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11-Septembre : elle évoqua une « grosse explosion », les médias passent son témoignage sous silence (Panamza)

par Hicham Hamza 28 Août 2015, 01:31 USA Marcy Borders Explosion 11-9

Marcy Borders, rescapée emblématique du 11-Septembre et décédée lundi d'un cancer de l'estomac, avait témoigné avoir entendu une «grosse explosion» : les médias traditionnels se contentent aujourd'hui d'évoquer son surnom de "dame de poussière".

Le 27.08.2015 à 16h20

Elle avait 28 ans le 11 septembre 2001.

La New-Yorkaise Marcy Borders, rescapée de la désintégration du World Trade Center et atteinte depuis d'un cancer de l'estomac, est morte.

Depuis hier, la plupart des médias ont rapporté le décès : Le Monde, France Télévisions, France Info, le JDD, BFM TV, Paris Match, etc.

Tous se sont focalisés sur son caractère d'icône : à son insu, Borders était devenue célèbre en raison de cette photographie de Stan Honda qui lui avait valu le surnom de "dame de poussière".

11-Septembre : elle évoqua une « grosse explosion », les médias passent son témoignage sous silence (Panamza)

Aucun média traditionnel n'a rapporté son témoignage, capturé (à partir de 0'30) par la chaîne ABC dans l'heure qui a suivi la destruction de la Tour nord dans laquelle elle travaillait.

Elle affirma avoir entendu, à l'instar de nombreux autres employés présents dans le hall de la Tour nord, une "grosse explosion" survenue juste avant l'effondrement de la Tour sud.

Marcy Borders était également apparue (à partir de 3'53) dans des images tournées, dans les minutes qui ont suivi son accès à l'extérieur, par la chaîne CBS.

En 2011, elle affirma de nouveau (à 0'38) avoir "entendu l'explosion".

La même année, elle indiqua au journal britannique The Independent avoir cru, ce jour-là, "être bombardé".

11-Septembre : elle évoqua une « grosse explosion », les médias passent son témoignage sous silence (Panamza)

D'autres témoins et rescapés (secouristes ou journalistes) avaient également affirmé avoir entendu des explosions.

Une vidéo permet de se représenter ce qu’a pu observer Paul Lemos. Grâce aux techniques permettant de stabiliser une image et de procéder à un zoom, un internaute a monté et mis en ligne ces images :

Propos similaires pour ces pompiers ou ce journaliste de la BBC ayant survécu au chaos.

La chaîne CBS avait diffusé, en direct, deux témoignages faisant état de la "grosse explosion" entendue par Marcy Borders.

Le mot “explosion” était sur toutes les lèvres ce matin du 11 septembre à New York.

Pourtant, la plupart des médias l’auront rapidement évacué dans leur récit des évènements. Ainsi, dans un premier temps, Aaron Brown, l’ancien présentateur-vedette de CNN qui assista à l’effondrement de la Tour sud, n’hésitait pas à parler lui-même, quelques instants plus tard, de "huge explosion": une énorme explosion. Une heure après, son audace sémantique s’était réfrénée : "Il y avait une énorme… Je ne veux pas dire « explosion » mais un énorme panache de fumée" avant de préciser qu’il n’était "pas clair si les énormes vacarmes entendus résultent d’explosions produites dans l’immeuble ou bien, tout simplement, des sons causés par l’effondrement".

Trente minutes plus tard, une divine réponse lui fut chuchotée à l’oreille : alors qu’il est à l’antenne et qu’il tente de relativiser l’hypothèse d’une "seconde explosion" ayant provoqué l’effondrement, une mystérieuse voix, audible à 20’, lui suggère de répéter les mots "structural failure". Le journaliste semble alors confus et se contente d’évoquer finalement un "effondrement structurel".Qu’est-ce que la "défaillance structurale" évoquée par cet expert bien opportun ? C’est l’argument scientifique officiel -employant exactement les mêmes termes- qui sera bientôt mis en avant pour chasser le doute de tous ceux qui ont cru voir autre chose dans le 11-Septembre, à savoir la démolition contrôlée des trois tours du World Trade Center. Il n’est pas encore midi quand Aaron Brown finit par rendre les armes : "Cela ressemble presque à une de ces implosions programmées mais, bien sûr, il n’y avait rien de programmé et ce n’était pas une implosion".

La théorie en vogue d’une "démolition contrôlée" est notamment promue par AE911Truth, une association regroupant plus de 2300 architectes et ingénieurs. Voilà sept ans, j’avais eu l’opportunité d’interviewer longuement son porte-parole, l’architecte californien Richard Gage. Si son hypothèse s’avérait juste, c’est le noyau dur de la version officielle qui s’en retrouverait détruit : les attentats ne pourraient pas, en conséquence, être uniquement l’opération d’un groupe isolé –Al Qaïda- mais bien plutôt la manœuvre sophistiquée d’un plus vaste réseau, capable de bénéficier d’un accès sécurisé aux Tours pour y pré-installer des explosifs. Même le FBI avait publiquement envisagé, dès les premières heures, la piste d’un "impact secondaire" dans la Tour sud ainsi que celle d’explosifs préalablement positionnés sous les gratte-ciels.

Dans un entretien accordé en 2007 à la Télé Libre, Guillaume Dasquié, proche des services secrets français, superviseur à propos du 11-Septembre d’une "grande enquête spécial désintoxication" (enfumage organisé par le Centre de formation des journalistes et vivement décrié par les internautes), avait dû lui-même concéder, du bout des lèvres, que l’hypothèse d’explosifs pré-installés dans le World Trade Center était "peu probable mais (qu’) on ne l’exclut pas".

Contrairement à une affirmation mensongère de Rue 89 selon laquelle il n’y a pas de spécialiste d’explosifs pour soutenir une telle hypothèse, de plus en plus d’experts se sont manifestés pour appuyer cette idée. C’est le cas notamment de Tom Sullivan : dans une interview traduite en français, ce placeur de charges qui a collaboré avec la première entreprise au monde de démolition contrôlée donne une analyse étayée en renfort de la thèse d’un usage d’explosifs dans les tours désintégrées du World Trade Center.

Désormais, il est sans doute temps, au regard des éléments d’information accumulés depuis près de quatorze ans, de promouvoir ouvertement l’hypothèse selon laquelle l’opération du 11-Septembre a pu être facilitée, voire élaborée, par une partie tierce incluant -notamment- le régime de Tel Aviv.

Aussi ridicule que la version officielle -et finalement démentie seize ans plus tard- d’un "tireur isolé" dans l’attentat contre Kennedy, le récit de l’Administration Bush, complaisamment relayé par l’ensemble des médias occidentaux et faisant état de l’action d’un "groupe isolé", est invalidé par l’existence de preuves concordantes et irréfutables au sujet de ces détonations.

La démystification du 11-Septembre, à propos de laquelle certains préfèrent hausser les épaules ou ricaner, est pourtant un impératif politique, civique et journalistique.

L’évènement a provoqué la mort de centaines de milliers d’individus, depuis le crash du premier avion dans le World Trade Center jusqu'au dernier "dommage collatéral" commis par un drone américain au Pakistan. Ses séquelles persistent dans les cœurs et les consciences, entre restriction des libertés individuelles, expansion du contrôle policier et fabrication de l’islamophobie. En dépit du silence des grands médias et de celui -plus grave encore- de la plupart des intellectuels et militants associatifs de l'Hexagone, le 11-Septembre demeure essentiel à élucider.

C’est une question de temps : les explosions du World Trade Center n’ont certainement pas fini de causer leur ravage.

HICHAM HAMZA

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