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Qui en veut à Angela Merkel ? (Oriental Review)

par Oriental Review 4 Février 2016, 21:14 Allemagne Merkel Migrants

Qui en veut à Angela Merkel ? (Oriental Review)
Qui en veut à Angela Merkel ?
Par  Oriental Review – Le 18 janvier 2016.
The Saker

En septembre dernier, nous avons publié un résumé de l’analyse de Vladimir Shalak, un journaliste d’investigation russe, sur les aspects cachés de la campagne twitter pour attirer les réfugiés du Moyen Orient vers l’Allemagne. Après avoir étudié 19 000 tweets originaux concernant les réfugiés, Shalak en conclut que le grand exode vers l’Europe continentale a été créé artificiellement par des agents non européens.

La dernière vague de violence due aux migrants dans de nombreuses villes européennes à la veille du jour de l’an a encore provoqué une forte campagne anti Merkel dans les médias sociaux allemands et européens, tout en fournissant des données supplémentaires pour les recherches de Shalak.

Ci-dessous nous partagerons ses premiers résultats. Mais avant, jetons un coup d’œil à deux photos montrant le changement radical de l’attitude du public allemand face au problème des réfugiés, en seulement quatre mois.

Août 2015

Août 2015

Janvier 2016

Janvier 2016

Était-ce un développement tragique mais spontané ou une action psychologique délibérée exécutée par un agent extérieur ? Pour se rapprocher d’une conclusion bien argumentée regardons d’abord l’état actuel des relations américano-allemandes.

Depuis la réunification de la Crimée à la Russie en mars 2014, la chancelière allemande Angela Merkel se trouve entre le marteau et l’enclume. Sous la forte pression américaine elle a dû prendre la direction de la famille européenne pour renforcer les sanctions contre la Russie alors qu’en face, les grosses compagnies allemandes et les opposants politiques se montraient de moins en moins disposés à en subir les conséquences difficiles pour l’économie allemande. Cherchant à équilibrer ces deux approches contradictoires, elle choisit d’aller au bout d’un contrat commercial signé en 2011 et d’achever la construction du gazoduc North Stream qui transporterait le gaz naturel russe vers l’Allemagne, traversant la mer Baltique, ceci en dépit de hurlements venant d’outre-Atlantique.

Un autre point de tension transatlantique est relié aux négociations pour le TTIP qui se tiennent à huis clos depuis 2013. Le fort brouillard de propagande autour de ces négociations a pourtant difficilement caché le fait que le problème principal, là ou les débats sont à couteaux tirés, concerne le statut des cours d’arbitrage privées américaines dans le système juridique européen. Cet accord permettrait aux entreprises de poursuivre des États devant ces cours pour toute décision pouvant nuire à leurs profits. Concrètement, cela signifie une perte totale de souveraineté pour les États européens pendant que des tribunaux privés deviendront aptes à juger les États pour leurs droits de douane (qui influencent bien sûr leurs profits), leurs normes sanitaires et phytosanitaires (l’Europe devra alors lever ses strictes normes anti-OGM et anti-bœuf aux hormones), leurs règles financières et d’investissement pour les banques européennes et même leurs subventions aux entreprises européennes. Pas étonnant qu’un parti de la coalition au pouvoir en Allemagne proteste avec véhémence contre ce TTIP. D’énormes manifestations publiques contre ce traité ont jalonné les rues de Berlin en octobre 2015. Du coup, Frau Merkel fait très attention à ses déclarations sur le projet de TTIP.

Maintenant, l’image est relativement claire : la Bundeskanzlerin [la chancelière fédérale, en allemand, NdT] tente de jouer au plus fin en essayant de préserver la souveraineté européenne tout en écoutant les demandes américaines en arrière-plan. Nul doute qu’un tel jeu soit déjà décodé par Washington et que le seul facteur qui empêche son éviction immédiate ne soit l’absence d’un successeur prêt et manipulable. Cependant, une campagne médiatique contre Frau Merkel bat son plein, sous le prétexte du scandale des agressions du jour de l’An.

Début janvier, le fameux spéculateur et sponsor, comme il l’a reconnu lui-même, du passage des réfugiés vers l’Europe, George Soros, a donné une interview très explicite à la Wirtschafts Woche dans laquelle il critique fortement le durcissement par Merkel de sa politique sur les réfugiés et suggère que cela va lui coûter sa position de chancelière. Simultanément, le hashtag #ArrestMerkel et le slogan Merkel doit partir sont apparus sur Twitter et ont atteint un impressionnant succès. L’enquête montre que le hashtag #ArrestMerkel a été lancé simultanément par deux comptes twitter importants, @trainspotter et @AmyMek. Il a été récupéré et répandu par quelques autres comptes puissants....

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