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[Vidéo] Ukraine: l’armée continue son offensive avec le soutien des États-Unis, en violation des accords de Minsk (Arrêt sur info)

par Guillaume Borel 24 Janvier 2015, 10:58 Ukraine DOnetsk Offensive de l'armée USA Accords de Minsk

[Vidéo] Ukraine: l’armée continue son offensive avec le soutien des États-Unis, en violation des accords de Minsk (Arrêt sur info)

Le 19 septembre dernier, les représentants du gouvernement ukrainien et des séparatistes de la Novorossia, sous la supervision de l’OSCE, ont signé un mémorandum d’accord pour la paix à Minsk instaurant un régime de cessez-le-feu. Les neuf points de l’accord prévoyaient notamment la création d’une zone tampon démilitarisée de 30 km de large au niveau de la ligne de front, et le retrait des armements lourds. Les belligérants s’étaient également engagés à ne pas utiliser d’armes lourdes dans les zones peuplées de civils. Cependant, le mémorandum n’avait pas abordé le problème du statut des régions de fait autonomes de Donetsk et Lougansk et n’apportait donc aucune avancée concrète vers une résolution du conflit.

L’oligarque milliardaire ukrainien et Israélien Igor Kolomoisky

L’oligarque milliardaire ukrainien et Israélien Igor Kolomoisky

Sur le terrain, les troupes de Kiev, dont une partie est composée de bataillons de volontaires à l’idéologie néo-nazie, accusés notamment de crimes de guerre par l’ONG Amnesty International, principalement financés par l’oligarque milliardaire ukrainien et Israélien Igor Kolomoisky [il réside une partie de l'année à Genève et possède, outre le passeport de l’Ukraine et d'Israël, celui de Chypre -Ndlr], n’ont jamais respecté le cessez-le-feu et semblent agir en dehors de tout contrôle des autorités militaires ukrainiennes.

Dès le 05 octobre, le directeur adjoint du centre d’information analytique du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine (SNBO) Vladimir Polevoï, déclarait ainsi : « Les violations du régime de cessez-le-feu (…) sont liées, entre autre, à ce que ses conditions ne sont pas respectées par des unités armées qui n’obéissent à personne. »

Les pilonnages à l’arme lourde n’ont ainsi jamais cessé sur Donetsk

Dès le 04 novembre, et au lendemain des élections qui se sont tenues dans les provinces séparatistes, les tirs d’artillerie reprenaient, notamment aux abords de l’aéroport.

Plus tôt, début octobre, le président du Parlement ukrainien, Olexandre Tourtchinov estimait déjà que le cessez-le-feu avait été « violé plus de 1.000 fois ». La porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Paski, estimait le nombre de morts depuis la signature du mémorandum de Minsk a plus de 200.

Début novembre, l’OSCE, chargée de contrôler l’application des accords de Minsk, déclarait qu’il y avait eu plus de «2.400 violations du cessez-le-feu par des groupes d’activistes. »

Les combats opposants les Forces Armées de Novorossia à l’armée ukrainienne n’ont donc jamais réellement cessé, seule leur intensité a diminué. L’aéroport de Donetsk a, au cours de cette période, cristallisé les affrontements. Il constitue en effet une place forte lourdement fortifiée à proximité de la ville et sa situation permet à l’armée ukrainienne d’ajuster ses tirs d’artillerie.

Selon La Voix de la Russie, les bombardements sur Donetsk, notamment à l’aide de lance-missiles Ouragan, avaient déjà fait 26 morts depuis le 1er Octobre. L’aéroport concentrait également les meilleures troupes ukrainiennes, d’où sa forte portée symbolique, selon le site spécialisé The Vineyard of the Saker.

Début octobre les troupes de Novorossia ont ainsi lancé une offensive d’envergure et en ont repris le contrôle. Toutefois, les bombardements sur Donetsk n’ont pas cessé pour autant. Le 19 octobre, 44 civils ont été tués et 9 autres blessés par des tirs d’artillerie, selon les autorités locales.

