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Comment les alliés des États-Unis apportent leur aide à Al-Qaïda en Syrie (Consortium News)

par Damiel Lazare 16 Septembre 2015, 03:42 Syrie Al-Quaïda USA Israël Turquie Arabie Saoudite Collaboration Impérialisme

Comment les alliés des États-Unis apportent leur aide à Al-Qaïda en Syrie (Consortium News)
Comment les alliés des États-Unis apportent leur aide à Al-Qaïda en Syrie
Par Daniel Lazare
Source originale : Consortium News

Traduit de l’anglais par SK pour Investig’Action

La stratégie de l’administration Obama visant à obtenir un « changement de régime » en Syrie renferme un secret fâcheux : elle revient à nouer une alliance de fait avec le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda tendant vers une victoire éventuelle, aidé directement et indirectement par l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’entité sioniste. Voici les explications de Daniel Lazare.

Lorsque les États-Unis et la Turquie ont annoncé le 23 juillet qu’ils s’unissaient pour la création d’une « zone de sécurité » dans le nord de la Syrie, personne n’arrivait exactement à comprendre ce que cela signifiait. Tandis que la Maison Blanche refusait d’admettre que l’accord impliquait l’envoi de troupes afin de boucler la zone ou d’avions de guerre pour effectuer des patrouilles aériennes, Josh Rogin de Bloomberg a écrit que cette expression n’était pas appropriée : « En vérité, il n’y a pas vraiment de « zone », ni de projet cherchant à garantir la « sécurité » de la région ».

En effet, Rogin a déclaré que trois « hauts responsables du gouvernement » avaient organisé une téléconférence dans le but d’assurer aux journalistes qu’il n’y avait aucun projet « de création d’une zone de sécurité, d’une zone d’exclusion aérienne, d’une zone tampon humanitaire ou de quelque autre zone protégée que ce soit. » Alors, s’il ne s’agissait pas de cela, en quoi le projet pouvait-il bien consister ?

À présent, nous le savons. La raison pour laquelle la Turquie et les États-Unis souhaitent peut-être créer, ou pas, cette zone qui n’en est pas une, est pour donner à la Turquie carte blanche pour bombarder les Kurdes et aux États-Unis l’opportunité de mener des opérations conjointement avec Al-Qaïda. Quelle en est la preuve ? Un article paru en première page du New York Times dans son édition en date du 1er août dans lequel on pouvait lire qu’un groupe de rebelles entraînés par les États-Unis connu sous le nom de Division 30, et qui avait été envoyé en Syrie afin de combattre l’EI, avait été la cible « vendredi d’une violente attaque de la part d’une autre faction islamiste extrémiste affiliée à Al-Qaïda… le Front Al-Nosra. »

Ceci n’est pas une nouvelle marquante en soi, étant donné que la myriade de factions rebelles composant l’opposition syrienne, toutes plus extrémistes les unes que les autres, s’affrontent constamment pour obtenir le contrôle des armes, des territoires, des ressources et du personnel. Mais ce qui était nouveau, c’était le fait que les rebelles formés avaient été pris au dépourvu. Comme l’ont rapporté Anne Bernard and Eric Schmitt, journalistes au Times, « les formateurs militaires américains…n’ont pas anticipé d’assaut de la part du Front Al-Nosra. Des responsables ont même déclaré vendredi qu’ils s’attendaient à ce que le Front Al-Nosra accueille la Division 30 comme une alliée dans son combat contre l’État islamique. « Ce n’était pas censé se passer ainsi », a déclaré un ancien haut responsable américain. »

En d’autres termes, des représentants officiels du ministère de la Défense s’attendaient à ce qu’Al-Nosra voit les membres de la Division 30 comme des amis, et le fait que cela n’ait pas été le cas les a laissés perplexes. Il a aussi été remarqué dans le Times que les américains « n’avaient pas fait état de leur intention de combattre le Front Al-Nosra », et, que bien qu’il soit « allié à Al-Qaïda », Al-Nosra est, pour beaucoup d’insurgés en Syrie, préférable à l’État islamique, et qu’il coopère parfois avec d’autres groupes moins radicaux pour lutter à la fois contre l’État islamique et les forces armées du gouvernement syrien. »

