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Turki al-Fayçal, ancien chef des renseignements saoudiens, s'en prend violemment à Obama (OLJ)

par OLJ 14 Mars 2016, 17:38 Arabie Saoudite USA Turki al-Fayçal Obama

Dans une tribune publiée dans la presse saoudienne, l'influent prince réplique à des déclarations du président américain diffusées par le magazine The Atlantic.

Un membre de la famille royale saoudienne s'en prend vivement lundi à Barack Obama pour avoir critiqué l'Arabie saoudite dans des déclarations diffusées par le magazine américain The Atlantic.

"Vous nous accusez de fomenter des conflits confessionnels en Syrie, au Yémen et en Irak", écrit le prince Turki al-Fayçal, qui a dirigé les services de renseignement de Riyad pendant plus de 20 ans, dans une tribune publiée lundi dans la presse saoudienne. "Et vous ajoutez l'insulte à l'injure en nous demandant de nous entendre avec l'Iran, pays que vous décriviez comme partisan du terrorisme et alors que vous aviez promis à notre roi de contrer ses activités déstabilisatrices" au Moyen-Orient, ajoute cet ancien ambassadeur du royaume aux Etats-Unis.

Dans ses déclarations publiées par The Atlantic, M. Obama reproche aux Saoudiens d'avoir cherché à influencer d'autres pays musulmans, dont l'Indonésie, en exportant l'idéologie wahhabite et exhorte Riyad à "partager" sa présence au Moyen-Orient avec son rival iranien.

"La concurrence entre les Saoudiens et les Iraniens -qui a contribué à alimenter des guerres par procuration en Syrie, en Irak et au Yémen- nous commande de demander à nos amis (saoudiens) aussi bien qu'aux Iraniens de trouver un moyen efficace pour cohabiter et d'instaurer une sorte de paix froide", ajoute le président américain.

(Lire aussi : Heurs et malheurs de la politique étrangère de Barack Obama)


A ce propos, le prince Turki réplique: "Vous assimilez (ainsi) une amitié constante pendant 80 ans (entre Riyad et Washington) à une direction iranienne qui continue de décrire l'Amérique comme le plus grand ennemi, qui continue d'armer, de financer et de soutenir les milices confessionnelles dans le monde arabe et musulman, qui continue d'abriter des dirigeants d'el-Qaëda et qui continue d'empêcher, par le biais du Hezbollah, l'élection d'un président au Liban".
L'Arabie saoudite sunnite accuse l'Iran chiite d'ingérence dans les affaires arabes, notamment en Syrie, au Yémen, au Liban, en Irak et à Bahreïn.

Le prince Turki assure que la politique de coopération se poursuivra au delà de l'administration Obama, actuellement en fin de mandat. "Nous continuerons à considérer le peuple américain comme notre allié", écrit-il, avant de conclure : "M. Obama, voilà que ce nous sommes, fidèles à l'amitié avec les Etats-Unis".

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