Le lundi 20, un missile balistique Tochka-U explosait dans la banlieue de la ville près d’une usine chimique. Le 27 octobre, 4 nouveaux civils trouvaient la mort dans des bombardements…Dans le même temps, les Forces Armées de Novorossia découvraient plusieurs charniers dans les zones reprises à l’armée ukrainienne.

Fin septembre, une fosse commune contenant 400 corps en tenue civile a été exhumée en présence d’observateurs de l’OSCE. Certains d’entre eux avaient été vidés de leurs organes internes. Courant octobre, les corps de 286 femmes ont également été découverts aux alentours de la ville ukrainienne de Krasnoarmeïsk. Selon le premier ministre de la république autoproclamée de Donetsk Alexandre Zakhartchenko, 400 femmes au total auraient disparu.

Le 25 octobre le président Ukrainien Porochenko livrait l’objectif opérationnel de la trêve, jamais respectée, pour l’armée ukrainienne : « La décision d’instaurer un cessez-le-feu a surtout permis de renforcer l’armée. Nous avons repris haleine, soigné les blessures, acheminé des matériels, construit des fortifications. Les quatre usines de blindés ukrainiennes fonctionnent à trois équipes pour satisfaire les besoins de l’opération antiterroriste. Et nous sommes beaucoup plus forts qu’il y a un mois et demi. »

Le 29 octobre, Kiev retirait ainsi sa signature de l’accord concernant la ligne de démarcation résultant des accords de Minsk sans fournir d’explication.

Les bombardements sur la ville de Donetsk se sont poursuivis tout au long du mois de novembre. Le mercredi 5 novembre, deux écoliers ont été tués et trois autres blessés dans l’explosion d’un obus sur leur école. Le 6 novembre, une attaque de chars a été repoussée par les Forces Armées de Novorossia dans la banlieue nord de la ville. Selon l’état-major, deux civils auraient été tués et sept autres blessés. Selon l’administration de la ville de Donetsk, plusieurs quartiers ont été pilonnés par l’artillerie dans la nuit du 9 novembre.

Le 13 Novembre, le conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur Zorian Chkiriak annonçait que le gouvernement avait acheté pour 64,5 millions de dollars de matériels lourds qui allaient être acheminés sur la ligne de front alors que dans le même temps, ironie suprême, le président ukrainien, par la voix de son service de presse, accusait les insurgés de refuser d’appliquer les accords de Minsk :

« M.Porochenko estime que les récents événements témoignent de facto du refus de mettre en œuvre les accords de Minsk par les représentants des dénommées « républiques populaires » de Lougansk et de Donetsk, ainsi que de l’absence de progrès dans la réalisation de ces accords par la Russie. »

Le samedi 15 novembre, des pilonnages d’artillerie sur plusieurs localités du Donbass font 5 morts, tuant toute une famille comprenant des enfants en bas âge, et 17 blessés. Le service de soins intensifs de la maternité de la ville de Pervomaïsk a également été détruit. Le même jour, le président ukrainien prend la décision de geler les comptes bancaires des habitants et des entreprises du Donbass et de mettre fin à tous les services publics dans les régions sous contrôle des séparatistes, « d’ici un mois ».

Cela signifie concrètement que les prestations sociales, les retraites et les salaires des fonctionnaires ne seront plus versés…Le « blocus économique » du Donbass est effectivement entré en vigueur dès le 1er décembre.

Le 20 novembre, la mission de suivi du Haut Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme annonce que 718 personnes ont été tuées entre la signature de la « trêve » le 6 septembre et le 31 octobre.

Le 27 novembre, les Forces Armées de Novorossia repoussent une attaque de blindés ukrainiens qui tentaient de reprendre l’aéroport de Donetsk.

Le 6 décembre, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale et de défense d’Ukraine annonce que le président ukrainien Porochenko se rendra dans l’est du pays pour remettre une centaine de matériels militaires à l’armée : « Le président offrira des canons automoteurs Gvozdika et d’autres matériels aux militaires à l’occasion de la Journée des forces armées. Au total, les forces ukrainiennes se verront remettre plus de 100 matériels dont des blindés BTR-3 et BTR-4, des chars T-64 et T-72, des hélicoptères Mi-2 et Mi-8. »

Dans la nuit du 6 décembre,, trois civils trouvent la mort dans des bombardements contre des immeubles d’habitation selon un porte-parole de la mairie de Donetsk.

