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Le plan occidental, pour remplacer Daech ? (Alahed News)

par Alahed News 13 Février 2016, 06:16 EI Terrorisme Occident CIA USA Collaboration

Quelle est la valeur de la croyance, selon laquelle les attentats terroristes, perpétrés dans des pays occidentaux, pousseront ces pays à entreprendre une action sérieuse contre «Daech» ?

Parmi les analyses, qui tentent d'expliquer les évolutions de la situation, au Moyen-Orient, il en existe une «optimiste», -qui, par naïveté ou par engagement, au service des projets hégémoniques- occupe une place éminente, dans la réflexion de nombreux analystes.

Selon l'idée, qui ressort de cette analyse, le fait que les attentats terroristes, perpétrés par Daech, aient atteint Paris, et la possibilité, pour cette organisation, de perpétrer des attentats semblables, dans d'autres pays européens et occidentaux, pourront pousser ces pays à prendre des mesures assez sévères, dans le but d'éradiquer cette organisation.

L'Occident impérialiste, en tant que «libérateur» !

Abstraction faite de la pertinence ou non de cette idée, il est clair qu'elle est d'une grande dangerosité.

Premièrement, parce qu'elle nourrit l'espoir de voir l'Occident, -qui a créé «Daech» et les autres groupes terroristes- jouer un rôle décisif, dans la liquidation de «Daech» et de ces groupes… Et même si l'on ne s'arrête pas devant la contribution occidentale, dans la création du terrorisme, cette idée nous rappelle l'espoir que les Arabes mettaient, il y a cent ans, en un Occident, qu'ils considéraient comme le libérateur de la région, alors, sous domination ottomane. La dangerosité de cette idée ne consiste pas, seulement, dans le fait qu'elle ne tire pas les leçons du passé, mais dans le fait qu'elle contribue à la construction d'un présent et d'un futur encore plus amers et douloureux.

Deuxièmement, car le fait qu'elle n'incrimine que «Daech» présuppose l'adhésion à la position occidentale qui louvoie, afin de blanchir le terrorisme, en parlant, au lieu du terrorisme, d'une opposition armée "modérée" ou d'une opposition, qui fait «un bon travail».

Dans les conditions d'une telle vision, même si les Occidentaux prennent une attitude sévère vis-à-vis de «Daech» et commencent à lui adresser des coups douloureux, rien n'empêche, alors, la mutation des Daéchiens en terroristes "modérés", en rejoignant l'un ou l'autre des groupes, qu'on cherche, actuellement, à en redorer le blason, pour les présenter, en tant que "modérés". N'est-ce pas que des centaines d'opposants «modérés» ont-ils rejoint les rangs des extrémistes, une journée, seulement, après avoir été armés et entraînés par les services de renseignement étasuniens ?

Troisièmement, car cette idée repose sur une fausse conception, en ce qui concerne ce que signifie exactement, pour les responsables occidentaux, le fait que des victimes occidentales soient tuées, dans des attentats terroristes ou dans les guerres d'agression que mènent les puissances occidentales, dans les différentes régions du monde.

En d'autres termes plus précis, personne n'a entendu dire que l'un ou l'autre des plus hauts ou des plus bas responsables français ait été transporté à l'hôpital, après avoir été atteint d'une profonde dépression, provoquée par son chagrin, pour les victimes des attentats de Paris.

Informés d'avance !

La vérité est que ces responsables ne diffèrent en rien de celui qui est le plus grand parmi eux, à savoir, George Bush. Ce dernier était informé d'avance des attentats du 11/9, et il est certain qu'il fut envahi de joie, car les terroristes avaient réussi leurs attentats, dans la mesure où cette réussite était la condition obligatoire, pour la guerre que Washington désirait, passionnément, lancer contre le monde, pour pouvoir installer l'empire étasunien mondial.

Il est tout à fait vrai que les voix des vas-en-guerre aient été, sensiblement, élevées, dans les capitales occidentales, après les attentats du 11/9, puis, après le 13 novembre. Et il est tout à fait vrai, dans ce second cas, que des mesures pratiques ont été prises, sous le titre de la prétendue guerre contre Daech.

Mais la guerre menée contre Daech, par une Coalition, formée de plusieurs dizaines d'Etats dirigés par les Etats-Unis, n'a réussi, depuis un an et demi, qu'à détruire les infrastructures des deux Etats, syrien et irakien, et qu'à fournir, par mille et un moyens, de l'aide à Daech, sous la couverture de la guerre contre elle.

C'est cela, exactement, qui se produira, si des forces terrestres occidentales mettent le pied sur le sol syrien, sous la couverture de la guerre contre Daech. Les hérauts de la guerre, en Europe occidentale et aux Etats-Unis, disent, à haute voix, qu'il est nécessaire, en plus du bombardement visant les villes, qui fournissent de l'aide à Daech, de bombarder toutes les villes syriennes et irakiennes, de renverser le régime du Président Assad et de stopper l'influence des Iraniens et des Russes, dans la région.

Ce qui se passe, dans la région, est une guerre entre deux camps : Celui de l'hégémonie sioniste et étasunienne, ainsi que ses prolongements, dans la région, y compris les groupes terroristes, d'une part, et le camp de libération, constitué par l'axe de la Résistance et d'autres puissances mondiales, dont, en premier lieu, la Russie et la Chine, qui œuvrent, pour l'instauration d'un monde multipolaire, comme alternative au monde unipolaire des Etats-Unis, qui sont responsables des catastrophes, qui frappent le monde d'aujourd'hui.

Quant au terrorisme, il n'est qu'une bombe fumigène, lancée par Washington et ses alliés, dans le but de masquer la véritable nature de la confrontation.

Il s'ensuit que toute force militaire occidentale, qu'on déploie dans la région, sous la couverture de la guerre contre Daech, ne pourra être qu'un projet d'agression, qui vise les forces de Résistance et de libération.

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