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Interview d'Assad sur France 2. Face au courroux du gouvernement socialiste et du Quai d'Orsay, Pujadas défend sa "mission d'informer"

par AFP 21 Avril 2015, 21:43 France 2 Interview Bachar al-Assad Quai d'Orsay Elysée Critiques Pujadas Syrie Articles de Sam La Touch

Interview d'Assad sur France 2. Face au courroux du gouvernement socialiste et du Quai d'Orsay, Pujadas défend sa "mission d'informer"

David Pujadas, qui a réalisé l'entretien controversé de Bachar al-Assad diffusé lundi soir sur France 2, a défendu mardi la "mission d'informer" des journalistes, différente selon lui de celle des diplomates.

"Il y a notre mission à nous qui est une mission d'informer et les intérêts (avec la diplomatie française, ndlr) sont contradictoires! On n'a pas les mêmes missions!", a-t-il expliqué sur Europe 1, disant comprendre que "ça grince un peu des dents" du "côté du Quai d'Orsay".

"Nous, la question qu'on se pose c'est :+est-ce que interviewer l'un des protagonistes principaux d'un des pires conflits depuis 20 ans permet à nos téléspectateurs de se forger une opinion?+ La réponse est indéniablement oui!", a ajouté le présentateur vedette de France 2, en rappelant que d'autres télévisions, comme la BBC et NBC, avaient récemment rencontré Bachar al-Assad.

En septembre 2013 déjà, la publication dans le Figaro d'une interview du dirigeant syrien avait été froidement accueillie par l'Elysée, des proches du président confiant leur irritation.

"La direction de la rédaction de France 2 ne veut pas polémiquer", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la chaîne.

"David Pujadas et la rédaction ont fait leur travail en menant l'interview. Toutes les questions ont été posées, y compris les questions autour des circonstances de la mort de Gilles Jacquier", grand reporter à France 2, tué par un obus de mortier en janvier 2012, a-t-elle ajouté.

"Cette question nous tenait à coeur", poursuit la direction de la rédaction de la chaîne, qui estime que "cette interview a été menée sans aucune complaisance".

Mardi matin sur RFI, l'ancien ministre (PS) François Lamy a estimé que cet entretien avec Bachar al-Assad "n'honorait pas le service public", reprochant à la chaîne d'avoir laissé le président syrien "dire un certain nombre de mensonges sans réagir".

Paris, comme Londres, a fermé en mars 2012 son ambassade à Damas afin de protester contre la répression conduite par le régime. Depuis deux ans, la France fait l'objet de pressions syriennes et de certains hommes politiques français pour restaurer des relations diplomatiques bilatérales mais le président François Hollande s'y refuse de manière catégorique.

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