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États-Unis-Otan-Daech: même combat (Humanisme)

par Oscar Fortin 14 Décembre 2015, 00:51 USA OTAN EI Syrie Terrorisme Collaboration Impérialisme

États-Unis-Otan-Daech: même combat (Humanisme)
États-Unis-Otan-Daech: même combat
Par Ocar Fontin
Humanisme

Les informations et les témoignages se multiplient à l’effet que les États-Unis, l’OTAN et l’État islamique (DAECH) sont engagés dans un même combat. Ils font partie d’un système dont la tête dirigeante est l’Oncle Sam. Ce dernier contrôlent l’ensemble des acteurs et définit les stratégies à suivre pour atteindre les objectifs fixés.

Il n’est pas superflu de rappeler que l’OTAN compte 28 pays membres qui se sont délestés, dans les faits, de leur souveraineté nationale pour rejoindre cette superstructure sous contrôle des États-Unis d’Amérique. Il est pertinent de rappeler ici ce témoignage du colonel Régis Chamagne qui ne mâche pas ses mots pour confirmer cette réalité. Il en va de même pour l’É.I. (DAECH), créature de cette même puissance.

Si tel est bien le cas, on peut alors comprendre que la lutte contre le terrorisme, slogan largement employé par l’Occident, n’soit qu’une couverture pour consolider ce même terrorisme en lui assurant armement, formation et argent. Cette situation aide à comprendre également que les bombardements, supposément dirigés contre DAECH, au cours des dernières années aient permis à ce dernier de doubler ses effectifs et de progresser dans sa lutte de prise de contrôle du territoire syrien et de déstabilisation du gouvernement légitime de Bachar al Assad.

L’entrée en scène de la Russie en Syrie pour combattre ce terrorisme, à l’invitation du président Bachar Al Assad, vient contrecarrer les projets des trois principaux acteurs dans cette opération de conquête et de changement de gouvernement. En moins de trois mois de bombardements, la Russie a fait plus de ce qu’ont fait tous les pays de l’OTAN engagés dans cette lutte contre le terrorisme. La présence russe et la clarté de son engagement dans sa lutte contre DAECH leur posent un sérieux problème. Poutine sait que ce terrorisme est parti de leur arsenal de guerre, mais les populations auxquelles ces gouvernements répondent ne le savent pas. Tout leur a été caché, dissimulé. Des milliards de dollars et d’euros, engloutis dans les budgets militaires, vont à ces groupes terroristes, pensés et voulus comme des armées secrètes au service de diverses missions hors la loi.

Au moment d’écrire ce texte, la coalition de lutte contre l’État islamique, dirigée par les États-Unis, renforce ses interventions en Syrie en multipliant les bombardements et en envoyant des bataillons militaires pour soi-disant combattre sur le terrain ce terrorisme. Les retenues de Poutine à ne pas répondre à l’agenda occidental des provocations qui visent à l’amener à déclarer la guerre sont perçues comme une faiblesse de sa part. Dans un article récent, on peut lire ceci :

« l’Empire a correctement identifié la faiblesse des forces russes en Syrie, et il a décidé d’utiliser la Turquie pour se doter d’un élément de déni plausible. Cette attaque n’est probablement que la première étape d’une campagne beaucoup plus vaste pour repousser la Russie loin de la frontière turque. La prochaine étape, apparemment, comprend l’envoi de troupes occidentales en Syrie, d’abord comme conseillers, mais finalement comme forces spéciales et contrôleurs aériens avancés. Les armées aériennes américaines et turques joueront le premier rôle ici, avec des avions allemands et britanniques assurant suffisamment de diversité pour parler d’une coalition internationale. Quant aux Français, coincés entre leurs partenaires russes et leurs alliés de l’OTAN, ils resteront aussi insignifiants qu’avant : Hollande s’est dégonflé, de nouveau (ça vous étonne ?). Finalement, l’OTAN créera un havre de facto pour ses terroristes modérés au nord de la Syrie et l’utilisera comme base pour diriger une attaque contre Raqqa. »

Ce que je comprends de Vladimir Poutine c’est qu’il a son propre agenda de guerre et que ce ne sont pas les provocations calculées de ses adversaires qui l’en feront démordre. Dans son intervention aux parlementaires de son pays, il a bien dit qu’il connaissait les terroristes et ceux qui les soutiennent et qu’il savait ce qu’il fallait faire. Par ces propos, il dit clairement à qui veut l’entendre qu’il a un agenda très précis dont il est seul avec ses principaux alliés à en connaître les avenants et aboutissants.

Je soupçonne Poutine de faire éclater au grand jour, au vu et au su des populations occidentales, le fait que les États-Unis, l’OTAN et les terroristes de l’E.I. font partie d’une seule et même alliance. Ses invitations répétées à former une seule grande alliance avec la Russie pour lutter contre l’État islamique (DAESH) sont constamment repoussées par ses partenaires occidentaux et pour cause. Leurs interventions en Syrie ne visent pas l’élimination des terroristes, mais le renforcement de leurs luttes contre le gouvernement Bachar al Assad. C’est exactement ce à quoi pense Poutine lorsqu’il dit qu’il n’y a pas place pour le double jeu dans cette lutte contre le terrorisme.

Ce double jeu devient de plus en plus évident avec ces témoignages qui se font toujours plus nombreux et crédibles sur cette grande arnaque de l’opinion publique. Il faut ajouter au témoignage du colonel Régis Chamagne, celui du général américain Wesley Clarkqui donne le contexte dans lequel ces diverses forces ont été mises en place en vue de remodeler le M.O. et de prendre les devants pour assurer la gouvernance du monde. À joindre à ces témoignages celui d’un rabbin juif qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour parler du rôle fondamental de la CIA dans la mise en place de ces forces terroristes au service des intérêts de l’empire et de ses alliés.

Vladimir Poutine n’en continue pas moins à positionner ses forces en fonction de son agenda et non en fonction de celui de ses « partenaires » occidentaux. Lorsqu’il aura fait le constat que la confrontation est inévitable, il attaquera le premier, là où ça fera mal.

Poutine reste maître de son propre agenda de guerre.

Oscar Fortin
Le 13 décembre 2015

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