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Néocolonies en Afrique: Les dirigeants tel que les impérialistes les aiment (Cameroon Voice)

par NANWOULET G. Simone 21 Novembre 2015, 05:13 néocolonialisme Afrique France UE USA Américafrique Françafrique Multinationales Pétrole

Pendant les années 60, il a plu aux impérialistes d'octroyer...avec amertume, les indépendances aux colonies africaines. Cependant, ces colons n'ont quasiment pas changé leur façon de gérer ces territoires soumis.

C'est ainsi que les dirigeants des pays impérialistes ont laissé à la tête de leurs ex-colonies des pantins pour continuer de servir les intérêts de la métropole, faisant de ces pays colonisés non pas des ex-colonies mais plutôt des néo-colonies. Toutefois, les anglophones sont plus libres de décider de leur sort.

Quant aux pays africains francophones, ils sont toujours dirigés par des hommes ou femmes de paille, des dirigeants tel que les impérialistes les aiment.

Les exemples sont légion, depuis le début des années d'indépendances factices jusqu'à nos jours.

La première catégorie de ces pantins est constituée de ces dirigeants intellectuels, mais minoritaires, bien souvent des renégats de pays étrangers, des bénis oui oui, toujours prêts à livrer toutes les matières premières et toute l'économie des pays qu'ils dirigent d'une main de fer. Ils vendent et rachètent les entreprises, et pour la plupart appartiennent aux loges franc-maçonniques. Ils servent strictement les intérêts de leurs mandants : les impérialistes occidentaux.

Ces chefs d'état-là ne dirigent que sur instruction des occidentaux ; leur premier cercle de conseillers est formé d'expatriés étrangers. Avec eux, les secteurs stratégiques et de souveraineté des états qu'ils dirigent sont bradés aux impérialistes. Ces pantins sont des dictateurs choyés par les médias. Les actions de corruption, les détournements de fonds, les passations de marchés sans appel d'offre ne sont aucunement dénoncés par ces organes de presse de pays dits démocratiques, ces donneurs de leçon. Et pourtant, ces médias dénoncent parfois le manque de liberté dont sont victimes leurs collègues d'autres pays.

Cette catégorie de dirigeants n'est nullement inquiétée pour leurs nombreuses actions de violation des droits humains, parce que les populations africaines ne sont, pour ces médias, que des sous-hommes. Ces dictateurs africains peuvent jeter en prison des milliers d'opposants non armés, pacifiques ; ils peuvent geler les comptes bancaires d'honnêtes citoyens pour éliminer froidement ceux-ci sans que cela n'émeuve la soi disant communauté internationale formée d'ailleurs en majorité des impérialistes occidentaux.

Ce sont des chefs d'état qui, s'ils ne s'empressent pas de signer les livres de condoléances dans les ambassades occidentales, pleurent publiquement comme des gamins ou décrètent un deuil national lorsque survient un drame dans la métropole. Pourtant, ils restent muets comme des carpes ou pire se délectent les babines devant le massacre des populations africaines ou lorsque leurs homologues africains souverainistes sont tués ou déportés par les impérialistes.

Ces dirigeants méchants sont aussi véreux car leurs nombreux comptes bancaires sont remplis des fruits des détournements de fonds des pays qu'ils gèrent par procuration pour leurs maîtres. Instruments des plans d'ajustement structurels imposés par le FMI, ils endettent de façon faramineuse les populations sur plusieurs générations pour renflouer, avec des commissions abusivement prélevées, leurs avoirs bancaires.

Cette catégorie de dirigeants est bien souvent imposée à la tête des états, après des élections volontairement tronquées, visiblement pipées depuis les fichiers électoraux jusqu'à la proclamation des résultats par un organe tout acquis à la cause des intérêts occidentaux.

Les taux de participation et les suffrages exprimés sont béatement gonflés en faveur des affidés des occidentaux. Alors qu'en réalité, ces derniers ne pèsent même pas un duvet sur l'échiquier national, vomis qu'ils sont par les populations. Ils peuvent allègrement modifier à leur guise les constitutions et ne gouvernent que par le soutien notoire de leurs maîtres-penseurs.

La deuxième vague est constituée de putschistes adeptes de la violence et soutenus par les impérialistes. Ils sont les pions de la déstabilisation de bien de régimes souverainistes de leur sous-région. Les impérialistes n'hésitent guère à les nommer modérateurs, facilitateurs, médiateurs des conflits créés par leurs soins.

Tout ceci pour pomper les ressources des pays déstabilisés. Ces affidés des occidentaux sont des sanguinaires et n'hésitent pas à éliminer physiquement leurs frères d'armes, des journalistes et bien de citoyens opposés pacifiquement à leur politique mafieuse et rétrograde. C'est ainsi que certains peuvent s'enorgueillir de mettre fin à la vie de leurs adversaires politiques.

Tous ces pantins préservent dans les banques des occidentaux toutes leurs richesses frauduleusement acquises.

Pourtant, au soir de leur vie, ces personnes sans foi ni loi sont jetées comme une orange soigneusement sucée et devenue bonne pour la poubelle. Elles, sont bonnes pour l'oubli dans l'histoire des pays qu'elles ont dirigés sur instruction de ces méchants impérialistes occidentaux.

Bon nombre de dirigeants politiques africains l'ont appris à leurs dépens. Leur fin de règne a été très triste. Même le séjour médical a été refusé pour bon nombre d'entre eux. Ceux ou celles qui marchent dans leur sillage n'échapperont pas à la même sanction. Car pour leurs intérêts, pas de pitié (no pity in buisness).

Non, le chien ne change jamais sa façon de s'asseoir. Que l'intellectuel et/ou le putschiste le sache bien.

Il ne reste qu'aux peuples africains de se dresser afin que les pantins soient mis sous l'éteignoir comme l'ont réussi, les peuples asiatiques notamment. La honte de la traite négrière et de la colonisation doit être effacée pour toujours. C'est possible avec notre engagement et surtout avec l'aide de L'Eternel, le Dieu.de justice.

NANWOULET G. Simone

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