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The Guardian corrige une histoire anti-Russe basée sur une "recherche" menée par un journaliste (Sputniknews)

par Sputniknews 28 Février 2015, 18:49 Articles de Sam La Touch Russie Ukraine Higgins The Guardian Propagande

Si vous ne pouvez pas le prouver, inventer le ! Photo : © Sputnik/ Mikhail Fomichev

Si vous ne pouvez pas le prouver, inventer le ! Photo : © Sputnik/ Mikhail Fomichev

The Guardian corrige une histoire anti-Russe basée sur une "recherche" menée par un journaliste auteur lui-même de l'article
Guardian Corrects Anti-Russian Story Based on 'Research' of Own Reporter

Sputnik News


Traduction SLT

The Guardian a été contraint de corriger un article par Eliot Higgins, un "journaliste citoyen", qui prétendait que des unités militaires russes avaient tiré sur l'armée ukrainienne à l'intérieur du territoire russe sur la base de ses recherches cosignées avec l'éditeur du Guardian.

The Guardian a été contraint de corriger un article affirmant que des unités militaires russes ont tiré sur l'armée ukrainienne de l'intérieur de la frontière russe après que l'agence de nouvelles russes Sputnik a révélé que le reporter du journal avait lui-même rédigé la recherche sur laquelle se fonde l'histoire.

Mardi, Eliot Higgins, un "journaliste citoyen" a écrit un article conjoint avec l'éditeur diplomatique du Guardian, Julian Borger, basé sur une étude publiée par la soi-disant "groupe d'enquête Bellingcat". Sous le titre "La Russie a bombardé des Ukrainiens à l'intérieur de son propre territoire, explique l'article", Higgins et Borger détaillent les allégations faites par le groupe sur la base d' "autodidactes" qui ont analysé des cartes satellites disponibles gratuitement sur Internet.

Exceptionnellement, l'article du Guardian a été reproduit par le journal en anglais, en allemand et en russe.

Mais Sputniknews a appris jeudi qu'Higgins était l'un des co-auteurs de l'étude sur laquelle se fonde l'histoire et était en fait le responsable et le fondateur du groupe Bellingcat.

"Eliot Higgins est le fondateur du réseau de journalisme d'investigation Bellingcat et auteur principal du rapport évoquant des attaques d'artillerie sur les positions militaires ukrainiens dans l'Est de l'Ukraine entre le 14 juillet 2014 et le 8 août 2014," mentionne la note ajoutée à l'article jeudi.

Répondant à Sputnik, un porte-parole officiel pour le journal The Guardian, qui a refusé d'être nommé a déclaré : "L'article en question aurait dû préciser qu'Eliot Higgins était l'auteur principal du rapport et le fondateur du réseau de journalisme d'investigation Bellingcat. Nous l'avons maintenant écrit en bas de page de l'article pour refléter cela et avons corrigé le profil d'Eliot Higgins".

L'article publié était resté en ligne plus de deux jours et avait attiré 1 658 commentaires en ligne avant que les modifications aient été apportées.

Sputnik a également appris jeudi qu'Higgins est un chercheur de la sécurité et de renseignement d'une organisation basée au Royaume-Uni CENTRIC, basé à l'Université de Sheffield. Le site Web de Centric a une collaboration "étroite dans la recherche et l'activité de sécurité entre l'Université de Sheffield Hallam et les forces de l'ordre" et son conseil comprend des membres de la police du Royaume-Uni et de la communauté du renseignement britannique.

Répondant aux questions de Sputnik, Higgins a déclaré : "Si quelqu'un a des questions sur la validité du travail que nous produisons nous fournissons suffisamment de détails pour que l'on puisse consulter notre méthodologie et nos conclusions. CENTRIC n'a eu aucune influence sur l'article concernant l'attaque transfrontalière de l'artillerie (russe), sinon la perception qu'ils en ont faite serait profondément erronée."