Selon des journalistes du quotidien londonien The Independent, un commandant de la Division 30 qui se trouvait « dans un état d’affolement » et avec lequel ils ont pu s’entretenir en Turquie a déclaré avoir même rencontré, avec un des membres de la Division 30 qui avait été capturé, un chef d’Al-Nosra, 10 jours plus tôt, pour l’établissement d’une trêve. Il a rapporté qu’ « ils ont dit que si ne serait-ce qu’une balle les atteignaient, ils nous attaqueraient, mais nous leur avons assuré que notre seul objectif était de combattre Daech [c’est-à-dire l’EI] ».

Mais alors même que la Division 30 avait tenu ses engagements, ses membres qui avait été capturés par le groupe Al-Nosra étaient maintenant passés à tabac par celui-ci, qui les faisait défiler sous un soleil brûlant, leur t-shirt relevé sur la tête tandis que les combattants d’Al-Nosra les accusaient de « collaborer avec la coalition des croisés. »

Donc quand le New York Times a annoncé que le projet envisagé par les États-Unis et la Turquie « créerait ce que les représentants de ces deux pays appellent une zone libérée de l’État Islamique sous le contrôle d’insurgés syriens relativement modérés », nous savons désormais de quels « modérés » il s’agit : Al-Nosra. La zone serait sans danger pour les forces armées entraînées par les américains, dont le nombre de membres s’élevait à environ 60 seulement avant l’attaque de la semaine dernière, mais elle le serait surtout pour la branche syrienne d’Al-Qaïda, beaucoup plus importante et puissante.

S’allier à Al-Qaïda ?

Une alliance entre les États-Unis et Al-Qaïda – comment cela peut-il être possible ? Même si la presse n’aime pas évoquer ce sujet, en réalité, ces derniers temps, rares furent les fois où les États-Unis n’ont pas travaillé la main dans la main avec les plus dangereux groupes fondamentalistes.

Ceci remonte à l’époque où Dwight Eisenhower était président. Ce dernier, comme l’a fait remarquer Ian Johnson dans son excellent ouvrage intitulé Une mosquée à Munich (publié en 2010 aux éditions Houghton Mifflin Harcourt), tenait toujours à « faire ressortir l’aspect « guerre sainte » » lors de ses entretiens avec des leaders de la communauté musulmane d’après un mémo diffusé en interne à la Maison Blanche, et, lorsqu’on l’a informé que le djihad pourrait être mené contre l’entité sioniste, a répondu que l’Arabie saoudite lui avait assuré qu’il le serait uniquement contre les Soviets.

Plus récemment, le président Jimmy Carter et Zbigniew Brzezinski, son conseiller à la sécurité nationale, ont choisi de mettre la doctrine Eisenhower à l’épreuve en faisant passer de l’argent et des armes aux moudjahidines afghans qui combattaient à Kaboul un gouvernement soutenu par les Soviets. Cet effort, qui, lorsque Reagan était président, s’est soldé par une opération organisée conjointement par l’Arabie saoudite et la C.I.A. et dont le coût s’est élevé à plus de 20 milliards de dollars, a sans doute contribué à l’effondrement de l’U.R.S.S., la priorité absolue de Brzezinski.

Mais cela a également détruit la société afghane, ouvert la voie à la prise de pouvoir par les Talibans en 1996, entraîné la formation d’Al-Qaïda, et, bien évidemment, conduit directement à la destruction du World Trade Center dans le quartier de Lower Manhattan.

