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Rôle de la Russie en Syrie: le Financial Times déforme les propos de Ban Ki-moon (Sputniknews)

par Sputniknews 12 Février 2016, 09:24 Ban Ki Moon ONU Syrie USA Russie

La porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova avait déjà réagi aux propos supposés de Ban Ki-moon selon lesquels les actions de la Russie faisaient "patiner les négociations intersyriennes": pour elle, son jugement n'était "pas objectif".

Rôle de la Russie en Syrie: le Financial Times déforme les propos de Ban Ki-moon (Sputniknews)

La porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova avait déjà réagi aux propos supposés de Ban Ki-moon selon lesquels les actions de la Russie faisaient "patiner les négociations intersyriennes": pour elle, son jugement n'était "pas objectif".

Le Financial Times, quotidien britannique, a déformé les propos du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Selon le journal, ce dernier aurait dit que la Russie, qui mène une opération militaire en Syrie, était "responsable de l'échec des négociations entre Damas et l'opposition à Genève".

Cette déclaration avait été transmise aux journalistes par le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric.

"Ces propos ont été mal interprétés, et nous l'avons dit au Financial Times", a-t-il déclaré en commentant l'interview et la réaction de Moscou. Dans le même temps, Stéphane Dujarric a souligné que Ban Ki-moon, tout comme son envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura, appelait à cesser "toute violence et les bombardements" en Syrie. Il demande également à tous ceux qui participent à la lutte contre l'organisation terroriste Daech de "respecter le droit humanitaire international, d'éviter les victimes civiles et de ne pas attaquer l'infrastructure civile".

Dans l'interview de Ban Ki-moon parue le 5 février dans le Financial Times, on peut lire que les "raids aériens russes destructeurs de la semaine dernière en Syrie ont entraîné l'échec des négociations à Genève". Sachant que, pour confirmer cette conclusion, on cite une déclaration où la Russie n'est pas mentionnée. "Dès que la réunion de Genève a commencé, des bombardements et une opération terrestre ont commencé à Alep. Il était extrêmement difficile pour Staffan de Mistura de poursuivre les négociations", a déclaré le secrétaire général.

Le 8 février, la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova avait déclaré que les propos de Ban Ki-moon selon lesquels les actions de la Russie faisaient patiner les négociations intersyriennes n'étaient "pas objectifs". "Dans son discours à la conférence de Londres sur la situation humanitaire en Syrie et dans la récente interview accordée au journal britannique Financial Times, il a de facto accusé la Russie d'être responsable des atermoiements dans les négociations intersyriennes à Genève et de la dégradation de la situation humanitaire dans ce pays", a-t-elle déclaré.

"Nous partons du fait que les commentaires du dirigeant d'une telle organisation mondiale, conformément à son statut, doivent rester impartiaux et objectifs. Ce n'est manifestement pas le cas", avait souligné Maria Zakharova.

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