Le 12 décembre, lors d’un voyage en Australie, le président Porochenko se réjouit d’un « cessez-le-feu » effectif. Selon lui, il s’agit de la première nuit depuis 7 mois « sans morts ni blessés dans les rangs des militaires ukrainiens »… Un nouveau cessez-le-feu négocié par l’OSCE entre l’armée ukrainienne et les forces indépendantistes avait en effet été conclu le 9 décembre.

Le 15 décembre, un rapport de la Mission de surveillance du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme souligne les « arrestations arbitraires », les actes de « torture » et les « disparitions » de personnes soupçonnées d’être des séparatistes de la part des bataillons de volontaires, notamment les bataillons Aïdar et Azov, à l’idéologie ouvertement néo-nazie et composés de membres du groupuscule d’extrême droite Secteur Droit. Selon le document, ces actes « n’ont fait l’objet d’aucune enquête du parquet militaire ukrainien. »

Le 18 décembre, la secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland, impliquée dans le coup d’Etat du Maïdan, annonce que les Etats-Unis vont aider Kiev à « moderniser son armée », notamment en lui fournissant du matériel destiné à être retiré du service de retour d’Afghanistan : « Nous souhaitons continuer d’aider à moderniser les forces armées ukrainiennes. Notamment, nous négocions avec le gouvernement ukrainien la possibilité de lui livrer les moyens de transport militaires qui sont devenus disponibles après le retrait du contingent de l’Afghanistan. »

Un article paru sur La Voix de la Russie pointe cependant la vétusté de ce matériel et affirme que « les premiers échantillons fournis sont pires que ceux dont dispose l’Ukraine ». Toujours selon le même article, l’objectif réel de Washington consisterait à se débarrasser de matériels obsolètes de manière avantageuse au lieu d’avoir à payer leur démantèlement tout en s’imposant sur le marché militaire ukrainien…

Fin décembre les autorités du Donbass, dont le premier ministre de la république populaire de Donetsk Alexandre Zakartchenko, déclaraient s’attendre à une offensive de grande ampleur de la part de l’armée ukrainienne : « A en juger par les mouvements de troupes sur le territoire de l’Ukraine, elles se préparent à envahir le nôtre. »

Auparavant, le représentant permanent de la Russie auprès de l’OSCE Andreï Keline avait fait part de préoccupations similaires de la part de Moscou : « Plusieurs faits suscitent notre préoccupation. Les armes lourdes de l’armée ukrainienne n’ont toujours pas été retirées de la ligne de séparation. Les mines et les obstacles n’ont pas été enlevés dans la zone de sécurité, au contraire, de nouvelles mines sont posées. Des troupes se concentrent le long de la ligne. »

Le 4 janvier, Donetsk était à nouveau pilonnée par des tirs d’artillerie faisant un mort parmi les civils.
Le 11 janvier, l’Ukraine recevait 42 conteneurs d’aide militaire en provenance du Canada. Le pays avait déjà reçu en août dernier 32 tonnes d’équipement militaire.

Le 15 janvier, la ville était à nouveau prise pour cible par l’artillerie ukrainienne. Une trentaine de bâtiments dont des immeubles d’habitation, étaient endommagés par les tirs, alors que les porte-parole de la république de Donetsk déclaraient qu’au vu des troupes ukrainiennes massées le long de la ligne de front, une offensive pouvait avoir lieu de manière imminente.

