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[Vidéo] Fabriquer l’ennemi : la vérité sur la Syrie et la Libye (ASI)

par Lizzie Phelan, Mostafa Afzalzadeh 21 Août 2015, 21:05 Libye Impérialisme Sarkozy Cameron Kadhafi Calmy-Rey Hillary Clinton Crimes contre l'humanité

[Vidéo] Fabriquer l’ennemi : la vérité sur la Syrie et la Libye (ASI)

Fabriquer l’ennemi : la vérité sur la Syrie

*

Le documentaire « Fabriquer l’ennemi : la vérité sur la Syrie » décrit la guerre psychologique devant conduire au renversement du gouvernement syrien selon l’agenda occidental. Il montre comment les médias ont contribué directement à l’effusion de sang en Syrie.

Réalisé en 2012 par les journalistes Lizzie Phelan et Mostafa Afzalzadeh il comprend :

– la preuve de faux rapports diffusés / publiés par CNN, BBC, Al Jazeera et d’autres

– des entretiens avec des Syriens: un acteur, un artisan, un journaliste, un résident de Homs et un militant qui ont tous été touchés par la crise.

– il dé-construit les principales allégations présentées par divers acteurs, à savoir que le gouvernement syrien aurait systématiquement réprimé des manifestations pacifiques perdant ainsi sa légitimité

– il montre comment de telles allégations sont étayées par des preuves insuffisantes et ne sont que de la propagande devant servir les intérêts de la politique étrangère des pays engagés dans la déstabilisation de la Syrie.

YouTube – Traduit en français

Montage: Lizzie Phelan.

Publié le 8 octobre 2012

Version française (merci à knowldge-tv.com pour la traduction)

Source: http://www.silviacattori.net/article4485.html

Fabriquer l’ennemi

La vérité de Lizzie Phelan qui se trouvait en Libye en été 2011

VIOLATION FLAGRANTE DU DROIT HUMANITAIRE

Le lynchage de M. Kadhafi n’a ému ni Micheline Calmy-Rey ni Hillary Clinton

La France a été au départ de la guerre qui a jeté des millions de Libyens sur les routes et a détruit leur Etat

La France a été au départ de la guerre qui a jeté des millions de Libyens sur les routes et a détruit leur Etat

Le lynchage révoltant de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, à Syrte, sa ville natale, n’a pas fini de hanter le cœur et l’esprit de tous ceux qui refusent la barbarie à laquelle de prétendues « interventions humanitaires » conduisent.

Les images glaçantes, outrageantes, de la dépouille nue, maculée de sang, de Mouammar Kadhafi, et de celle de son fils Mouatassim, sont encore dans nos yeux. Exhibées, jetées en pâture par les nouveaux maîtres libyens, elles nous hanteront longtemps.

Pétrifié, chacun a pu voir, pratiquement en direct, les images insoutenables d’un homme couvert de sang, insulté, frappé, défiguré, humilié, regardant incrédule ses mains rougies de son propre sang, condamné à mort par des miliciens vociférant…

Il y a une limite à la quantité d’atrocités qu’une personne capable de compassion peut supporter. Depuis Abou Ghraib cette limite a été largement dépassée.

Ces atrocités innommables nous les refusons. Elles présagent encore plus de sang et de larmes et de douleur pour les Libyens déjà cruellement meurtris par huit mois de bombardements et violences. Elles annoncent de plus grandes catastrophes…

Le spectacle bestial de la mise à mort de l’ancien dirigeant libyen, ne semble pas avoir révulsé le cœur de la présidente de la Confédération helvétique, Micheline Calmy-Rey. Au journaliste, Darius Rochebin, qui lui demandait obséquieusement ce qu’évoquait cette mort, elle a répondu froidement, sans l’ombre d’un malaise :

« J’aurais préféré qu’il soit jugé parce qu’il a des comptes à rendre. Il a régné sur la Libye pendant 42 ans, sur une dictature sanglante. Ma foi, il est mort comme il a régné… » [1]

Ce commentaire est à la fois sidérant et révoltant.

Quel qu’aient pu être les crimes commis par Mouammar Kadhafi, sa dignité d’être humain, ne devait-elle pas être respectée ? Tout homme, fût-il coupable, n’a-t-il pas droit à être traité humainement ? N’est-ce pas là une exigence du droit humanitaire dont Mme Calmy-Rey se plaît à financer des projets [2] ?

Mouammar Kadhafi et son fils Mouatassim étaient vivants au moment de leur capture. Ils ont été sauvagement brutalisés. [3] De même que des dizaines de milliers de Libyens anonymes à eux attachés. Ils n’ont pas eu droit au traitement de prisonniers de guerre.

