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Va-t-on vers une intervention militaire française en Syrie ? Réactions politiques. (Russia Today)

par Russia Today 7 Septembre 2015, 07:26 Syrie France Guerre Intervention militaire EI

Alors que le président de la république François Hollande doit se prononcer, lundi 7 septembre, sur la possibilité d'intervenir militairement en Syrie pour lutter contre Daesh, la question divise la classe politique.

D'après un sondage, paru dimanche 6 septembre, 61% des Français interrogés sont favorables à une intervention militaire en Syrie pour lutter contre Daesh et arrêter le flux des migrants. Deux domaines dans lequels les efforts ont jusqu'ici apporté peu de résultats. Le président de la république François Hollande doit donner une conférence, lundi 7 septembre, et est très attendu sur la question. Sera-t-il suivi par la classe politique ? Tour de la question en France.

Les «pour»

À gauche comme à droite, l'idée d'une intervention militaire française en Syrie séduit. Le candidat à la primaire républicaine Alain Juppé, notamment. Interrogé par nos confrères d'Europe 1, le maire de Bordeaux s'est prononcé pour une extension en Syrie de l'opération en cours en Irak. «Aujourd'hui, devant la menace que constitue Daesh, il faut étendre ces frappes aériennes», a-t-il affirmé.

Autre candidat à l'investiture républicaine, Bruno Le Maire a lui aussi, évoqué favorablement l'idée d'une intervention militaire. L'ancien ministre de l'Agriculture reste cependant prudent sur les circonstances de l'opération, évoquant l'appui d'une coalition internationale et des Nations unies.

De l'autre côté de l'hémicycle, l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, lui aussi, soutient l'idée d'une intervention syrienne. «A partir du moment où nous le faisons en Irak, je ne vois pas d'inconvénient à ce que nous le fassions en Syrie», a-t-il déclaré sur France 3, ajoutant qu'il fallait que l'opération «soit coordonnée avec le régime syrien».

Les «non-prononcés»

Face à l'enjeu d'une telle opération, certains politiques sont restés cois, ou n'ont pas souhaité commenté. C'est par exemple le cas de l'extrême droite. Tout à leurs universités d'été, les grands noms du Front National n'ont pas encore exprimé leurs opinions sur la question militaire. La présidente du parti, Marine Le Pen, a néanmoins eu quelques mots qui pourraient laisser entendre qu'elle se positionnerait du côté des partisans de l'intervention. Sans faire de déclaration officielle non-équivoque, Le Pen veut «aider la Syrie à combattre l’État Islamique». Par des moyens militaires ?

Une prudence également respectée par l'ancien Premier ministre François Fillon. Alors que celui-ci appelle à la fin de la guerre en Syrie, il n'a pas encore évoqué sa position dans le débat autour d'une intervention.

Les «prudents»

Un certain nombre de politiques en appellent pour leur part à des méthodes alternatives. Sans se prononcer contre les frappes, ils sont nombreux à rappeler la présence des alliés à la France. Une manière de se montrer favorable à la lutte contre l'EI sans affirmer son attachement à une opération militaire. C'est par exemple le cas de l'ancienne garde des sceaux Rachida Dati, qui demande aux USA de «prendre leur responsabilité».

Les «contre»

Au cours d'un discours suivant sa rencontre avec son homologue espagnol Pablo Iglesias, sur la question des migrants, Jean-Luc Mélenchon a appelé l'Europe à s'attaquer «aux causes, c'est-à-dire les guerres et l'agression économique que l'Union Européenne fait peser sur toute une série de pays».

L'ex-candidat à l'Elysée a développé sa pensée ce dimanche sur France 5, en qualifiant «d'erreur» d'éventuelles frappes en Syrie contre l'organisation Etat islamique.

Le co-fondateur du Parti de Gauche prone plutôt le dialogue : «On commence par discuter avec ceux qui font la guerre, c'est-à-dire notamment avec Bachar al-Assad. L'attitude des Russes est beaucoup plus sensée que celle de n'importe qui», a-t-il ajouté. «Cet été, les Russes ont reçu sans les Occidentaux la totalité des protagonistes de cette zone».

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