Interrogé sur les informations centrales formulées dans l'étude selon lesquelles son groupe de "journalistes citoyens" aurait trouvé des preuves d'attaque militaire russes directes sur l'armée ukrainienne alors que l'OTAN et les puissances occidentales n'avaient pas pu produire une seule preuve crédible pour étayer leur dire, Higgins a répondu : "Peut-être qu'ils en ont, et ne les ont pas partagés, mais je ne peux pas vraiment parler au nom des services de renseignement en l'occurence."

Higgins a ajouté qu'il n'a joué aucun rôle dans la décision éditoriale qui n'avait pas mis en avant qu'il était à la fois l'auteur de l'article et également le co-auteur de l'étude sur laquelle l'article a été publié.

"L'équipe éditoriale du Guardian est la mieux placée pour expliquer leur processus de prise de décision", a déclaré Higgins à Sputnik News.

Lorsque qu'il a été questionné directement pour savoir si lui et son groupe Bellingcat avait des liens avec l'organisation du National Endowment for Democracy liée à la CIA, Higgins a déclaré : "Nous n'avons pas de liens directs et je ne suis pas au courant de liens indirects."

Un ancien officier supérieur de la CIA a déclaré à Sputnik qu'il y avait des incertitudes sur la confiance que l'on pouvait accorder aux "informations" recueillies uniquement à partir d'images satellites disponibles en ligne.


"Pour comprendre vraiment ce qui se passe à l'intérieur de l'Ukraine et de la Russie, vous avez besoin de sources humaines", a déclaré à Sputnik, Robert Baer, ​​qui a passé 21 ans à travailler pour la CIA.


"Le renseignement étatsunien a décidé que [les sources humaines] n'étaient plus nécessaire lorsque le Mur [de Berlin] est tombé. Est-ce que cela a changé depuis mon départ ? Je ne sais pas. Mais les ex-collègues m'ont dit que cela n'avait pas changé", a déclaré Baer à Sputnik.

Baer a déclaré auparavant à Sputnik que, en termes de renseignement, les Etats-Unis et l'Occident étaient «aveugles» dans le Donbass.

Dans une interview avec un autre journal britannique, The Independent, en janvier 2015 Higgins a admis qu'il avait été approché pour travailler pour une "organisation commerciale de renseignement" non divulguée, mais a déclaré qu'il avait été persuadé de refuser l'offre par les «followers» de son média social qui, selon le journal, "l'ont persuadé d'utiliser le financement des gens pour mettre en place Bellingcat."


Les documents détenus par Companies House révèlent que le "business" d'Higgins, "Brown Moses Ltd ", qui possède le site Bellingcat, a été créé en décembre 2013, quelques mois avant le coup d'Etat de Kiev qui a eu lieu en février 2014.

En dépit de ces faits, l'article du Guardian écrit par Higgins et Borger sur le prétendu bombardements de l'armée ukrainienne par la Russie a apparemment complètement été pris en considération par les services diplomatiques britanniques. Le mardi l'article a été retweeté par la délégation du Royaume-Uni à l'OTAN, UKNATO.

Le mercredi, la délégation britannique à l'OTAN et l'ambassade du Royaume-Uni en Ukraine ont publié presque simultanément une diapositive par le Commonwealth Office britannique des Affaires étrangères intitulée "Une preuve supplémentaire de l'engagement militaire russe en Ukraine" avec des photographies qui montrent prétendument du matériel militaire russe sur le territoire ukrainien.

The Guardian corrige une histoire anti-Russe basée sur une "recherche" menée par un journaliste (Sputniknews)

Toutefois, les données sur les photos affichées par le Bureau du Commonwealth, la délégation du Royaume-Uni à l'OTAN et l'ambassade britannique en Ukraine, en ce qui concerne le temps et l'endroit où elles ont été prises, ne coïncident pas avec les informations sur les mêmes photographies, publiées sur d'autres sites, y compris armamentresearch.com et Bellingcat plus tôt. Il n'y a également aucune preuve visuelle que l'équipement appartient à la Russie ou que les photographies ont été faites en Ukraine.

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