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Paris demande à ses ressortissants de quitter les régions nord du Cameroun (APA)

par APA 2 Février 2015, 21:01 Cameroun France Boko Haram

Paris demande à ses ressortissants de quitter les régions nord du Cameroun (APA)
Paris demande à ses ressortissants de quitter les régions nord du Cameroun
APA

L’ambassade de France au Cameroun vient de demander à ses ressortissants encore présents dans la région de l’Extrême-Nord ‘’de la quitter dans les meilleurs délais’’, du fait des attaques terroristes récurrentes attribuées à la secte islamiste nigériane Boko Haram et de risques d’enlèvements.

«Le risque terroriste existe en particulier dans l'Extrême-Nord, formellement déconseillée », peut-on lire dans une note à l'intention des Français. Le document ajoute que ce risque «ne peut être écarté dans le reste du pays, dans les lieux fréquentés par les étrangers et dans les grandes villes ».

Le risque d'enlèvement est très élevé dans l'Extrême-Nord du pays et, de façon générale, dans les zones frontalières de cette région, du Nord et de l'Adamaoua où des combats fréquents opposent les forces de défense et de sécurité camerounaises aux miliciens dans certaines zones, souvent mouvantes, de l'Extrême-Nord avec comme nouveauté la pose de mines par Boko Haram.

«Le risque d'attaques terroristes, ajoute la note, s'étend au reste du pays. La vigilance s'impose sur l'ensemble du territoire, et en particulier dans les centres urbains. Il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans le reste de la région du Nord et dans celle de l'Adamaoua. »

La psychose s'est davantage renforcée, constate la représentation diplomatique, avec l'engagement récent du Tchad en soutien aux forces camerounaises qui pourrait provoquer une augmentation du nombre des opérations militaires dans la zone frontalière.

Parmi les ''zones formellement déconseillées », figure toute la région frontalière avec le Nigeria (du lac Tchad au Golfe de Guinée). Elle s'étend sur 30 kilomètres et est l'objet d' incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigeria (en particulier les miliciens de la secte Boko Haram).

La situation demeure donc ''dangereuse », insiste l'ambassade qui rappelle que des enlèvements de Français ont eu lieu dans le septentrion camerounais en février et en novembre 2013, et de ressortissants italiens et canadiens en avril 2014.

Il y a une semaine, la France a reconnu avoir fourni, et ce depuis plusieurs mois ''à la demande des autorités camerounaises, un appui en matière de renseignement et de formation » dans la lutte contre le mouvement djihadiste.

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