Les États-Unis ont par la suite probablement fait machine arrière, bien qu’ils aient continué à entretenir des rapports étroits avec l’Arabie saoudite, qui, selon Zacarias Moussaoui, le soi-disant « vingtième pirate de l’air », a entretenu des liens étroits avec Osama ben Laden et ce jusqu’à la veille des attentats du 11 septembre 2001. [Lire “The Secret Saudi Ties to Terrorism.” (“Les liens secrets de l’Arabie Saoudite avec le terrorisme”) publié sur Consortiumnews.com]

Mais en 2007, comme Seymour Hersh l’a très plausiblement affirmé dans le New Yorker, les Saoudiens avaient réussi à convaincre l’administration Bush de se concentrer plutôt sur la lutte contre les forces chiites. Non seulement cela signifiait être moins sévère envers Al-Qaïda, mais aussi coopérer avec un nombre croissant de groupes sunnites militants afin de poursuivre la lutte contre le Hezbollah et d’autres groupes chiites similaires.

Les conséquences sont devenues de plus en plus évidentes depuis que le printemps arabe a rattrapé le régime dictatorial de la famille Assad en février 2011. L’orientation pro-sunnite de Washington lui imposait de passer outre les rumeurs selon lesquelles les sunnites radicaux du mouvement des Frères musulmans dominaient les manifestations, qui prenaient une mauvaise tournure sectaire anti-chiite et anti-chrétienne à mesure que les proches d’Assad (d’origine chiite mais pas sectaires) s’efforçaient de garder le contrôle.

Lorsque les combats ont éclaté, le « revirement » (qualifié ainsi par Hersh) opéré par les États-Unis leur imposait également de contrôler l’argent ainsi que l’aide fournis aux rebelles sunnites et même de se fier aux Frères musulmans pour, d’après le Times, identifier les groupes qui les méritaient de ceux qui ne les méritaient pas.

Afin de contenir les chiites, les États-Unis ont donc apporté tout leur soutien aux Saoudiens ultra-sunnites et leur projet sanglant de guerre sectaire. Comme l’a déclaré le vice-président Joe Biden en octobre dernier à la Harvard Kennedy School, l’Arabie saoudite et les États du Golfe « étaient tellement déterminés à renverser Assad et essentiellement déclencher une guerre entre sunnites et chiites par sectes interposées, devinez ce qu’ils ont fait ? Ils ont versé des centaines de millions de dollars et fourni des milliers de tonnes d’armes militaires à quiconque combattrait Assad sauf que ceux qui les ont reçus étaient Al-Nosra et Al-Qaïda, et les composantes extrémistes de djihadistes issus d’autres coins du monde. »

En août 2012, une Agence du renseignement de la Défense a noté qu’Al-Qaïda, les Frères musulmans, et des groupes salafistes du même acabit constituaient « les principales forces motrices de l’insurrection en Syrie » ; que les puissances occidentales, les États du Golfe, et la Turquie soutenaient ce soulèvement sans réserve ; qu’Al-Qaïda cherchait à profiter du mouvement de révolte pour réunir tous les sunnites en un mouvement de djihad global anti-chiite ; que les guerriers de Dieu allaient probablement créer « une principauté salafiste à l’est de la Syrie, déclarée ou non », et que « cela reflétait exactement la volonté des puissances apportant leur soutien, afin d’isoler le régime syrien, considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion du chiisme (Irak et Iran). »

Même si les conséquences pourraient être désastreuses pour les minorités chrétiennes, druzes et chiites alaouites de Syrie, les États-Unis ont poursuivi leur dessein, et la presse traditionnelle s’est chargée du travail combien important de dissimulation de ces informations.

Un pacte de non-agression

Le pacte de non-agression que le ministère de la Défense croyait avoir élaboré, avec difficulté, avec Al-Nosra constitue la dernière étape de cette stratégie. Tandis que l’administration Obama déclare se battre contre l’EI, son attitude à l’égard de ce groupe hyper-brutal est plus ambigüe qu’elle le prétend. Les États-Unis ont sonné l’alarme uniquement lorsque l’EI a envahi l’Irak en juin 2014 et commencé à menacer le gouvernement à Bagdad auquel ils apportent leur soutien.

