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Référendum au Congo: l'opposition renonce à manifester (AFP)

par AFP 24 Octobre 2015, 07:25 Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Dictature Referendum Constitution

Manifestation de l'opposition au président NGuesso à Brazzaville le 20 octobre 2015 | AFP/Archives | Laudes Martial Mbon

Manifestation de l'opposition au président NGuesso à Brazzaville le 20 octobre 2015 | AFP/Archives | Laudes Martial Mbon

L'opposition congolaise est restée en retrait vendredi tandis qu'après les récentes violences, l'archevêque de Brazzaville appelait à "sauver la cohésion nationale", à deux jours du référendum qui pourrait permettre au président sortant de briguer un 3e mandat.

"Nous pouvons encore sauver ce qui nous reste: la cohésion nationale", écrit Mgr Anatole Nilandou dans un "appel à la classe politique congolaise", invitant celle-ci à revenir "au carrefour du dialogue" afin d'éviter un "suicide collectif".

Aucun homme politique majeur n'a réagi vendredi à cet appel du prélat catholique alors que le spectre des épisodes de guerre civile ayant déchiré le pays pendant une dizaine d'année de 1993 à 2003 hante la population.

Les Congolais sont appelés à se prononcer dimanche sur un projet de nouvelle Constitution faisant sauter les deux verrous qui empêchent M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016 : la limite d'âge et celle du nombre des mandats présidentiels.

Dénonçant cette consultation populaire comme un "coup d'État constitutionnel", deux coalitions d'opposition avaient tenté d'organiser mardi des opérations de "désobéissance civile".

L'interdiction de tout rassemblement public avait entraîné ce jour-là des heurts entre forces de l'ordre et manifestants à Brazzaville et à Pointe-Noire, la capitale économique du pays, et fait de quatre à une vingtaine de morts, selon les sources.

Après une nouvelle interdiction des rassemblements publics, l'opposition a annulé le grand rassemblement qu'elle prévoyait d'organiser dans la capitale vendredi, dernier jour de la campagne référendaire.

Accusant le pouvoir d'"Usage disproportionné de la force, assassinats, atteintes à la liberté de l’information et de manifestation", cinq ONG congolaises de défense des droits de l'homme ont estimé vendredi dans un communiqué que "les conditions d’organisation d’un référendum n’étant pas réunies, le gouvernement [était] dans l’obligation de rechercher un consensus avec l’opposition"...

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