Face à une violation flagrante du droit international, et de toutes les règles fixant des limites à la sauvagerie, en sa fonction de présidente de la Confédération suisse, Mme Calmy-Rey se devait au moins de condamner le non respect du droit humanitaire.

Mais, foin du droit ! L’antipathie et la rancœur personnelle de Mme Calmy-Rey à l’égard de Kadhafi, ont lamentablement pris le dessus.

Mme Hillary Clinton ne s’est pas montrée plus humaine. Elle a laissé éclater une joie obscène au moment où elle apprenait la mort de Kadhafi [4].

Le cynisme dont Clinton et Calmy-Rey ont fait montre peut être qualifié d’inhumain… la preuve que les femmes une fois au pouvoir – qu’elles se situent à droite ou à gauche – ne sont pas plus justes que les hommes…

Sur le continent européen, un seul homme d’État s’est dressé pour dire son indignation, pour dire son dégoût, pour dire non à la barbarie : le premier ministre russe Vladimir Poutine. Révolté par le traitement réservé à la dépouille du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, et par ce que ces images « dégoûtantes »lui inspiraient, il en a appelé, lui, au respect du droit international et des Conventions de Genève.

« La quasi-totalité de la famille de Mouammar Kadhafi a été tuée. Son corps a été exposé sur toutes les chaînes de télévision du monde. Il était impossible de regarder ces images sans écœurement. Il est tout ensanglanté, blessé, encore vivant, puis achevé (…) et on exhibe tout ça sur les écrans », s’est-il indigné. [5]

Une leçon d’humanité à l’adresse de ces deux femmes de pouvoir si indifférentes à la cruauté, et de tous ces dirigeants occidentaux arrogants et hypocrites qui n’ont que les « droits de l’homme » à la bouche, mais ignorent leur violation quand cela les arrange.

Calmy-Rey (deuxième rang) n’avait rien à faire dans cette conférence qui réunissait les chefs d’Etats de la coalition qui participait à l’intervention de l’OTAN en Libye

Calmy-Rey (deuxième rang) n’avait rien à faire dans cette conférence qui réunissait les chefs d’Etats de la coalition qui participait à l’intervention de l’OTAN en Libye

Les peuples qui ont soif de justice et d’humanité rejettent cette violence institutionnalisée, ce parti pris pour le plus fort, cette absence de compassion à l’égard des vaincus.

Mme Calmy-Rey ne devait pas participer, au nom de la Suisse, à la conférence des Etats qui conduisaient la Libye à sa perte

Le mandat de l’OTAN en Libye était de protéger les civils, et non pas de les massacrer. [6] La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU a été outrepassée. Dès le début de l’intervention, des charniers où l’on a trouvé les cadavres de partisans de Kadhafi, exécutés les mains liées derrière le dos, ont attesté des massacres commis par les combattants anti-Kadhafi qu’appuyait l’OTAN.

Cela n’a pas dissuadé la socialiste Mme Calmy-Rey de se rendre le 1er septembre 2011 à la Conférence des « Amis de la Libye » à Paris. Convoquée à l’initiative de Sarkozy cette conférence -contrairement aux raisons avancées- était une manœuvre qui devait, d’une part, au travers du grand nombre de pays représentés, apporter une reconnaissance tacite du bien-fondé de l’intervention de l’OTAN en Libye. Et contribuer d’autre part, à asseoir la légitimité d’un Conseil national de transition (CNT) et de ses combattants barbares de plus en plus contestés et soumis à critique.

La Suisse ne faisant pas partie de l’Alliance atlantique, Mme Calmy-Rey n’avait pas à associer le peuple suisse, à une mascarade qui de toute évidence, ne servait qu’à apporter une caution à la destruction de la Libye et au massacre de dizaines de milliers de civils par les « frappes » de la coalition et les attaques des combattants du CNT.

Silvia Cattori | 6 NOVEMBRE 2011

[1] Télévision Suisse Romande, le 21 octobre 2011.

[2] Voir :Le_chantier_des_droits_humains_pour_le_21e_siecle.html?cid=7082988

http://www.swissinfo.ch/fre/Dossiers/De_Solferino_a_la_Croix-Rouge/Eclairages/Le_droit_humanitaire_reste_au_coeur_de_la_diplomatie_suisse.html?cid=234242

[3] Voir : http://www.silviacattori.net/article2213.html

[4] Voir la vidéo : http://www.silviacattori.net/article2217.html

[5] Voir :http://fr.rian.ru/world/20111026/191681098.html

[6] Voir : http://www.silviacattori.net/article1644.html

Publié initialement par: http://www.silviacattori.net/article2293.html

Hillary Clinton on Muammar Qaddafi barbaric lynching: « We came, We saw, He died »

Secretary of State Hillary Clinton laugh after hearing deposed Libyan leader Muammar Qaddafi had been killed.

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