Avant ça, les États-Unis se contentaient de regarder tranquillement l’EI mener la vie dure à Assad et aux baassistes à Damas. La Turquie déclare elle aussi s’opposer à l’EI même si elle a permis à Daech de transformer sa frontière de 885 kilomètres avec la Syrie en « une voie de libre circulation pour les djihadistes venant des quatre coins du monde. »

Après que l’EI ait bombardé un rassemblement de militants de gauche pro-Kurdes à la ville frontière de Suruç, faisant 32 morts et plus d’une centaine de blessés, Recep Tayyip Erdogan, le président de la Turquie, s’est engagé à faire preuve de fermeté. Mais au lieu de s’en prendre à l’EI, il sévit contre les Kurdes, en bombardant des cibles au nord de l’Irak et au sud-est de la Turquie associées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) alors même que le PKK, est, ainsi que sa branche syrienne, le Parti de l’union démocratique (PYD), l’une des rares forces à lutter de manière efficace contre l’EI sur le terrain. Comme l’a observé l’agence de presse Reuters, « les attaques de la Turquie contre le PKK ont été plus violentes que ses frappes contre l’EI, ce qui a alimenté les doutes selon lesquels son véritable plan est de contenir les ambitions politiques et territoriales des Kurdes. »

En effet, les motivations d’Erdogan sont peut-être plus alambiquées que ça étant donné que les attaques contre le PKK pourraient contribuer à l’ébranlement du Parti démocratique des peuples (HDP), pro-Kurde, qui, après avoir obtenu un score impressionnant aux élections de juin en recueillant 13 % des suffrages, représente un danger croissant pour son gouvernement. De plus, la Turquie ainsi que d’autres alliés des États-Unis dans la région ont concentré leurs attaques sur les forces anti-EI les plus efficaces dans l’objectif d’affaiblir l’EI de manière indirecte. La Turquie est curieusement persuadée que le meilleur moyen de vaincre l’EI est de vaincre les Kurdes.

L’Arabie saoudite prétend également que le meilleur moyen de vaincre l’EI est de renverser Assad étant donné que sa détermination à rester au pouvoir alimenterait la colère des sunnites, entraînant à son tour l’expansion de l’EI. Selon cette logique, même si l’Armée arabe syrienne d’Assad constitue l’un des rares remparts contre une victoire de l’EI, de la victoire sur Assad est censé découler d’une certaine manière la chute de l’EI.

Une autre entité déclare vouloir voir l’EI se faire ratatiner : l’entité sioniste, sauf qu’à chaque fois qu’elle intervient dans la guerre civile en Syrie, elle finit par bombarder les forces armées d’Assad et leurs alliés chiites, dont le Hezbollah au Liban et des conseillers militaires iraniens.

Donc tout le monde déclare vouloir battre l’EI, cependant chacun bombarde ces mêmes forces qui essayent de freiner l’EI. Le plan le plus alambiqué est évidemment celui des États-Unis. L’administration Obama semble croire que vaincre l’EI est l’objectif numéro un, sauf lorsqu’elle affirme que renverser Assad est la priorité absolue.

Comme le Times le relate platement en parlant d’unités telles que la Division 30, « Le programme d’entraînement [de la Division 30 pour combattre l’EI] se trouve souvent en contradiction avec celui, secret, de la C.I.A. destiné aux combattants luttant contre les forces de sécurité syriennes. ¬À l’origine, l’objectif de la révolte syrienne était de renverser Assad, avant que l’État islamique émergeât de sa branche Islamiste la plus radicale. » (Cependant, l’EI est en réalité né de la résistance des sunnites à l’invasion et l’occupation américaine de l’Irak, et s’appelait originellement « Al-Qaïda en Irak » avant de rejoindre la guerre contre Assad et de devenir « l’État islamique en Irak et en Syrie » ou tout simplement « l’État islamique »).

