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Les étranges montages financiers de la HSBC, du Qatar à Israël (Mondafrique)

par Aza Boukhris 18 Février 2015, 13:53 HSBC Israël Qatar Paradis fiscal Evasion fiscal Chine

Les étranges montages financiers de la HSBC, du Qatar à Israël (Mondafrique)
Les étranges montages financiers de la HSBC, du Qatar à Israël
Par Aza Boukhris

Mondafrique

Le quotidien Le Monde a révélé l'implication de la HSBC dans un gigantesque système de fraude fiscale. Mais la banque est aussi au cœur de montages financiers opaques, via Israël et le Qatar

Les dessous de l’enquête de la banque génoise se limitent, si l'on peut dire, à des révélations de listings d’exilés fiscaux. Mais dans les coulisses très secrètes de ce vaste système d’évasion, se cache une énorme machine de guerre financière et immobilière où l’émirat du Qatar joue le rôle déterminant. Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget avaient enquêté dans leur livre « Le vilain petit Qatar » (Fayard) sur ces circuits opaques qui mènent de la Chine au Qatar, en passant par Israël.

Voici les extraits du livre.

« Ces multiples achats du Qatar ne sont que des mises en bouche, des broutilles, par rapport à d’autres opérations conduites de façon souterraines, mais beaucoup plus lucratives. En 2010, c’est le siège de la banque HSBC France, situé au 103, avenue des Champs-Élysées, qui tombe à son tour à la hotte de l’émirat. Le coût de la transaction, qui porte sur trente-cinq mille mètres carrés, serait d’environ 400 millions d’euros. L’immeuble devrait, lui aussi, devenir un hôtel et reprendre le flambeau laissé vacant par le Claridge, célèbre palace de la « Belle Époque ».

En suivant à la trace les partenaires financiers de HSBC, banque-conseil des Qataris, et ceux du puissant Crédit Suisse, dont le Qatar est actionnaire, on touche à une mondialisation financière vertigineuse, pierre angulaire de la stratégie de Doha. Ainsi trois gros actionnaires de la banque internationale Crédit Suisse se sont regroupés au sein d’un fonds spécial doté d’un milliard de dollars destinés aux pays émergents, notamment la Chine, l’Inde et le Brésil. Côté qatari, l’entité engagée est le fonds souverain de Doha, la QIA. Le partenaire saoudien va être le groupe d’affaires Olayan, l’une des plus grandes holdings du royaume (50 filiales présentes sur tous les marchés). Enfin, le fonds sera placé sous la supervision et le pilotage de Nochi Dankner, président du conglomérat IDB, le plus grand groupe d’affaires israélien, avec 30 milliards d’actifs, qui apportera 250 millions de dollars via deux de ses prestigieuses filiales, Koor Industries et Clal Insurance Entreprise Holdings. Lesquelles ont racheté les sièges de HSBC à New York et à Londres. Toute cette avalanche financière est révélée dans un article bien informé paru à l’été 2010 sur « nanojv.com ». L’information a été diffusée de manière édulcorée sur le site de Crédit Suisse, puis reprise et détaillée par Reuters. Les presses qatarie et saoudienne sont restées discrètes dans leur compte-rendu et ce fabuleux Meccano financier, évitant de signaler la présence d’Israël dans le montage (…) »

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