Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

À 10 ans, elle est convoquée à la gendarmerie pour apologie du terrorisme (Katibin)

par Katibin 3 Février 2015, 18:36 France Apologie de terrorisme Enfant Gendarmerie Dénonciation Délation Islamophobie

À 10 ans, elle est convoquée à la gendarmerie pour apologie du terrorisme (Katibin)
À 10 ans, elle est convoquée à la gendarmerie pour apologie du terrorisme
Katibin

Alors que l’histoire du jeune Ahmed, 8 ans, fait encore l’objet de nombreuses polémiques, s’en est suivie celle d’Ayman, 9 ans, qui a été accusé d’apologie du terrorisme. Et pour faire suivre la “logique”, c’est à présent une jeune fillette de 10 ans qui a été convoquée par la gendarmerie et auditionnée.

C’est par une employée municipale que la gendarmerie a été alertée : une fillette de 10 ans aurait fait l’apologie du terrorisme. Et en quelques instants, voici que l’écolière se voit être emmenée à la gendarmerie de Valbonne pour y subir un interrogatoire après avoir écrit « Je suis d’accord avec les terroristes d’avoir tué les journalistes, car ils se sont moqués de notre religion » sur sa feuille de rédaction. Elle est alors immédiatement auditionnée en présence de ses parents et d’un pédopsychiatre

Le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, a déclaré :

« C’est toujours inquiétant quand on a ce genre de propos (…) Les enseignants voient un comportement qu’ils estiment anormal, ils le signalent à leur hiérarchie. Et cette dernière prévient le parquet… On ne sait pas pourquoi elle a écrit ça. Ce n’est pas explicable. Elle a été peut-être impressionnée par le contexte, qui l’a un peu perturbée. Ou elle est peut-être influençable – mais elle n’a pas subi de pression. »

Le maire de la ville lui affirme que « la réaction du personnel communal n’a pas été des plus heureuses. Il y a des étapes à respecter. » L’affaire a finalement été classée sans suite, jugeant que la famille n’était pas “une famille à problèmes, nous n’avons rien vu d’anormal.” Ceci se termine donc par un “non-événement”… qui aurait pu coûter l’état psychologique de l’enfant.

commentaires

Haut de page