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Afrique : Pourquoi faut-il mettre fin aux dictatures ! (La Voix de Djibouti)

par Mahamoud Djama 6 Mars 2015, 15:19 Afrique Dictature Djibouti

Depuis des décennies le monde et surtout les démocraties occidentales ont préféré soutenir des dictateurs qui affamaient et maltraitaient leur peuples en privilégiant une supposée stabilité et l’endiguement d’un terrorisme qui se propage sous le souffle des pompiers pyromanes « les dictateurs africains ». Les démocrates occidentaux avaient choisi pactiser avec les dictateurs africains sous-prétextes du « sacro-saint de la sécurité » !

Malheureusement, en plus de la misère et du pillage en Afrique, les méfaits des dictateurs africains atteignent les frontières de l’Europe, de l’Amérique et du monde entier par le biais des contingents Africains et Africaines jetés sur la route de l’exil en fuyant la famine, les massacres, les viols dus aux guerres ou à la mal gouvernance. En plus des cerveaux, l’Afrique se vide de sa jeunesse qui constitue sa substance. L’enfant de l’Afrique est sujet à la malnutrition, à la maladie et la mort. Dans un sens l’avenir de l’Afrique est condamné. Le peuple africain à part quelques exceptions près, n’a jamais connu la liberté et le développement qui auraient accompagné la décolonisation. Beaucoup des peuples africains ont vu leur liberté confisqué par des petits groupes qui s’autoproclament leurs représentants sans demander l’avis de ces peuples.

Beaucoup de ces pseudos représentants et leurs soutiens extérieurs essaient de masquer la réalité africaine sous le sceau de non-ingérence à des pays souverains. Or, il s’agit une définition erronée émanant de la propagande des dictateurs car il y a bien longtemps qu’ils ne représentent plus les peuples souverains qui avaient obtenu leur libération par le biais de leur sang. En Afrique, on n’est plus dans des républiques, mais des dynasties héréditaires dont les lois changent au grès de l’humeur du chef. À moins que la mort les emporte les dictateurs africains veulent rester au pouvoir ou placer un héritier dans la lignée familiale. C’est ainsi que le changement des constitutions ou les lois organiques est devenu monnaie courante. Plus de la moitié des dictateurs africains ont changé la constitution ou en phase de le faire.

Le vent de liberté qui a emporté beaucoup des dictateurs arabes, souffle actuellement en Afrique. Le Burkina Faso a été le premier à se débarrasser de son dictateur-président. Autres sont effervescences et sont secoués par des crises profondes, sans que la communauté internationale ne prête intention, mais leur explosion pourraient accentuer encore la situation précaire de l’Afrique.

Pourtant des solutions existent pour changer la donne en Afrique. Aider les Africains à récupérer leur liberté de choisir leurs dirigeants par des processus démocratiques transparents. Aucun être humain, aucun peuple ne née pour la soumission et la domination. Nous sommes tous nés libres et on doit y demeurer. Aucune culture, ni coutume ne prône la soumission ou le manque de liberté. Il n’y a qu’une seule liberté, une seule justice et une seule démocratie, celle de choisir librement ses dirigeants. À part quelques rares exceptions, aucune élection ne se déroule dans un esprit de liberté ou démocratie. Les observateurs n’ont au mieux pas accès à l’ensemble du processus et au pire sont en connivence avec les régimes en place.

Les démocrates africains et la jeunesse africaine prennent actes des déclarations des dirigeants Occidentaux tels que les président Obama et Hollande, même si leurs pays se plaçaient jadis du côté des dictateurs, mais qui cette fois-ci ils disent soutenir les peuples africains à récupérer leur liberté et leur dignité.

De notre côté le mouvement des démocrates africains, nous ne nous contenterons plus à des déclarations, mais nous voulons que celles-ci soient traduites en actes :
La fin de reconnaissance des résultats truqués en mettant en place d’un processus démocratique et transparent avec l’implication de l’opposition et de la société civile.
La fin des flux financiers envers les régimes dictatoriaux et transfèrent de la gestion de l’aide au développement à des ONG locaux dont la gestion soit transparente et démocratique.
Un soutien affirmé aux peuples qui luttent pour leur liberté et la mise en ban du concert des nations de tous ceux qui « colonisent » leur propre peuple en voulant garder le pouvoir à tout prix.

La démocratie et la libération des peuples africains sont les seuls remparts face aux prédateurs internes et externes qui pillent les ressources de riche continent.

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