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"Le Monde" et la propagande antirusse. Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme (Russie Politics)

par Karine Bechet-Golovk 4 Mars 2015, 11:19 Le Monde Médias Russie Propagande

"Le Monde" et la propagande antirusse. Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme (Russie Politics)
Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme
Par Karine Bechet-Golovk
Russie Politics
"Le Monde" et la propagande antirusse. Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme (Russie Politics)

Aujourd’hui, j’ai eu le privilège et la chance exceptionnelle de lire un édito d’une rare médiocrité. Décidément, Le Monde semble vouloir prendre la tête de la propagande de mauvaise qualité pour la suprématie idéologique, politique, morale et éthique du Monde Libre contre la Russie dictatoriale. Face à ce déferlement de bêtise, j’aimerais attirer votre attention sur une initiative privée, qui a le mérite de propager l’amour par la connaissance de l’autre. Une simple association de Lille, Neznaïki.

Dans l’édito d’aujourd’hui, le journal Le Monde ne fait plus du journalisme, mais en appel à la haine de l’autre qui n’est pas soi. Il est russe, donc oppressé par un dictateur sanguinaire, il ne peut pas s’exprimer. Dans le cas contraire il a subi un lavage de cerveau ou a peur. C’est vrai, il n’a pas la chance d’être Charlie et de ne pouvoir être autre chose, sinon une erreur sociale. « Boris Nemtsov : « Poutine m’a tuer » », voici un titre qui donne le ton au déferlement de haine primaire qui suit. Condamner car il ne peut et ne doit en être autrement, en accusant l’autre d’être responsabe de la haine ambiante. Cette haine qui a tué. L’enquête est close. La Haine ne tue pas, c’est l’Homme qui a le libre arbitre de prendre une arme, qui a le libre arbitre de tirer sur un autre être humain. C’est l’homme qui tue. Et c’est l’enquête qui doit justement, dans un Etat de droit, déterminer les responsabillités réelles, selon les règles de droit en vigueur. Mais quelle importance pour la presse française, pourquoi s’ennuyer avec ces détails.

Cette haine de ce qui est différent, si elle touche la Russie, touche, en France, toutes les personnes qui osent encore dire ce qu’ils pensent. Ils peuvent avoir tort, ils peuvent se tromper, mais ils doivent avoir le droit de s’exprimer. S’en suit un débat pour ceux qui ne sont pas d’accord. Ce que nos médias ne savent pas/plus faire. Les experts de plateau de hurler, comme Ruth Elkrieff à propos des influences de E. Valls qu’il est inacceptable même d’en parler. Et de couper violemment la parole à toute personne qui voudrait au moins discuter la question. Son agressivité au nom de sa vérité est alors devenue la vérité unique acceptable pour tous.

C’est ainsi que ce type d’individus, elle n’en est qu’un exemple, tue le débat, propage la haine et utilise l’agressivité. Elle stigmatise l’autre, car il est autre et s’assume comme tel, ce qui est un crime. Il devrait se repentir. Pour le moins.

La seule manière de sortir de ce type de cercles vicieux appartient aux individus et aux initiatives personnelles. Je n’ai pas l’habitude dans ce blog de faire de publicité. Je ne ferai donc pas de publicité. Je voudrais simplement attirer votre attention sur une petite initiative privée qui a donné vie à l’association Neznaïki. Neznaïka est un héros de la littérature russe pour les enfants, dans la trilogie qui est dédiée à ses aventures sous la plume de Nikolaï Nossov.

L'association est située au 4 rue Guillaume Tell, à Lille dans les locaux d’une école primaire. Neznaïki accueille les enfants le samedi après-midi. Ceux-ci sont répartis par classes d’âge et peuvent bénéficier de cours dès 2 ans. L’apprentissage se fait de façon très ludique : lecture de contes, jeux, chansons… Les professeurs proposent également des cours de travaux manuels durant lesquels il n’existe qu’une seule contrainte : parler russe ! Quant aux adultes, l’association les reçoit le mercredi soir. Chacun est le bienvenu, quel que soit son niveau. Un bilan lors du premier cours permet de définir les connaissances des élèves et de les orienter au mieux.

Voici en substance comment il est possible de modifier non seulement le discours, mais de l’instaurer. Il devient alors beaucoup plus difficile de haïr. Personnellement, je ne saurais que trop conseiller à l’auteur de cet édito d’aller y faire un tour. Parfois, la magie existe. Voici en image ce qu’il y trouverait :

"Le Monde" et la propagande antirusse. Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme (Russie Politics)
"Le Monde" et la propagande antirusse. Ce n’est pas la haine qui tue, c’est l’homme (Russie Politics)

Multiplions ces initiatives.

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