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Controverse. L'Eglise catholique prétend qu'un vaccin aurait pu favoriser la stérilisation des femmes kenyanes (Telesur)

par Telesur 28 Février 2015, 00:04 Articles de Sam La Touch Kenya OMS UNICEF Vaccin antitétaniqe Controverse Stérilisation Femmes

L'Eglise catholique prétend qu'un vaccin aurait pu favoriser la stérilisation des femmes kenyanes

Article originel : Catholic Church Claim Vaccine May Have Sterilized Kenyan Women

Telesur

Traduction SLT
http://www.kccb.or.ke/home/wp-content/uploads/2015/02/STATEMENT-BY-CHCK-AFTER-FINAL-REPORT-ON-TETANUS-VACCINE.pdf

http://www.kccb.or.ke/home/wp-content/uploads/2015/02/STATEMENT-BY-CHCK-AFTER-FINAL-REPORT-ON-TETANUS-VACCINE.pdf

Dans son enquête en cours sur les vaccins contre le tétanos, l'Église catholique du Kenya affirme avoir de nouvelles preuves qu'un produit contaminant (dans les vaccins) a pu affecter la capacité des femmes kenyanes d'avoir des enfants.

L'Eglise catholique au Kenya a publié un rapport vendredi dernier faisant valoir que les vaccins administrés au cours d'une récente campagne pour lutter contre le tétanos contenaient des ingrédients qui pourraient conduire à la stérilité chez les femmes.

Ceci fait suite à une accusation similaire par l'Eglise l'année dernière, lorsque le Ministère de la Santé du Kenya a refusé d'enquêter sur les vaccins. Bien que le tétanos soit un problème grave au Kenya, certains estiment que les programmes de vaccination internationales sont sous-tendues par des arrière-pensées, que les évêques du Kenya considèrent comme un "programme de contrôle déguisé de la population", selon le Centre anti-avortement de la famille et des droits de l'homme.

Le rapport de vendredi indique que des neuf flacons envoyés pour des tests supplémentaires, trois ont été testés positifs pour l'hormone hCG, qui selon l'OMS peut à des niveaux très élevés provoquer un risque pour la grossesse.

Selon le chef de la Commission de la santé catholique, le révérend Paul Kariuki, l'hormone hCG a été retrouvée positive dans 25 à 37% des échantillons. "Ceci est à la fois contraire à l'éthique et immoral de la part de l'OMS et de l'UNICEF de parrainer et de financer une campagne inhumaine de ce genre dans notre pays. Ils doivent faire des excuses aux enfants et aux femmes kenyanes sans défense et mal informés", a déclaré Kariuki.

Une déclaration conjointe de l'OMS et de l'UNICEF avait répondu l'année dernière aux accusations épiscopales catholiques réitérées au Kenya : "la sécurité est assurée par un système de test global répété et le vaccin a été effectué sur plus de 130 millions de femmes avec au moins deux doses dans 52 pays. "

En outre, tandis que les organismes reconnaissent que de fortes doses de hCG pourraient poser un risque pour la grossesse, l'accusation selon laquelle la stérilisation aurait pu se produire a été balayé l'an dernier par le professeur Giuseppe Benagiano, un ancien chef du programme de santé et de reproduction à l'OMS et un collaborateur régulier avec le Centre de la famille et des droits de l'homme ( Center for Family and Human Rights). Selon lui il "n'existe aucun vaccin de contrôle des naissances." Le même groupe anti-avortement a écrit qu'il a communiqué avec le Center for Disease Control (CDC), qui lui a rétorqué qu'une telle combinaison d'hormone hCG avec un vaccin contre le tétanos rendrait l'homone hCG inopérante.

Le gouvernement kenyan a lancé la dernière campagne vaccinale anti-tétanos dans tout le pays en 2014 pour s'attaquer à l'épidémie en cours, qui cause un décès de nouveau-nés chaque jour au Kenya. L'OMS et l'UNICEF, qui a approuvé le vaccin, ont nié avec véhémence les allégations apparues l'année dernière, exprimant "sa profonde préoccupation au sujet de la désinformation qui circule dans les médias sur la qualité de l'anatoxine tétanique (TT) du vaccin au Kenya", dans un communiqué .

Le gouvernement kenyan a également répliqué aux accusations épiscopales. "Je recommanderais à ma propre fille et à ma femme à faire ce vaccin parce que je suis entièrement d'accord à 100% et j'ai confiance qu'il n'a pas d'effets néfastes sur la santé," a déclaré le ministre de la Santé James Macharia en automne dernier.

Selon le Dr Ephantus Maree, le chef de vaccins et des services de vaccination, le vaccin est le même que celui qui est souvent donné aux femmes dans les hôpitaux.

"Nous donnons le vaccin aux femmes âgées de 14 à 49 ans parce qu'elles sont dans l'âge de procréer. Nous avons commencé les campagnes en 2003, puis, en 2006, 2009 et ce sera la dernière cette semaine," a-t-il déclaré au journal kényan, The Star, l'automne dernier.

URL de cet article : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/02/controverse-l-eglise-catholique-pretend-qu-un-vaccin-aurait-pu-favoriser-la-sterilisation-des-femmes-kenyanes-telesur.html

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