Quelle est la priorité ?

Compte tenu des évènements récents, on pourrait se demander si la priorité d’hier qui était de renverser Assad est aujourd’hui remplacée par celle qui est de vaincre l’EI (ou bien est-ce l’inverse ?). Pendant ce temps, la stratégie des États-Unis consiste à bombarder l’EI à chaque fois que cela est possible sauf lorsqu’il attaque les forces armées syriennes du gouvernement, auquel cas la stratégie américaine consiste à différer ses bombardements.

Anne Bernard, journaliste au Times, a expliqué qu’ « en Syrie, une nouvelle situation délicate apparaît. Toutes les frappes aériennes contre les militants de l’État islamique à l’intérieur et autour de Palmyre profiteraient probablement aux forces armées du président Bachar Al Assad. Jusqu’à présent, les frappes aériennes américaines en Syrie ont été en grande partie concentrées dans des zones éloignées du contrôle du gouvernement, afin d’éviter de donner l’impression d’aider un chef d’État dont l’éviction a été demandée par le président Obama. »

En d’autres termes, les États-Unis bombardent l’EI sauf lorsque cela pourrait aider la plus puissante force armée luttant contre l’EI. Il arrive – parfois – que Washington soit également en guerre avec Al-Nosra. Par exemple, début juillet, une frappe aérienne américaine a fait sept morts parmi les membres d’Al-Nosra dans la province d’Idleb au nord de la Syrie. Mais les néoconservateurs américains désapprouvent de telles frappes car il se peut qu’elles profitent indirectement aux forces armées d’Al Assad.

Les néoconservateurs jubilaient de voir qu’une coalition sous le commandement d’Al-Nosra se soit emparée d’Idleb en avril avec l’aide de l’Armée syrienne libre, elle-même soutenue par les États-Unis, tandis que le gouvernement demeurait manifestement silencieux au sujet des nombreux missiles TOW de fabrication américaine (fournis quasi-certainement par l’Arabie saoudite) et qui ont procuré un avantage majeur à Al-Nosra. [Lire “Climbing into Bed with Al-Qaeda.”(« Fricoter avec Al-Qaïda ») publié sur Consortiumnews.com] Donc les États-Unis s’opposent à Al-Nosra sauf lorsqu’ils les soutiennent. En effet, presque tous les acteurs au Moyen-Orient sont occupés à jouer sur les deux tableaux, ce qui explique pourquoi l’État islamique et Al-Qaïda se portent si bien.

Comme l’a remarqué Karl Sharro, un architecte libanais devenu satiriste politique, « Obama est un fin stratège. Son plan consiste essentiellement à soutenir les factions Kurdes et en même temps la Turquie, qui attaque à présent les Kurdes, tandis qu’il soutient également l’Arabie Saoudite dans sa guerre au Yémen, ce qui contrarie l’Iran, avec lequel les forces américaines collaborent dans le cadre de leur combat contre l’EI en Irak, et cède en même temps à la pression exercée par ses alliés afin d’affaiblir Assad en Syrie, ce qui complique plus les choses avec l’Iran, qu’il apaise en signant l’accord sur le nucléaire, contrariant ainsi l’ami de longue date des États-Unis : l’entité sioniste, dont la colère est absorbée par des cargaisons d’armes de pointe, intensifiant la course aux armements dans la région. »

Exactement. Tout ceci serait assez drôle si les conséquences (220 000 personnes sont mortes en Syrie, des millions d’autres ont été déplacées, plus les destructions généralisées au Yémen où l’Arabie saoudite mène la nuit des raids aériens depuis maintenant six mois) n’étaient pas aussi tragiques.

Daniel Lazare est l’auteur de plusieurs ouvrage dont The Frozen Republic : How the Constitution Is Paralyzing Democracy [La République figée : comment la constitution paralyse la démocratie] (aux éditions Hartcourt Brace).

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