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La famine, c'est le prix que les Grecs payeront s'ils restent dans l'Union européenne (PCR)

par Paul Craig Roberts 17 Juin 2015, 20:20 UE Grece Dette Famine USA Occident Russie Chine Articles de Sam La Touch

La famine, c'est le prix que les Grecs payeront s'ils restent dans l'Union européenne (PCR)
La famine, c'est le prix que les Grecs payeront s'ils restent dans l'Union européenne
Article originel : Starvation Is The Price Greeks Will Pay For Remaining In The EU
Par Paul Craig Roberts

Traduction SLT


Le nouveau gouvernement grec, dirigé par la formation politique Syriza, qui vise à sauver la Grèce de l'austérité, a raté son coup. Le gouvernement a invoqué la bonne volonté de ses "partenaires" de l'UE, pour constater que ses «partenaires» n'avaient aucune bonne volonté. Le gouvernement grec n'a pas compris que la seule préoccupation qui comptait était celle des bénéfices, de ceux qui ont tenu la dette grecque.

Le peuple grec comme son gouvernement est déconnecté de la réalité. La majorité des Grecs veulent rester dans l'UE, même si cela signifie que leurs pensions, leurs salaires, leurs services sociaux et leurs possibilités d'emploi seront réduites. Apparemment, pour les Grecs, cela vaut le coup de souffrir pour rester au sein de l'Union européenne.

La prétendue «crise grecque» n'a aucun sens. Il est évident que la Grèce ne peut pas avec son économie dévastée rembourser les dettes que Goldman Sachs a caché et ensuite capitalisée en occultant l'information, tout en aidant à provoquer la crise. Si la solvabilité des détenteurs de la dette grecque, détenue semble-t-il par les "hedge funds" de New York et les banques allemandes et néerlandaises, dépendent de leur remboursement, la Banque centrale européenne pourrait suivre l'exemple de la Réserve fédérale et imprimer de l'argent pour garantir la dette grecque. La BCE a déjà imprimé 60 milliards d'euros par mois pour sauver le système financier européen, alors pourquoi ne pas inclure la Grèce ?

Un conservateur pourrait dire qu'un tel plan d'action pourrait provoquer de l'inflation, mais ce n'est pas le cas. La Fed a fait tourner la planche à billets pendant sept années, et selon le gouvernement, il n'y a pas eu d'inflation. Nous avons même des taux d'intérêt négatifs attestant de l'absence d'inflation. Pourquoi si l'on créé de l'argent pour la Grèce cela créerait-il de l'inflation mais cela ne le ferait pas pour Goldman Sachs, Citibank, et JPMorganChase ?

De toute évidence, le monde occidental ne veut pas aider la Grèce. L'Occident veut piller la Grèce (comme il l'a fait avec l'Afrique, NdT). L'accord recherché vise à faire en sorte que la Grèce obtienne de nouveaux prêts avec laquelle elle remboursera les prêts existants en échange de la vente d'entreprises publiques, de compagnie d'eau à des investisseurs privés (le prix de l'eau va monter sur le dos du peuple grec), en échange de la vente de la loterie de l'Etat à des investisseurs privés (les recettes publiques grecques vont chuter, rendant ainsi plus difficile le remboursement des dettes), et d'autres «privatisations», telles que la vente des îles grecques protégées à des promoteurs immobiliers.

Cela serait une bonne affaire pour tout le monde mais pas pour la Grèce.

Si le gouvernement grec avait du bon sens, il devrait tout simplement faire défaut. Cela libèrerait la Grèce de sa dette. En seulement quelques mots, la Grèce peut passer d'un pays lourdement endetté à un pays sans dette.

La Grèce pourrait alors financer ses propres émissions obligataires, et si elle avait besoin de crédit externe, la Grèce pourrait accepter l'offre russe.

En effet, si les gouvernements russes et chinois ont un minimum de sens commun, ils payeraient la Grèce pour faire défaut et quitter l'UE et l'OTAN. Alors, le démantèlement de l'empire de Washington commencerait, et la menace de la guerre que la Russie et la Chine craignent disparaitrait. Les Russes et les Chinois gagneraient économiquement beaucoup plus à sauver la Grèce qu'à se préparer à une guerre inutile (contre les Etats-Unis, NdT).

Le Dr Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal. Il était chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard Nouvelles Service et Creators Syndicate. Il a eu de nombreux postes universitaires. Ses chroniques sur internet ont eu un succès dans le monde entier. Les derniers livres de Roberts sont The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West and How America Was Lost.

URL de cet article : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/06/la-famine-c-est-le-prix-que-les-grecs-payeront-s-ils-restent-dans-l-union-europeenne-pcr.html

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