, en fait ils ne le sont pas, du fait qu'ils forcent Assad à mener une guerre sur plusieurs fronts, cela ne fait que renforcer EI. C'est de la démence.

2. Le gouvernement syrien doit être muni d'un soutien financier, matériel, de formation et d'intelligence pour leur permettre de prendre le dessus sur l'Etat islamique. C'est leur territoire, ils doivent le récupérer.


3. Le gouvernement étatsunien et ses alliés devraient être condamnés violemment pour leurs politiques vaines de changement de régime et les individus derrière ces décisions devraient être accusés de crimes de guerre. Ce devrait être fait au niveau de chaque nation depuis que l'ONU n'a rien fait, mais a permis l'agression de l'OTAN. Bien que cela ne permettra pas d'aboutir immédiatement à l'arrestation de ces criminels, cela enverrait un message fort. Cela peut être fait. La Malaisie l'a déjà fait en condamnant l'administration Bush pour crimes de guerre par contumace.

Maintenant, vous pensez peut-être que : «Tout cela semble beau et bon, mais qu'est-ce que cela a à voir avec moi ? je ne peux pas influencer cette situation.»


Ce raisonnement est tout à fait commun, et pour la plupart des gens, il est paralysant, mais en réalité nous pouvons influencer cela et changer les choses. Nous l'avons déjà fait, et nous pouvons le faire à nouveau.

Je vais être honnête avec vous même si, cela ne va pas être facile. Pour réussir, nous devons commencer à penser de façon stratégique. Qu'on le veuille ou pas, c'est un jeu d'échecs. Si nous voulons vraiment faire tanguer le bateau, nous devons commencer à tendre la main aux personnes en position d'influence. Cela peut signifier parler aux radiodiffuseurs à votre station de radio locale, à votre journal, ou à la télévision, ou cela peut signifier contacter des blogueurs influents, des célébrités, des hommes d'affaires ou des fonctionnaires du gouvernement. Tendre la main aux militaires et aux jeunes qui envisagent de rejoindre le mouvement de contestation est également important. Mais même si c'est juste votre voisin, ou votre collègue, chaque personne que nous pouvons atteindre nous rapproche de la masse critique. L'étape la plus importante est de commencer à essayer [vidéo 9].

Si vous êtes embarrassés des raisons pour lesquelles cela est en train d'arriver et des conséquences, regardez cette vidéo que nous avons lancé le 11 septembre 2012 [vidéo 10 ci-dessous].

Si ce message vous interpelle alors faites le connaître. Si vous voulez avoir une vue d'ensemble, et croyez-moi, nous avons des rapports très intéressants à venir, abonnez-vous à StormCloudsGathering sur Youtube, et suivez-nous sur Facebook, Twitter et Google plus.

via SCGNews

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