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Blatter: la Coupe du Monde 2022 attribuée au Qatar sous pression de Sarkozy (Sputniknews)

par Sputniknews 22 Février 2016, 07:48 Fifa Qatar Coupe du monde Sarkozy Pression

Le président démissionnaire de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, ne cesse de plaider son innocence face aux accusations qui pèsent sur lui et met en cause la justice américaine qui a pris en main la FIFA et ses membres.

Patron du football mondial depuis 1998, Sepp Blatter, qui est aujourd'hui âgé de 79 ans, conteste toujours sa suspension et livre à la presse ses vérités sur, entre autres, le rôle de l'ancien président français Nicolas Sarkozy dans l'attribution au Qatar de la Coupe du Monde 2022.

"Moi, je n'étais pas pour la Coupe du Monde au Qatar. (…) Nicolas Sarkozy a fait basculer le processus d'attribution de la Coupe du Monde 2022", a-t-il affirmé dans plusieurs interviews accordées aux médias internationaux.

Et d'ajouter qu'il n'en voulait pas particulièrement à Sarkozy

"Les Coupes du monde sont attribuées par des interventions politiques. Et cette intervention politique française a fait changer notre accord tacite. Si on avait choisi les Etats-Unis, on n'aurait pas tous ces problèmes", a expliqué M.Blatter, en indiquant toutefois qu'il n'avait "jamais subi de pression des Qataris".

Il a également rappelé que c'est la justice américaine qui avait pris en main la FIFA et ses membres.

"Je suis responsable mais je ne suis pas le seul", a déclaré M.Blatter, en reconnaissant avoir commis plusieurs erreurs.

N'entendant soutenir aucun candidat lors de la prochaine élection présidentielle à la FIFA, M.Blatter ne considère pas Michel Platini comme un ennemi ni comme un traître malgré la décision du Français de soutenir la candidature du Qatar pour le Mondial 2022.

"Je ne crois plus que l'on soit ennemi avec Platini. Selon ces dernières déclarations, il me trouve sympathique. (...) Platini est innocent. Comme moi", a martelé l'ex-président de la FIFA, en commentant l'enquête sur le versement au Français de deux millions de francs suisses (environ 1,8 million d'euros) en février 2011 pour une mission effectuée entre 1998 et 2002.

"Il n'y a rien là-dedans. C'est une affaire comptable. Pas une affaire d'éthique. Il y avait un contrat qui existait. Et on doit l'honorer. C'est ma philosophie. (…) C'est dans la loi suisse et dans le code d'organisation de la FIFA. Un contrat peut être fait oralement", a-t-il rappelé.

Les deux hommes qui contestent toute irrégularité ont fait appel de leur suspension de toute activité dans le football. Malgré l'appel, cette sanction signifie pour Michel Platini la fin prématurée de sa candidature à l'élection à la présidence de la FIFA, prévue le 26 février à Zurich.

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