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Comment le "chef de guerre" français, sous les vivats des médias, soutient le terrorisme

par Sam La Touch 5 Mai 2015, 21:08 Articles de Sam La Touch France François Hollande Syrie Terrorisme Al-Nosra Collaboration Qatar Arabie Saoudite

Comment le "chef de guerre" français, sous les vivats des médias, soutient le terrorisme

La vente d'un lot de Rafale à l'Etat du Qatar a été l'objet de nouveaux cocoricos médiatiques dans le P.A.F assorti d'un autosatisfecit gouvernemental. Sans scrupules, aucun ! On a vu le "chef de guerre" au Qatar sourires aux lèvres reçus par les dirigeants d'un Etat dictatorial pour le bien de l'industrie militaire française. Or, selon un rapport étatsunien les Etats du Golfe sont ceux qui soutiennent le terrorisme en Syrie et en Irak qu'il soit nommé Al-Quaïda ou Etat islamique, contredisant ainsi les mensonges du Quai d'Orsay (Laurent Fabius assure que le Qatar ne finance pas le terrorisme : le ministre a menti ).

Selon le Canard Enchaîné du mercredi 29 avril, les donateurs sont originaires d'Arabie saoudite, du Qatar, des Emirats arabes unis et du Koweït. A cela s'ajoute le soutien financier saoudien aux miliciens de Boko Haram qui se sont renommés récemment "Etat islamique de l'Afrique de l'Ouest".

Le "chef de guerre" et son aéropage militaire branché sur l'OTAN, sans scrupule aucun, avec la complicité médiatique française sans conscience, arment, financent des Etats dictatoriaux (Qatar, Arabie Saoudite) aux us et coutumes barbares (charia, flagellations, décapitations, travail forcé voir esclavage...) qui soutiennent les pires terroristes au Nigeria, en Syrie, en Irak et à présent au Yémen. C'est le prix de la diplomatie sunnite de la France alignée sur celles des Etats-Unis et Israël mais dont le coût est terrible pour les pays soumis au joug de leur impérialisme sous l'emprise de leurs nouveaux tirailleurs qu'il soit nommé Etat islamique ou bien Al-Quaïda.

Mais non seulement, Hollande soutient indirectement le terrorisme dans ces pays de par son soutien financier, politique et militaire aux dictatures monarchiques du Golfe dans sa lutte contre l'influence chiite iranienne dans la région mais il a également soutenu aussi directement militairement les terroristes. En effet, le nouveau "ministre de l'Afrique", Le Drian, et son "chef de guerre", ont révélé avoir fourni en armes l'armée syrienne libre - au moins jusqu'à la fin 2014 - qui n'est qu'un nid d'islamistes hétéroclites dont beaucoup transitent allègrement de l'ASL au front Al-Nosra voir à l'EI. Sans compter les rançons fournit par l'Etat français aux djihadistes syriens de l'EI pour délivrer les otages français (Paris a payé 18 millions de dollars pour libérer les otages français en Syrie (Focus) ). Alain Marsaud, député français de l'UMP, déclarait sur BFM TV : "Ce sont nos alliés (proches d'Al-Quaïda en Syrie) qui ont enlevé nos journalistes" .
Il est su de tous, à présent que les rebelles soutenus par la CIA et la France rejoignent Al-Quaïda pour combattre Assad en Syrie. Pour faire simple, certains estiment que la France et ses aliés atlantistes essayent de rééditer "l'exploit" du couple infernal Sarkozy-Cameron en Libye, à savoir détruire un pays puissant dans la région pour y installer le chaos et in fine Al-Quaïda ou l'EI en Syrie.

Lorsque Assad, sur France 2, met en cause le soutien du gouvernement français et des services de renseignements français aux terroristes en Syrie, ses allégations sont malheureusement étayées par de nombreuses preuves. On pourra évoquer le soutien français aux dictatures du Golfe finançant le terrorisme mais aussi le soutien français apporté aux terroristes de l'ASL et au front Al-Nosra se revendiquant d'Al-Quaïda.

Ainsi le front Al-Nosra, se réclamant d'Al-Quaïda, fut déclaré par le ministre des Affaires étrangères français en 2012 comme faisant du "bon boulot". En 2013, Laurent Fabius, appelait dans un discours calqué sur celui des autorités israéliennes, à arrêter la progression des forces d'Assad, ce qui revenait à protéger les forces d'Al-Nosra qui constituaient l'essentiel de la "résistance" face aux forces d'Assad à Alep. "Il faut un rééquilibrage [entre les troupes du régime et la résistance] parce qu'au cours des dernières semaines les troupes de Bachar Al-Assad, et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont regagné un terrain considérable.". (Le Monde Syrie : Fabius appelle à arrêter la progression des forces d'Assad). En novembre 2014, au prétexte de lutter contre l'EI, la France appellait à nouveau à intervenir contre le régime d'Assad en passe de reprendre Alep aux mains des djihadistes syriens d'Al-Nosra "nouveaux maîtres d'Alep" dont la majorité des combattants sont étrangers. La position du gouvernement français envers le groupe al-Nosra ne semble guère s'être clarifiée malgré que ce groupe de djihadistes ait été placé en 2012 sur la liste des organisations terroristes des USA au grand dam du gouvernement français.

Le 20 décembre 2014, le tribunal administratif de Paris qui avait été saisi par les plaintes des civils syriens suite au soutien du Ministre des Affaires étrangères français envers les djihadistes syriens et à sa charge constante contre les forces loyalistes d'Assad s'était déclaré incompétent car cela ne relevait pas de sa compétence étant donné que ce soutien engageait l'Etat français et son gouvernement. Mais aux dernières nouvelles, les Etats-Unis auraient prévu de rebaptiser les groupes terroristes affiliés à Al-Quaïda en groupe rebelles "modérés", s'alignant ainsi sur la position française et israélienne.

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