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Simone Gbagbo à la barre: «Que celui qui m'accuse, m'apporte les preuves» (APA)

par APA 24 Février 2015, 06:57 Côte d'Ivoire Procès Simone Gbagbo

Simone Gbagbo, l'épouse de l'ex-chef d'Etat ivoirien, comparaissant devant la Cour d'Assises d'Abidjan, a réclamé, lundi, à la barre, les ''preuves'' de son accusation.


Pour sa première prise de parole devant la Cour présidée par le magistrat Tahirou Dembélé, Mme Simone Gbagbo a demandé que ''l'accusation me prouve que j'ai commis ou perpétrer des tueries massives''. ''Que celui qui m'accuse m'apporte les preuves'' a-t-elle plaidé.

Par ailleurs, elle a soutenu n'avoir pas ''connaissance d'une cellule de crise à la résidence présidentielle'', rappelant, cependant, ses ''bons rapports'' avec la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) et les ''femmes patriotes'', deux mouvements proches de l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo.

''Je n'intervenais pas dans la gestion du gouvernement. En tant que Député d'Abobo, je m'occupais des populations en détresse dans cette commune. Je n'ai pas posé d'acte hostile à un gouvernement qui n'existait pas'' a indiqué Mme Gbagbo, faisant allusion au gouvernement de Ouattara.

Pour Me Hervé Gouaméné, l'un des conseils de Simone Gbagbo, la violation de l'immunité parlementaire de sa cliente est ''établie'', car ''la qualité de Député ne se perd que lorsque siège la nouvelle législature''.

Prétextant de l'immunité parlementaire de Mme Gbagbo au moment de son arrestation (le 11 avril 2011), il a demandé ''l'annulation des poursuites'' contre elle.

L'épouse de l'ex-Chef d'Etat ivoirien ainsi que 82 autres personnalités de l'ancien régime sont poursuivies pour atteinte à la sûreté de l'Etat, rébellion, xénophobie, tribalisme et constitution de bandes armées, pendant la crise post-électorale qui a fait 3000 victimes de décembre 2010 à avril 2011.

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