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L'exclusion de Bozizé des élections : consolidation du coup d'Etat français en Centrafrique ?

par ResistanZ 12 Décembre 2015, 11:16 Bozize Centrafrique François Hollande France Françafrique Armée française Coup d'Etat USA Articles de Sam La Touch

L'exclusion de Bozizé des élections : consolidation du coup d'Etat français en Centrafrique ?

L'invalidation de la candidature de l'ex-président-dictateur Bozizé en Centrafrique apparaît pour certains comme une entrave au processus démocratique. Bozizé a dénoncé des pressions extérieures suite à l'exclusion de sa candidature faisant probablement référence de manière implicite aux pressions françaises et sans doute étatsuniennes.

Si ces allégations devaient se révéler exactes – à savoir l’opposition française à sa candidature – cela constituerait la deuxième phase du coup d’Etat français à son encontre.
Rappelons que le dictateur Bozizé a été installé au pouvoir grâce au soutien de l’armée et de l’Etat français. En 2006, l’Etat français avait soutenu le dictateur Bozizé dans sa reconquête de l’entièreté du pays en envoyant des Mirage bombarder les rebelles dans le pays notamment à Birao et avait fourni une aide financière substantielle au dictateur françafricain choisi par Paris.

« Lors de la prise du premier objectif, la ville de Birao, les 27 et 28 novembre, la France a joué un rôle de premier plan : reconnaissance aérienne des Mirage F1 et des avions de patrouille maritime Atlantic II (basés au Tchad), transport des troupes centrafricaines à bord d’avions Transall, sécurisation de la piste de l’aéroport. Depuis cette date, les Mirages ont ouvert le feu plusieurs fois. Des éléments français semblent également être impliqués dans des combats au sol puisqu’un soldat du Groupement des commandos parachutistes (GCP) a été blessé vendredi dernier à Ouadda. » (RFI La France en première ligne).

« Les avions ont ouvert le feu à deux reprises jeudi contre les miliciens de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFRD), hostiles au régime du président Bozizé. »
(Libération, 30 novembre 2006)

Malheureusement pour le dictateur françafricain, dès lors qu’il a voulu se tourner vers la Chine et se distancier de son mentor néocolonial français, il s’est retrouvé en bien fâcheuse posture et alors qu’il bénéficiait du soutien de l’armée française, l’Etat français dirigé par le « chef de guerre » François Hollande a laissé se dérouler un coup d’Etat qu’il avalisait en sous main en soutenant le dictateur françafricain Idriss Déby et une faction de l’armée tchadienne qui a rejoint la milice des séléka pour destituer Bozizé sur fond d’intérêts miniers (diamants, or,…) et pétroliers.

Au moment de l’arrivée au pouvoir des Séléka avec des armes flambants neuves qui ne venaient pas que des arsenaux de feu Kadhafi, le « chef de guerre » français avait clairement dit en mars 2013 qu’il ne soutenait plus Bozizé et l’abandonnait à son sort malgré les accords militaires franco-centrafricains et le processus de transition en cours.

« D’une manière générale si nous sommes présent ce n’est pas pour protéger un régime mais pour protéger nos ressortissants et nos intérêts » (François Hollande, en mars 2013,« La France n’interviendra pas, mars 2013).

L’Etat français après avoir soutenu la terrible milice des Séléka qui a commis de nombreux crimes contre l’humanité en Centrafrique pour régner sans succès sur le pays via le tyran Djotodia, chéri des réseaux françafricains, a tout simplement décidé ensuite d’intervenir fin 2014 pour désarmer ces milices criminelles et favoriser en sous-main (du moins au début) les milices anti-Balakas qui se revendiquent de Bozizé plongeant un peu plus le pays dans le chaos et les massacres inter communautaires tout en prétendant favoriser la stabilisation du pays. Depuis la paix en Centrafrique ne se limite qu’à certains endroits et le chaos est de rigueur. Le pays n’a plus d’armée sur volonté expresse de la France (car celle-ci étant jugée trop favorable à Bozizé), les affrontements intercommunautaires sont fréquents et les viols des enfants centrafricains par les militaires français ou de l’ONU ont également été dénoncés. Le pays est loin d’être pacifié mais les militaires français et leurs supplétifs de l’ONU interviennent pour faire régner une pax française qui profite tant aux intérêts français qu’aux USA permettant à ces deux pays d’installer leur pion et dans ce programme de diviser pour mieux régner cher à la coloniale, d’en tirer une manne substantielle...

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