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Un chef de l'Etat islamique révèle avoir été financé par les Etats-Unis (Australian National Review)

par Gabriela Motroc 19 Septembre 2015, 14:39 Yousaf al Salafi EI USA Financement Syrie Terrorisme CENTCOM Manipulation Articles de Sam La Touch

Un chef de l'Etat islamique révèle avoir été financé par les Etats-Unis (Australian National Review)
Un chef de l'Etat islamique révèle avoir été financé par les Etats-Unis
Article originel : ISIS leader admits to being funded by the US
Par Gabriela Motroc
Australian National Review


Traduction SLT

Au début de l'année 2015, Yousaf al Salafi, un homme soupçonné d'être le commandant pakistanais de l'Etat islamique (EI), a avoué au cours des enquêtes qu'il a reçu de l'argent grâce aux États-Unis.

Quelques mois après qu'al Salafi ait révélé que le financement qu'il recevait était acheminé à travers les États-Unis, Michael Flynn, ancien directeur du renseignement de la Défense Intelligence Agency d'Obama, avait averti l'administration Obama il y a trois ans que les groupes qu'ils finançaient en Syrie étaient de réels djihadistes islamiques. Maintenant, un groupe de 50 analystes des services de renseignement travaillant au Commandement central de l'armée US se sont plaints que leurs rapports sur l'État islamique et la branche syrienne d'Al-Qaïda (Al-Nosra) aient été incorrectement modifiés par de hauts fonctionnaires du CENTCOM.

Le 22 janvier, les forces de l'ordre du Pakistan ont affirmé qu'elles avaient arrêté non seulement al-Salafi, mais aussi deux autres personnes lors d'un raid dans la ville de Lahore. Une source proche de l'enquête a déclaré au Daily Express que lors de l'enquête al-Salafi avait admis avoir reçu un financement pour lancer l'organisation au Pakistan et "recruter des jeunes pour combattre en Syrie." Ce syro-pakistanais est entré au Pakistan, via la Turquie l'année dernière, mais il a été rapporté précédemment qu'il est passé en Turquie à partir de la Syrie, il avait alors été capturé, mais avait réussi à s'échapper et était alors allé au Pakistan pour établir l'EI dans la région.

The Daily Express cite des sources déclarant que John Kerry, le Secrétaire d'Etat US était au courant des révélations d'al-Salafi ainsi que l'était le chef du CENTCOM, le général Lloyd Austin. Al-Salafi a avoué qu'avec un complice pakistanais, il recrutait des personnes afin de les envoyer en Syrie et recevait autour de 600 $ US par personne.

Un document récemment déclassifié datant de 2012 montre que "les Salafistes, les Frères musulmans et l'AQI [Al-Qaïda en Irak]" ont été répertoriés comme les "principaux moteurs de l'insurrection en Syrie." Le document a également révélé que "l'Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutenaient l'opposition tandis que la Russie, la Chine et l'Iran soutiennent le régime." Selon le document déclassifié, l'administration Obama avait été averti en 2012 que ces djihadistes islamiques voulaient créer une "principauté salafiste dans l'est de la Syrie" et que l'EI [de l'Etat islamique d'Irak ] pourrait déclarer un État islamique par son union avec d'autres organisations terroristes en Irak et en Syrie, ce qui créerait un grave danger en ce qui concerne l'unité de l'Irak et de la protection de son territoire.

Maintenant, plus de 50 analystes des services de renseignement ont officiellement révélé que leurs rapports sur l'EI et la branche d'Al-Qaïda en Syrie ont été modifiés par des hauts fonctionnaires, a rapporté The Daily Beast. Une enquête sur la manipulation présumée de l'intelligence et du renseignement a été ouverte.

Il y a quelques mois, deux analystes principaux de CENTCOM ont dénoncé dans une plainte écrite à l'inspecteur général Département de la défense que les rapports ont décrit les groupes terroristes comme plus faibles que ce qu'ils avaient dépeint au travers de leurs différents rapports. Les rapports, dont certains ont été donnés au président des États-Unis, ont été modifiés par des hauts fonctionnaires du CENTCOM pour s'assurer que le président Obama adhère à la ligne publique de l'administration présidentielle selon laquelle les États-Unis étaient en train de gagner la lutte contre l'EI et la branche d'Al-Qaïda en Syrie nommée al-Nosra. La plainte écrite a été soutenue par 50 autres analystes du renseignement.

Ces derniers mois, les membres de l'administration Obama ont tenté de convaincre la population que la lutte contre l'EI serait bientôt finie. "L'EI est en train de perdre," a déclaré en juillet, John Allen, le général des Marine à la retraite, chargé de coordonner la campagne contre l'État islamique.

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