Selon Denis Pouchiline le représentant officiel de la république, les tirs sur Donetsk seraient l’oeuvre du bataillon de la garde nationale « Sitch » stationné à Peski dans la banlieue de la ville. Ces pilonnages incessants malgré les accords de Minsk du 19 septembre, ne répondent à aucun objectif militaire et visent essentiellement des cibles et infrastructures civiles. Leur but consiste à terroriser la population afin d’amplifier le mouvement d’exode et de faire du Donbass une « terre brûlée » rendant ainsi impossible le retour des habitants déplacés. Ils visent également à saper le moral de la population de manière à couper le soutien populaire aux Forces Armées de Novorossia. D’après un rapport publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu cité par La Voix de la Russie, 1,2 millions de personnes auraient ainsi été déplacées depuis le début du conflit dans l’est de l’Ukraine.

Suite au retrait des unités militaires qui étaient restées dans l’enceinte de l’ancien aéroport de Donetsk, les miliciens annonçaient la découverte dans ce terminal d’armes de fabrication américaine ainsi que les corps de mercenaires en uniforme de l’OTAN.

Le 17 janvier le représentant ukrainien faisait part de sa décision de ne pas participer à une réunion du groupe de contact coordonné par l’OSCE et chargé de la mise en application des accords de Minsk et du suivi du « cessez-le-feu », pour le président de la république populaire de Lougansk, Alexeï Kariakine il s’agissait d’un signal montrant que l’armée ukrainienne s’apprêtait à violer de manière massive le cessez-le-feu.

Le 18 janvier, l’armée ukrainienne lançait effectivement une attaque d’artillerie préparatoire d’envergure en vue de reprendre l’aéroport de Donetsk. L’offensive de l’armée ukrainienne s’est cependant déployée sur l’ensemble de la ligne de front, comme le rapporte le site spécialisé The Vineyard of the Saker. L’attaque sur l’aéroport de Donetsk aurait mobilisée une concentration importante de blindés. Les forces aériennes ukrainiennes ont également largué des bombes à haute altitude sur la ville de Gorlovka. 30 civils dont des enfants ont été tués dans ces raids aériens menés par des SU-24. Selon le chef adjoint de l’état-major de la République populaire de Donetsk Edouard Bassourine : « ils n’ont visé aucune cible militaire. Ils larguaient tout simplement les bombes sur la ville. »

Des missiles balistiques Tochka-U ont été également utilisés au cours de l’offensive par l’armée ukrainienne. L’attaque a cependant été repoussée le jour même et les milices novorossiennes ont engagées immédiatement la contre-offensive. La ville de Peski, dans la banlieue de Donetsk, où étaient stationnées des unités du bataillon « Sitch » de la garde nationale qui prenait la ville pour cible, aurait notamment été reprise. Le premier ministre Zakharchenko déclarait ainsi : « nous sommes maintenant engagés dans une grande opération de contre-attaque de Marioupol à Gorlovka. »

Selon l’analyse du site The Saker, les Forces Armées de Novorossia auraient repoussé 6 vagues d’assaut sur l’aéroport de Donetsk. Les fortifications du site rendent l’utilisation de chars et de tirs d’artillerie inopérants et nécessitent un assaut d’infanterie mené par des troupes expérimentées dont ne disposerait pas l’armée ukrainienne qui compte essentiellement sur des conscrits disposant de deux mois d’entraînement, dans le meilleur des cas, d’où le recours à des unités parallèles comme les bataillons privés Azov ou Aïdar financés par les oligarques, où l’utilisation de mercenaires étrangers.

Suite à l’échec de l’offensive ukrainienne, le président Porochenko déclarait dans la journée souhaiter une réunion « immédiate » du groupe de contact chargé de l’application et du suivi des accords de Minsk, montrant une bien soudaine préoccupation pour l’application d’un cessez-le-feu que les troupes ukrainiennes n‘avaient cessé de violer jusque-là

Dans le même temps, le porte-parole de l’état-major militaire ukrainien annonçait la venue prochaine de représentants de l’armée de terre US, pour « évaluer la situation dans le pays et prendre la décision sur l’aide aux militaires ukrainiens ».

