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L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec (Russia Insider)

par Alexander Mercouris 10 Octobre 2015, 09:45 Occident Syrie Russie Tensions Conflit Impérialisme

L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec (Russia Insider)
L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec

Par Alexander Mercouris – Le 5 octobre 2015

Russia Insider

Traduit par Diane pour Le Saker francophone

C’est exactement ce que l’Occident craignait en Tchétchénie.A tous égards, c’est comme la réponse occidentale à la campagne russe en Tchétchénie en 1999. Dans les semaines qui ont suivi le début de cette campagne, les experts occidentaux ont émis une série d’affirmations et de prédictions.Ils soutenaient que l’aviation russe bombardait des civils et accusaient le gouvernement russe de crimes de guerre. Ils disaient que l’action militaire russe radicaliserait la population, la dresserait contre la Russie. Ils prédisaient davantage d’attaques terroristes contre la Russie et prédisaient sa défaite.

Toutes ces affirmations et ces prédictions se sont révélées fausses.

La population locale n’était pas radicalisée. Au contraire, elle soutenait le rétablissement du gouvernement régulier et la défaite du djihadisme et du terrorisme. Les gens qui combattent aujourd’hui le djihadisme et le terrorisme dans le Caucase sont principalement des membres de la population locale.

La campagne militaire russe n’a pas échoué. Au contraire, elle a réussi, si bien qu’aujourd’hui la Tchétchénie est pacifique et stable.

Quant à la guerre qui provoque davantage de terrorisme djihadiste contre la Russie, le terrorisme djihadiste contre la Russie a commencé avant que la campagne militaire soit lancée.

C’est le terrorisme qui a incité la Russie à lancer la campagne, et il a constamment diminué depuis lors.

Nonobstant la fausseté avérée des affirmations qu’ils ont faites au début de la campagne russe en Tchétchénie en 1999, et l’échec complet de leurs prédictions, les mêmes experts occidentaux s’occupent maintenant d’émettre les mêmes affirmations et prédictions au début de la campagne aérienne russe en Syrie.

De nouveau ils prétendent que l’armée de l’air russe bombarde des civils –même si la preuve fait défaut, c’est le moins qu’on puisse dire. Une fois de plus, ils disent que les bombardements russes vont radicaliser la population et la dresser contre la Russie. Une fois de plus ils menacent la Russie avec un terrorisme djihadiste accru, et prédisent l’échec de la campagne aérienne russe.

Je ne suis pas prophète. Je ne sais pas comment cela va tourner.

Je demande cependant pourquoi on devrait s’attendre à ce que ceux qui ont eu tort auparavant aient raison cette fois.

Il me semble que les experts occidentaux font la même erreur aujourd’hui à propos de la Syrie que celle qu’ils ont commise auparavant à propos de la Tchétchénie.

Ils supposent avec témérité que les populations locales préfèrent le terrorisme et le djihadisme violent à la paix et à un gouvernement normal.

Ils fantasment sur l’existence d’une troisième force composée de gens qui s’opposent au gouvernement et de ceux qui le combattent et auxquels ils s’opposent aussi .

Que cette troisième force n’ait aucune existence hormis dans leur imagination a été confirmé en Tchétchénie, comme cela s’est confirmé au Vietnam, et c’est indubitablement vrai en Syrie aujourd’hui. Les États-Unis l’admettent.

Le dernier sondage en Syrie et en Irak met en évidence l’étendue de leur erreur.

Il montre un soutien très faible à État islamique en Irak et un faible soutien en Syrie.

Il montre des majorités écrasantes de Syriens et d’Irakiens rejetant le sectarisme, qui veulent que leurs pays restent unis et qui croient qu’État islamique est une créature des États-Unis.

Il montre une très forte conviction que les conditions en Syrie étaient meilleures avant la guerre.

Étant donné le danger qu’il y a à parler contre État islamique dans les zones qu’il contrôle, le sondage sous-estime presque certainement l’ampleur de l’opposition qu’il suscite.

Il montre une claire majorité de Syriens soutenant une position identique, pour l’essentiel, à celle du gouvernement russe : la fin de la guerre, la défaite des terroristes djihadistes, le retour à des conditions de vie pacifiques et des négociations sans conditions préalables entre les diverses factions en Syrie.

Ce qui souligne la véritable crainte des experts occidentaux.

Ce n’est pas que la Russie échoue en Syrie, aggravant la situation. Comme en Tchétchénie, leur véritable crainte est que la Russie réussisse, et améliore la situation.

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