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Scissions européennes au sujet de la Russie : la France pivote en faveur de Poutine, Chypre offre une base militaire à Moscou, l'Allemagne et les États-Unis se divisent sur l'Ukraine

par Zero Hedge 9 Février 2015, 09:24 Articles de Sam La Touch UE France Allemagne Ukraine Russie USA Chypre

Scissions européennes au sujet de la Russie : la France pivote en faveur de Poutine, Chypre offre une base militaire à Moscou, l'Allemagne et les États-Unis se divisent sur l'Ukraine

Malgré le refus du secrétaire d'Etat US, John Kerry, de toute scission entre l'Allemagne et les Etats-Unis sur les livraisons d'armes à l'Ukraine, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, a dénoncé la stratégie de Washington comme étant non "seulement risqué, mais aussi contre-productive." Mais sans doute l'évolution la plus significative est celle de la France qui semble avoir pivoté vers la Russie. A la suite des appels de François Hollande pour une plus grande autonomie pour l'Est de l'Ukraine, l'ancien président français Nicolas Sarkozy semble avoir apporté son soutien apparent à la Russie (et spécifiquement contre les Etats-Unis), "nous faisons partie d'une civilisation commune avec la Russie", ajoutant, "les intérêts des Etatsuniens avec les Russes ne sont pas les intérêts de l'Europe et de la Russie". Même l'OTAN semble avoir abandonné l'espoir de paix, Stoltenberg montrant peu d'optimisme, tandis que la décision par Chypre d'autoriser la Russie à utiliser son sol pour ses installations militaires suggère que tout ne va pas pour le mieux au sein de l'Union européenne.

Dans un discours tenu dimanche, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a renouvelé son rejet à ce que l'Allemagne livre des armes à l'Ukraine ...

"Pour le dire ouvertement, je considère cela comme non seulement risqué mais aussi comme contre-productif", a déclaré M. Steinmeier à la Conférence sur la sécurité de Munich. M. Steinmeier avait alors répliqué à la critique de sénateurs étatsuniens concernant la position allemande sur les livraisons d'armes. La Maison Blanche est en train de réfléchir à transporter des armes en Ukraine pour soutenir la lutte du pays contre les séparatistes pro-russes.

Mais John Kerry minimise ce mouvement européen divergent et déclare quant à lui que tout va bien ... comme il nie toute scission entre les États-Unis et l'Europe sur la politique à venir vis à vis de la Russie.

Kerry lors de la conférence sur la sécurité à Munich a déclaré qu'il voulait "s'assurer qu'il n'y a pas de division, il n'y a pas split" entre Washington et ses alliés européens concernant la crise en Ukraine.

"Nous sommes unis, nous travaillons en étroite collaboration" a-t-il déclaré à la conférence suite aux réunions avec ses homologues français et allemands. "Nous convenons tous que ce défi ne finira pas par la force militaire. Nous sommes unis dans notre diplomatie."

Mais,ce qui est peut-être le plus significatif est l'apparent mouvement de la France vers la Russie. A la suite des appels de François Hollande pour une plus grande autonomie pour l'Est de l'Ukraine, l'ancien président français Nicolas Sarkozy s'est positionné en soutien apparent de la Russie (et spécifiquement à l'encontre les États-Unis).

"Nous faisons partie d'une civilisation commune avec la Russie", a déclaré Sarkozy, s'exprimant samedi au congrès de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

"Les intérêts des Etatsuniens avec les Russes ne sont pas les intérêts de l'Europe et de la Russie" a-t-il dit, ajoutant "nous ne voulons pas la renaissance d'une guerre froide entre l'Europe et la Russie."


"La Crimée a choisi la Russie, et nous ne pouvons la blâmer [pour l'avoir fait]" a-t-il dit en soulignant que "nous devons trouver les moyens de créer une force de maintien de la paix pour protéger les russophones en Ukraine."

Et Chypre semble avoir rejoint le parti de la scission, offrant de signer un accord de coopération militaire le 25 février avec la Russie en lui proposant d'utiliser ses installations militaires sur son sol ...



La base aérienne que les avions russes pourront utiliser est à environ 40 kilomètres de la base aérienne souveraine de la Grande-Bretagne à Akrotiri, sur la rive sud de Chypre, qui fournit un soutien aux opérations de l'OTAN dans les régions du Moyen et du Proche-Orient

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