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A propos de l’action russe en Syrie, le gouvernement français ment effrontément (MAJ)

par SLT 22 Janvier 2016, 04:25 Le Drian Fabius Syrie EI Russie France Terrorisme Al-Nosra Articles de Sam La Touch

Mise à jour le 18.01.16.

A propos de l’action russe en Syrie, le gouvernement français ment effrontément (MAJ)

Il semble que les membres du gouvernement français soient en mission commandée pour accuser la Russie de tous les maux. Le premier à avoir propagé des allégations mensongères fut le ministre de la Défense, Le Drian. Il avait déclaré le 5 octobre 2015 (voir la vidéo) que les frappes russes contre l’Etat islamique « sont rares » et avait récidivé 2 mois plus tard, le 21 décembre, en déclarant que les Russes ne s’impliquaient pas assez dans la lutte contre l’Etat islamique (EI) et qu'ils devraient faire plus.

5 octobre 2015

Sortie surprenante de la part du cumulard de la République (ministre de la Défense et Président du Conseil régional de Bretagne) quand on sait que les frappes aériennes de la France contre l’EI ont été sporadiques, que la France refuse de réellement coopérer avec les Russes en Syrie contre l’EI et, à l’instar des USA et de la Grande-Bretagne, refuse de bombarder Al-Quaïda en Syrie s’en faisant de facto les complices. Assad, à la mi-décembre 2015, avait déclaré que les bombardements français «leur ser(ven)t juste à dissiper la colère auprès de l’opinion publique française, pas pour combattre le terrorisme. Si vous voulez lutter contre le terrorisme, vous n’attendez pas qu’arrive une fusillade. La lutte contre le terrorisme doit être un principe».

Comment Le Drian, membre initié du Grand Orient de France, peut-il dire de telles choses alors qu’il est très mal placé pour donner des leçons aux Russes sur leur action en Syrie.

L’action russe contre l’EI n’est pas négligeable. Même les Etatsuniens le reconnaissent en admettant que la stratégie russe contre l’EI est la bonne. Récemment à Deir Es zor, l’armée russe a envoyé de l’aide humanitaire aux civils assiégés par les terroristes de l’EI qui ont massacré 300 personnes et ont pris 400 civils en otage. Fars News Agency déclarait en octobre que les bombardements russes avaient détruit près de 40% des infrastructures de l’EI tandis que les Russes ont été les premiers à bombarder les sites pétroliers volés par l’EI à la Syrie (voir photo). A un tel point que pour montrer l’effort de guerre étatsunien contre l’Etat islamique et ses sites pétroliers, la chaîne publique PBS des Etats-Unis utilise des images de bombardements russes (voir les vidéos 1 et 2). Sans compter que la Russie a tiré 97 missiles de croisière contre les positions de Daech en Syrie et que l’armée arabe syrienne doit une grande partie de ses victoires contre les « rebelles » syriens (soutenus par l’Occident comme en Libye) mais aussi contre les terroristes de l’EI grâce aux frappes aériennes russes. L’Observatoire syrien pour la défense des Droits de l’homme basé au Royaume-Uni considère que les bombardements russes ont tué plus de 600 miliciens de l’Etat islamique (EI), selon The Independant.

On est alors en droit, de se demander sur quel planète vit le ministre de la Défense français ? Dans un bunker idéologique du Pentagone où le leit motiv est de protéger les groupes terroristes "rebelles" du front Al-Nosra affiliés à Al-Quaïda en Syrie au détriment des "méchants" terroristes de l'EI ?

Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l’EI.

Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l’EI.

Vidéo 1

Vidéo 2

Même question pour le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, connu pour son soutien politique à Al-Quaïda en Syrie en 2012, lorsqu’il déclarait que le Front Al-Nosra affilié à Al-Quaïda en Syrie "faisait du bon boulot" . Récemment, il a déclaré que les bombardements russes faisaient un grand nombre de victimes civils en Syrie. Or il semble que les méthodes utilisées par les Russes pour bombarder les terroristes de l’EI et d’Al-Quaïda ne sont pas les mêmes que celles utilisées par les USA, l’Arabie saoudite et Israël. Ces derniers pays étaient coutumiers des dommages collatéraux contre les civils (destruction d’hôpitaux, de quartiers résidentiels, de dispensaires, de centre de l’ONU…).

« Le Ministre Des Affaires Étrangères français, Laurent Fabius, a montré l’opposition de son gouvernement à la guerre de la Russie contre l’EI – demandant de cesser ses opérations militaires, derrière des fausses accusations de tuer des civils« . Selon Lendman, il s’agit de fausses allégations.

Selon Stephen Lendman, « la Russie utilise des armes guidées de haute précision dans sa campagne aérienne syrienne, frappant précisément des cibles visées« .

« Des efforts minutieux sont pris pour frapper l’EI et d’autres éléments terroristes, évitant scrupuleusement des pertes humaines civiles. Selon Lendman, des preuves photographiques le prouveraient.

Washington (comme Tel Aviv) considère les civils comme des cibles légitimes, les massacrant délibérément dans toutes leurs guerres, indifférentes aux principes d’État de droit et la souffrance humaine ».


Récemment, selon The Independent, le général Konashenkov a déclaré que le Pentagone approuve les raids aériens lorsque les dégâts collatéraux sont envisagés à moins de 50 morts parmi les civils. Il a ajouté "les frappes aériennes russes ne sont pas effectuées en cas de risque pour les vies des civils...nous ne planifions pas même d'attaques aériennes s'il y a une possibilité de pertes humaines civiles.". Il a même menacé de montrer les photos des bombardements russes et de révéler au monde les dommages collatéraux de la coalition étatsunienne : "Si nos collègues [la coalition menée par les États-Unis] restent silencieux sur les résultats de leurs bombardements aériens en Syrie, nous devrons informer le public de ces faits nous-mêmes". Ce auquel des officiels étatsuniens n'ont pas jugé utile de répondre selon The Independent.

Même si on ne peut méconnaître qu’il peut y avoir des effets collatéraux des frappes de précision russes en Syrie, cet empressement français à disqualifier unilatéralement l’action russe en Syrie avec des arguments douteux sonne comme une campagne de propagande atlantiste.

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