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Une gendarmette et un complice de Coulibaly s'aimaient d'amour tendre (Le Canard Enchaîné)

par Le Canard Enchaîné 4 Février 2015, 22:54 Articles de Sam La Touch France Attentat Charlie Hebdo Amar R. Gendarmerie Sous-officier Amédy Coulibaly

Une gendarmette et un complice de Coulibaly s'aimaient d'amour tendre.
Le Canard Enchaîné, p.3, 4 février 2015.
Une gendarmette et un complice de Coulibaly s'aimaient d'amour tendre (Le Canard Enchaîné)

Les enquêteurs n'en sont pas revenus : la filature d'un proche du tueur les a conduit au fort de Rosny, où travaille son amoureuse sous-officier de la gendarmerie.

Le barbu et la gendarmette.
C'est le dernier épisode, inédit et stupéfiant, de la terrible série noire qu'a connu la France début janvier. L'histoire commence le 8 janvier, jour de l'assassinat, à Montrouge, d'une jeune policière municipale. Dès qu'Amédy Coulibaly est identifié, le service de renseignement de la Préfecture de police de Paris travaille sur l'"environnement" du terroriste. Il s'agit, dans l'urgence, de repérer d'éventuelles complicités, d'identifier ses liens avec les frères Kouachi, voir de démanteler un réseau susceptible de commettre d'autres attentats.

A partir du numéro de téléphone de Coulibaly et de ses fadettes, les enquêteurs dressent la liste d'une soixantaine de ses contacts réguliers. Chacun d'entre eux est identifié : nom, prénom, adresse et antécédents judiciaires éventuels. Parmi les interlocuteurs du tueur, Amar R. retient particulièrement l'attention des enquêteurs. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen. Il est soupçonné de trafic de stupéfiants et d'armes.

Du Képi au voile.
Sitôt "logé" en banlieue parisienne, le suspect est pris en chasse par les policiers du renseignement. Il devient même l'un de leurs objectifs prioritaires. Son téléphone a été détecté par un relai non loin de l'épicerie Casher de la Porte de Vincennes. Et quelques heures avant la prise d'otages, il a été aperçu en compagnie de Coulibaly. Rapidement, les enquêteurs établissent que les deux hommes ont tenté en vain, fin décembre, de monnayer un véhicule en échange d'armes. Après l'issu tragique de la prise d'otages de Vincennes, les policiers décident de ne pas interpeller Amar R., mais de l'épier. Ils veulent être certain qu'ils ne s'apprêtent pas à son tour à passer à l'action. Et ils espèrent être conduit vers de nouvelles pistes. Ils le suivent à Grigny, puis à Gonesse et à Rosny-sous-Bois. Là, le suspect a rendez-vous avec une jeune femme. A bord du véhicule de cette dernière, le couple batifole gentiment. Puis la voiture fait mouvement. Direction plutôt inattendue : le centre technique de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois, une des fierté des pandores.

Derrière de hauts murs, cet ancien fort abrite, entre autres, le service central des réseaux et technologies avancées, le service technique de recherche judiciaire et de documentation, le système des opérations et du renseignement. Une vraie gare de triage numérique...

Les deux amants s'engouffrent dans le parking sans que le planton y trouve à redire. Et pour cause : la voiture appartient à la gendarmerie nationale et la jeune femme est sous-officier, chargée du renseignement opérationnel ! Le lendemain, Amar R., revient sur les lieux. Mais seul, cette fois, et au volant de sa propre voiture. Comme la veille, il pénètre sans difficultés dans le fort de Rosny. Comme si il était chez lui....

Lire la suite dans le Canard Enchaîné, 4 février 2015, p.3.

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