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Attentat du Bataclan : l’incroyable mensonge de la police (Panamza)

par Hicham Hamza 29 Décembre 2015, 13:33 Bataclan Attentat Paris Figaro Médias Police Mensonge France

INFO PANAMZA. Le rapport officiel de l'enquête relative aux attentats du 13 novembre contient une stupéfiante contre-vérité. Décryptage.

Le Figaro fanfaronne.

En Une de son édition du lundi 28 décembre, le journal fait savoir qu'il est "en mesure de dévoiler l'enquête" sur les attentats de Paris qui fut conduite "par la sous-direction antiterroriste, la brigade criminelle de Paris et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)".

Attentat du Bataclan : l’incroyable mensonge de la police (Panamza)

n page 2 et 3, un foisonnement de détails inédits est ainsi etalé.

Exemple : après avoir déclaré "agir au nom de l'islam et de Daech", l'un des terroristes serait allé -"comme dans une scène d'épouvante"- "au xylophone pour jouer" avec un "rire sadique".

Autre illustration : d'après Le Figaro, les terroristes auraient saisi les smartphones des otages afin d'accéder à Internet -"en vain, faute de réseau".

Attentat du Bataclan : l’incroyable mensonge de la police (Panamza)

C'est un mensonge : dès le soir des attentats, plusieurs spectateurs -tel Benjamin Cazenoves (à 23h)- avaient communiqué en direct, via Facebook ou Twitter, depuis la salle du Bataclan.

Attentat du Bataclan : l’incroyable mensonge de la police (Panamza)

Le 17 novembre, le site Slate publiait le long témoignage de Benoît, bloqué au Bataclan durant trois heures. Extraits :

À ce moment, nous restons persuadés que les tueurs vont nous suivre pour nous exécuter dans cet appartement qui n’est que le troisième étage du Bataclan.

Tout le monde est au sol, portables à la main, tentant de donner des nouvelles. D’autres essayent d’en prendre.

Les lumières ne proviennent que de la cinquantaine de smartphones, la plupart avec ce bandeau bleu qui caractérise Facebook ou Twitter.

Contrairement à ce qu'affirme le rapport d'enquête "dévoilé" par Le Figaro, Internet était bien accessible -tout au long de soirée du 13 novembre- dans la salle du Bataclan.

Mais au fait…

Qui sont les deux heureux bénéficiaires des confidences policières à l'origine du papier?

Christophe Cornevin et Paule Gonzalès sont les rédacteurs attitrés des articles du Figaro mêlant police, justice, prison… et "islam radical". Rappelons ici que la rédaction salariée par le marchand d'armes Serge Dassault et subventionnée par l’État exprime régulièrement une propension irrésistible à la désinformation islamophobe.

Cornevin constitue d'ailleurs l'incarnation de ce que les Anglo-Saxons nomment avec dédain le reporter "embedded", à savoir "au lit" avec les forces de l'ordre.

En 2015, l'homme a ainsi suivi durant six mois les policiers du renseignement territorial dans leur traque supposée du délinquant-en-voie-de-radicalisation-djihadiste. Auprès d'un collègue l'interrogeant dans la vidéo ci-dessous (publiée le 6 novembre), Cornevin s'était vanté de "ne pas trahir les services de renseignement" après avoir bénéficié du "feu vert" de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur particulièrement dévoué envers le Crif et la franc-maçonnerie du Grand Orient de France.

Nulle surprise à ce qu'un tel "journaliste" -qui relaya sans sourciller la thèse officielle d'un problème de "prostate" dans l'affaire de la bombe factice du vol Air France- ne souligne pas cette étrange contre-vérité policière à propos de la communication extérieure des terroristes du Bataclan.

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