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La police et la justice écartent Valérie, témoin gênant de l’affaire Charlie (Panamza)

par Hicham Hamza 24 Octobre 2015, 07:19 Charlie Hebdo Attentat Valerie Police Enquête

Affaire d'État. La dernière compagne de Charb, directeur assassiné de Charlie Hebdo, révèle des faits troublants : la juge et les policiers chargés de l'enquête l'ignorent délibérément tandis que la mouvance sioniste, Fourest en tête, la traite de "complotiste". Décryptage.

Le 23.10.2015 à 23h01

Dimanche 18 octobre, le site du Parisien publiait un entretien édifiant avec "Valérie M", seule compagne -reconnue comme telle par le fonds d'indemnisation des victimes- de Stéphane Charbonnier, alias Charb, directeur assassiné de l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

La police et la justice écartent Valérie, témoin gênant de l’affaire Charlie (Panamza)

Extraits suivis des commentaires de Panamza :

Que s'est-il passé le matin de l'attaque ?

Nous avons passé la nuit chez lui, dans le quartier Montorgueil. Après le réveil, Charb est parti chercher des croissants à la boulangerie. En revenant, il avait l'air soucieux : il m'a raconté avoir repéré en bas de son immeuble une voiture noire aux vitres teintées, de marque Peugeot ou Renault, je ne me rappelle plus précisément. Il n'était pas du genre à s'inquiéter pour rien, mais là, ça le perturbait. Il répétait : « C'est bizarre cette voiture. »

Qui était dans cette voiture ? Les frères Kouachi ? Des complices ? J'ai parlé de cet épisode aux policiers qui m'ont entendue, et j'ai écrit à la juge chargée du dossier cet été pour lui rappeler cet élément, mais je n'ai aucun retour depuis.

Double rappel :

* la voiture censée avoir été conduite par les frères Kouachi était une Citroën C3. Et, selon le récit officiel des évènements, Saïd Kouachi était encore à Reims, ou dans le train Reims-Paris, au moment des faits rapportés par Valérie. C'est à 8h31 que Saïd Kouachi a débarqué à la gare de l'Est avant de rejoindre en métro le domicile de son frère Chérif, situé à Gennevilliers. La question reste ouverte : qui conduisait cette voiture noire au vitres teintées et garée devant l'immeuble de Charb?

* vers 7h30, ce matin-là, un témoin avait aperçu une voiture de police et une personne "suspecte" devant l'entrée de Charlie Hebdo.

Charb me disait qu'il devait trouver 200 000 € avant la fin de l'année pour ne pas fermer boutique en 2015. Les appels aux dons n'avaient pas suffi à redresser les comptes. Il s'est mis à chercher des fonds un peu partout, sans trop en parler à ses copains de Charlie parce qu'ils ne voulaient pas les inquiéter. Dans cette quête, il a été mis en relation avec beaucoup de personnes différentes, parmi lesquels des hommes d'affaires, notamment du Proche-Orient, avec qui il passait des soirées. Il n'a jamais voulu me dire qui était l'intermédiaire qui lui permettait de rencontrer ces personnes. Il le désignait simplement en disant «mon contact».

Un recoupement avec un récent portrait de Vanity Fair -consacré à l'ambïgu Patrick Pelloux- permet d'identifier aisément ce "contact" financier de Charb : il s'agit probablement de Jeannette Bougrab. Lors de la promotion de son dernier ouvrage, celle qui prétend avoir été la compagne sentimentale de Charb se vantait elle-même, notamment sur des radios locales de France Bleu, d'avoir démarché des financiers -non identifiés- pour aider son "amoureux".

La veille de l'attentat, Charb m'a dit qu'il avait réussi à trouver l'argent manquant. Je lui ai demandé comment, il m'a répondu : « Mes soirées où je fais du charme à des riches dignitaires, eh bien ça a fini par payer ! » Je n'ai pas cherché à en savoir plus, mais je lui ai dit que cela pouvait être dangereux. Il a ajouté qu'il restait à se mettre d'accord avec les fournisseurs du journal pour régler les factures restantes. Aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher de trouver cette coïncidence troublante. Qui a payé ? Où se trouve cette somme et comment a-t-elle été réglée ? Peut-il y avoir un lien avec les événements du 7 janvier ? Les enquêteurs doivent s'y intéresser.

Pour creuser ce sujet -et l'identité exacte de ces "Proche-Orientaux" (arabes ou israéliens?), les enquêteurs devraient donc solliciter Jeannette Bougrab, récemment nommée par Manuel Valls à la direction de l'Institut français de Finlande. ...

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