Les autorités ukrainiennes ont également lancé une quatrième vague de conscription en douze mois, en contradiction avec les accords de Minsk. Les hommes de 25 à 30 ans ont été appelés sous les drapeaux, et vont suivre une formation militaire de deux mois avant d’être envoyés au front alors que les appelés des trois premières vagues ne sont toujours pas rentrés chez eux, selon la radio La Voix de la Russie. Ces militaires inexpérimentés se retrouvent face à des Forces Armées de Novorossia aguerries par près d’un an de combats et animées par le sentiment de défendre leurs familles et leurs terres contre l’agression des troupes ouest-ukrainiennes et les exactions des bataillons de la garde nationale très largement composés de néo-nazis du Secteur Droit…

Le gouvernement ukrainien a également soumis à l’examen du parlement un projet de loi pour faire passer les effectifs de l’armée à 250 000 hommes, soit une augmentation de 68 000 personne.

Le 20 janvier, l’état-major de la république de Donetsk dressait un premier bilan faisant état de 200 militaires ukrainiens tués ou blessés lors de l’assaut et de la contre-offensive des dernières 24 heures ainsi que de 37 unités de matériel perdus. Les combats auraient fait 8 morts et 37 blessés parmi les Forces Armées de Novorossia. Les tirs d’artillerie contre la ville de Donetsk ont également fait 9 morts, dont une petite fille de quatre ans, ainsi que 44 blessés, selon les autorités locales.

Comme après chaque nouvelle défaite de l’armée ukrainienne, le président Porochenko a activé la théorie des « soldats russes fantômes » déployés sur le territoire est-ukrainien de manière à masquer l’échec des troupes ukrainiennes et la supériorité tactique des Forces Armées de Novorossia. Le président ukrainien a ainsi fait une déclaration mercredi 20 janvier lors du forum économique de Davos, dans laquelle il accuse une fois de plus la Russie d’une intervention directe dans le conflit.

Cette fois-ci, il s’agirait de pas moins de « 9000 soldats de la Fédération de Russie » qui disposeraient de « plus de 500 tanks, pièces d’artillerie lourde et véhicules de transport de troupes ». Une force armée d’une telle envergure fournie en effet une explication plus glorieuse à l’échec de la dernière offensive ukrainienne… Ces déclarations ne peuvent cependant pas être prises au sérieux, puisqu’elles ont jusqu’à présent toujours été démenti par les faits, par la fédération de Russie, aussi bien que par les observateurs de l’OSCE chargés de contrôler la zone d’application du « cessez-le-feu ». On se rappellera notamment la fameuse « « colonne armée russe » soit disant détruite par l’armée ukrainienne dans l’est du pays, sans que Kiev puisse jamais en fournir la moindre preuve. On pourra également se référer utilement à cette liste non exhaustive des invasions imaginaires dont ont fait état les autorités ukrainiennes.

Vendredi 23 janvier, le président finlandais de l’assemblée parlementaire de l’OSCE s’est dit « incapable de confirmer ou démentir ces informations » et a ajouté « qu’avant de faire des déclarations retentissantes, il fallait tenir compte de la guerre de l’information en cours », ce qui sonne comme un désaveu cinglant et un rappel à l’ordre pour le président Porochenko. Il faut en outre rappeler que l’OSCE dispose de près de 500 observateurs en Ukraine dont la moitié dans l’est du pays. Dans ces conditions, il est inimaginable qu’ils n’aient pas pu être capables de confirmer la présence de « 500 tanks » russes…

Selon l’OSCE les hostilités dans l’est de l’Ukraine ont fait plus de 5000 victimes et 10000 blessés depuis le début du conflit, dans la journée de jeudi, un tir de mortier sur un arrêt de trolley dans la ville de Donetsk a fait 13 nouvelles victimes civiles…

Guillaume Borel | 23 janvier 2015

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Voir également le reportage bouleversant filmé par Graham Phillips, journaliste britannique, le 13 janvier 2015. Donetsk, banlieue Kouybychevskiy, sous les bombardements incessants depuis plusieurs jours, compte ses morts… « Toutes les 5 minutes ils parlent de la tragédie survenue à Paris. Ici toutes les 5 minutes les civils sont tués. Personne n’en a rien à faire »….

Publié le 15 janvier par Thalie Thalie

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