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Françafrique. Un "gouvernement parallèle" français supervise le gouvernement centrafricain par intérim de Samba-Panza

par Sam La Touch 24 Mai 2015, 11:45 France Françafrique Centrafrique Samba-Panza Conseillers français gouvernement parallèle Articles de Sam La Touch néocolonialisme

Selon la Lettre du Continent, "la crise centrafricaine constituerait une aubaine pour les experts et consultants français nommés pour conseiller le gouvernement centrafricain". Un "gouvernement parallèle" aurait été installé par Paris pour conseiller la Présidente Samba-Panza, elle-même installée avec les faveurs et l'insistance du M.A.E français, Laurent Fabius, à la faveur de l'action de l'armée française en Centrafrique. Huit experts techniques nommés par Paris composent ce "gouvernement parallèle". Ces huit experts techniques françafricains ont été nommés par le M.A:E via l'ambassade de France (voir plus bas).

Huit experts techniques internationaux (ETI) de nationalité française sont mis à disposition de l’État centrafricain
(Source Ambassade de France à Bangui)
Il s’agit de :

M. le Général BENY Philippe, conseiller militaire placé auprès de la Présidence

M. le Capitaine TORRES James, conseiller Sûreté Immigration placé auprès du Directeur général Émigration Immigration

M. NOTEBAERT Jérome, conseiller placé auprès du ministre de l’administration du territoire.

M. VILLECROIX Pascal, conseiller placé auprès des ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur

M. VALLEE Olivier, conseiller placé auprès du ministre du plan, de l’économie et de la coopération internationale

M. BURNOUF Jacques, conseiller placé auprès du ministre des finances

Mme PATETIF Delphine, conseillère placée auprès du ministre de la justice

M. MARX Jean-Lux, conseiller placé auprès du Premier Ministre.
Françafrique. Un "gouvernement parallèle" français supervise le gouvernement centrafricain par intérim de Samba-Panza

Selon la LdC, des militaires français auraient été placés à la manoeuvre auprès de la Présidente par intérim, Samba-Panza (installée avec les faveurs du M.A.E français : Laurent Fabius) pour contrôler le pouvoir exécutif. Ainsi le général Philippe Beny est le conseiller militaire de Samba-Panza et s'occupe des questions stratégiques, sécuritaires et de défense. Quant au capitaine James Torres, il a été placé conseiller Sûreté Immigration auprès du Directeur Général du contrôle de l'émigration-immigration. Philippe Beny est un officier militaire de l'armée de terre française formé à Saint-Cyr. Il a été responsable de la Mission des Nations Unies pour la Stabilité du Congo et se décrit lui-même comme un "vieux soldat qui en a pas mal vu en Afrique".



Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est conseillé par Jean-Luc Marx selon l'ambassade de France en Centrafrique. S'agit-il de l'ancien préfet de La Réunion et actuel préfet de Seine et Marne ou s'agit-il d'un homonyme ? A noter que dans le document du ministère des Affaires étrangères il est noté "Jean-Lux Marx" au lieu de Jean-Luc Marx. S'agit-il d'une coquille typographique ?

Toujours selon l'ambassade de France en RCA, "M. NOTEBAERT Jérome, conseiller placé auprès du ministre de l’administration du territoire". La LdC précise qu'il s'agit de l'ex-membre du cabinet de la présidence de la communauté urbaine de Dunkerque qui ferait figure de "Monsieur élection".

Enfin le ministre des finances, Abdallah Kadré, est secondé par Jacques Burnouf. Ce dernier est Expert technique international (ETI) mis à disposition par le Ministère français des Affaires étrangères auprès du gouvernement centrafricain par intérim.
Enfin l’économiste et consultant international (et particulièrement en Afrique notamment en RDC) Olivier Vallée, collaborateur de la revue Politique africaine est conseillé économique auprès de la ministre de l'économie, Florence Limbio.

En clair nous avons un "gouvernement parallèle" français qui supervise le gouvernement centrafricain par intérim dans les secteurs de l'exécutif, de l'économie, des finances, de l'immigration et de l'organisation des élections (tandis que le premier ministre est contrôlé également par un conseiller français nommé par Paris).
On ne connaît pas encore les rémunérations de ces conseillers mais gageons que dans la logique françafricaine ...

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