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Les Européens face aux migrants: le bal des faux-culs (Mondafrique)

par Nicolas Beau 24 Avril 2015, 18:29 Europe UE Migrants France François Hollande

A l’issue du conseil européen sur les naufrages en Méditerranée, François Hollande s’est félicité du « triplement » des aides européennes aux migrants en détresse. De qui se moque-t-on ?

Ce vendredi 24 avril, la commémoration du génocide arménien a chassé de la une de l’actualité les naufrages tragiques de migrants. Ainsi va la loi de l’actualité quotidienne. Sauf que cet épisode tragique s’achève sur une véritable pantalonnade, lorsque, à l’issue du Conseil européen, le président français, François Hollande, annonce « un triplement » de l’aide européenne aux secours aux migrants en détresse. Soit neuf millions par mois, une aumône.

L’ancien diplômé de l’ENA et d’HEC qu’est Hollande devrait revoir ses tables de multiplication. Voilà deux ans, l’Europe avait voté un plan de sauvetage d’aide aux migrants baptisé « Mare Nostrum ». Lequel, d’un montant de 15 millions d’euros, a permis à la marine italienne de sauver des milliers de malheureux durant l’année 2014. Or ce budget, en raison de l’opposition anglaise… et française, n’a pas été reconduit en 2015.

Quinze millions d’aides par mois en 2014, neuf désormais, tel est le « le triplement » des aides selon Hollande, qui en appelle au « devoir » de la France vis-à-vis des migrants clandestins.

« L’appel d’air »

Pour justifier l’arrêt des aides à la marine italienne à l’automne dernier, les Anglais ont déploré « l’appel d’air » que constitueraient de possibles secours aux naufragés. Des migrants bénéficieraient ainsi, avait-on expliqué alors, d’une assurance-vie qui les inciterait à gagner les côtes européennes. Mieux valait, selon ces stratèges, laisser planer le risque d’un drame pour les dissuader de tenter une échappée belle. On a vu le résultat tragique de cette grande politique.

Or à l’époque les Français, notamment le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait soutenu l’initiative anglaise d’arrêt des aides. Lors d’un déjeuner place Beauvau avec des éditorialistes, ce bon apôtre s’était posé en partisan de la fermeté : « Il vaut mieux, avait expliqué le ministre aux journalistes, ne pas créer d’incitation à venir en Europe. »

Les mêmes nous parlent aujourd’hui du « triplement » des aides. L'Europe prend l'eau !

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