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Perquisition musclée à Strasbourg pour une barbe et du bicarbonate (Rue 89)

par Rue 89 2 Décembre 2015, 20:45 Perquisition Strasbourg France Etat d'urgence Etat policier

Le 21 novembre, les forces de l’ordre débarquent dans l’appartement d’un homme de 80 ans à Strasbourg. Choqué par la violence de l’assaut, l’homme fait un malaise et doit être hospitalisé. Son appartement est dévasté. La famille musulmane témoigne du traumatisme subi… pour une fiole de bicarbonate de soude et une barbe.

Samedi 21 novembre, vers 16h, le RAID, la police judiciaire et la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) investissent la maison d’un homme de 80 ans et de sa fille, âgée de 46 ans, déficiente mentale, dans le quartier de la Montagne Verte à Strasbourg. Ils cherchent des armes et de la drogue.

Lorsque l’octogénaire entend les détonations faisant exploser sa porte, il se lève brusquement et s’évanouit : il revenait tout juste d’un séjour à l’hôpital pour un problème rénal et une infection pulmonaire. Mis debout par les forces de l’ordre, il est finalement menotté au sol avec sa fille. Tous deux sont ensuite conduits à l’extérieur de la maison.

Après cinq jours d’hospitalisation, l’homme de 80 ans reste très choqué et ne comprend toujours pas la violence de la perquisition. Les cagoules des fonctionnaires de police, les armes, le bruit et les dégradations de son appartement, l’ont fortement marqué. Diligentées par le parquet de Strasbourg, les opérations anti-terroristes menées ce jour-là ciblaient des personnes « déjà connues des services de police » et visaient également à « trouver des armes ».

Au final, pas d’interpellations, ni drogues, ni armes. Restent des dégâts matériels très importants, l’appartement fraîchement rénové a été rendu inhabitable, et un choc psychologique difficilement réparable. Les membres de la famille (*) acceptent l’état d’urgence en France mais ne comprennent pas pourquoi ils ont été traités comme des terroristes, sur de simples soupçons...

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