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Syrie. Les élucubrations de Laurent Fabius

par Sam La Touch 16 Mars 2015, 21:43 Articles de Sam La Touch Syrie Fabius EI

Syrie. Les élucubrations de Laurent Fabius

Incroyable Laurent Fabius qui après avoir soutenu que le groupe terroriste d'Al Nosra "faisait du bon boulot" en Syrie en 2012, vient de déclarer que "négocier avec le président syrien Bachar al-Assad, comme l'a envisagé dimanche son homologue américain John Kerry, reviendrait à "faire un cadeau absolument scandaleux" au groupe Etat islamique". Alors que les USA, après avoir soutenu, à l'instar des gouvernements français et israéliens, les rebelles modérés et en sous-main les groupes proches d'Al-Quaïda, semblent enfin se rendre compte que cela n'a fait qu'aggraver la situation et renforcer l'Etat islamique (EI) chez qui on retrouve de nombreuses armes livrées par les USA et la France aux rebelles dits "modérés" passés avec armes et bagages chez Al-Nosra et EI, Laurent Fabius tient des propos ahurissants.

Ainsi négocier avec Assad reviendrait à faire un cadeau avec l'EI, alors qu'Assad a toujours été le seul à avoir combattu ces groupements terroristes qui comme en Libye furent soutenus par l'axe atlantiste. (Il ne s'agit pas ici de présenter Assad comme un héros, on se souviendra qu'il a lâché et balancé Kadhafi en espérant être épargné par les Occidentaux. On voit bien où la lâcheté et l'absence de solidarité mènent).


Bref, revenons à Fabius, qui a ajouté "Toute autre solution qui remettrait en selle M. Bachar al-Assad serait un cadeau absolument scandaleux, gigantesque aux terroristes de Daesh". On aurait plutôt eu tendance à penser le contraire puisque l'un des objectifs de l'EI, à l'instar de celui de Fabius et du gouvernement français, est l'élimination d'Assad.

La logique de Fabius devient de plus en plus incompréhensible à moins qu'elle soit directement branchée sur des intérêts colonialistes au proche-orient. On pourrait mieux comprendre son obstination à voir Assad éliminé :

Le 29 mai 2012, Fabius avait promis que la France interviendrait contre le régime syrien ; il a déclaré le 17 août 2012 en Turquie que Bachar El Assad ne méritait pas d’être sur terre ; le 14 décembre 2012 que le front Al-Nosra faisait du bon boulot ; le 13 mars 2013 que la France et la Grande Bretagne allaient livrer des armes aux rebelles ; que la France a appelé le 22 août 2013 à une réaction de force contre le régime syrien et à présent... que négocier avec Assad c'était "faire un cadeau" à l'EI. Une ultime rhétorique pour diaboliser Assad mais sans aucune autre logique que celle de déstabiliser le pouvoir en place en Syrie comme ce fut le cas en Libye pour mieux attiser "la guerre civile" (qui n'est autre qu'une guerre néocoloniale menée par les pays atlantistes au travers de tirailleurs islamistes) ?

Lire également :
- Attiser la guerre civile, la politique de la France ? (ASI) 
- Syrie: Kerry admet que Washington doit parler avec Assad pour mettre fin au conflit (AFP) 
- Selon le Wall Street Journal, Israël soutient les combattants des groupes terroristes d'Al-Nosra et d'Al-Quaïda en Syrie
- L'espion arrêté après avoir aidé trois collégiennes britanniques à rejoindre l'Etat islamique travaillait pour les services de renseignement canadiens.
- Voici les preuves des liens existants entre Washington et l'Etat islamique (Telesur) 
- Apologie du terrorisme : Laurent Fabius et al-Nosra (Medias-Presse-Infos)
- Le "chef de guerre" François Hollande est-il lié au terrorisme en Syrie ? L'Etat français relève-t-il de la Cour pénale internationale ? 
Syrie: négocier avec Assad serait "un cadeau scandaleux" à l'Etat islamique (Fabius)
AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé lundi que négocier avec le président syrien Bachar al-Assad, comme l'a envisagé dimanche son homologue américain John Kerry, reviendrait à "faire un cadeau absolument scandaleux" au groupe Etat islamique.

"La solution" au conflit syrien, "c'est une transition politique qui doit préserver les institutions du régime, pas M. Bachar al-Assad", a déclaré M. Fabius à l'issue d'une réunion à Bruxelles. "Toute autre solution qui remettrait en selle M. Bachar al-Assad serait un cadeau absolument scandaleux, gigantesque aux terroristes de Daesh", a-t-il ajouté.

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