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Conforté par une décision de l'Onu, Assange crie "victoire" et réclame sa liberté (AFP)

par AFP 5 Février 2016, 18:46 ONU Assange Grande-Bretagne Liberté d'expression Enfermement USA

"Victoire!", a lancé dans l'après-midi le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en apparaissant, teint pâle, en cravate, barbichette et cheveux blancs, au balcon de l'ambassade. AFP / NIKLAS HALLE'N

"Victoire!", a lancé dans l'après-midi le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en apparaissant, teint pâle, en cravate, barbichette et cheveux blancs, au balcon de l'ambassade. AFP / NIKLAS HALLE'N

Le comité onusien a appelé à mettre fin à la "détention arbitraire" du fondateur de WikiLeaks, mais les gouvernements britannique et suédois ont immédiatement rejeté cet avis

Julian Assange a crié "victoire" vendredi et appelé le Royaume-Uni et la Suède à le laisser libre après plus de trois ans de confinement dans l'ambassade d'Equateur à Londres, conforté par la décision d'un comité de l'Onu.

"Victoire!", a lancé dans l'après-midi le fondateur de WikiLeaks en apparaissant, teint pâle, en cravate, barbichette et cheveux blancs, au balcon de l'ambassade, malgré le rejet par Londres et Stockholm des conclusions de ce comité. "Comme c'est bon!", a-t-il ajouté, très ému, s'adressant à un petit groupe de sympathisants. Évoquant ses enfants, il a ajouté: "Il est temps qu'ils retrouvent leur père. Cela arrivera, d'une manière ou d'une autre".

Plus tôt dans la journée, Assange avait appelé, lors d'une conférence de presse, la Suède et le Royaume-Uni à "appliquer le verdict" du comité de l'Onu, affirmant que cette décision était "légalement contraignante". Ce comité a appelé à mettre fin à sa "détention arbitraire" mais les gouvernements britannique et suédois ont immédiatement rejeté cet avis, Londres laissant entendre qu'Assange serait arrêté s'il mettait un pied hors de l'ambassade.

Julian Assange, 44 ans, a été "arbitrairement détenu par la Suède et le Royaume-Uni depuis son arrestation à Londres le 7 décembre 2010", a estimé le groupe de travail de l'Onu sur la détention arbitraire, dans des conclusions publiées vendredi à Genève.


Décision "ridicule" pour Londres
Le comité appelle "les autorités suédoises et britanniques" à "mettre fin à sa détention" et à respecter son droit à être "indemnisé".

Ces dernières ont répliqué que cette décision ne changeait rien, ouvrant le débat sur son caractère contraignant ou pas. "Nous rejetons catégoriquement l'affirmation selon laquelle Julian Assange est victime d'une détention arbitraire", a dit un porte-parole du gouvernement britannique. "Le Royaume-Uni a déjà dit clairement aux Nations unies qu'il contesterait formellement l'opinion de ce groupe de travail"...


"Honte à la Grande-Bretagne!"
Quito a affirmé de son côté qu'Assange était fondé à recouvrer la liberté, estimant que le lanceur d'alerte australien faisait l'objet d'une "persécution politique". "Il est temps que les deux gouvernements (britannique et suédois, ndlr) corrigent leur erreur", a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères Ricardo Patiño.

En attendant que la situation s'éclaircisse, M. Assange s'est gardé de sortir de l'ambassade, devant laquelle journalistes et sympathisants avaient patienté toute la journée dans l'espoir de le voir apparaître.
"Honte à la Grande-Bretagne! Nous demandons que Julian Assange puisse se rendre librement à l'hôpital pour motifs humanitaires", a crié Elsa, keffieh palestinien autour du cou, au mégaphone...

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